Open Data: Le Burkina Faso lance sa plateforme et devient leader en Afrique francophone

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Dans le cadre de l’initiative « Burkina Open data initiative » (BODI), Ouagadougou accueille du 05 au 06 juin 2014 le forum national des données ouvertes du Burkina Faso. Les gouvernementaux et les informaticiens se sont retrouvés ce jeudi matin lors de la cérémonie d’ouverture du forum visant à encourager les services publics à mettre à disposition de façon libre et gratuite, toute donnée publique numérique non sensible et ne relevant pas de la vie privée individuelle ou collective, ni de la sécurité territoriale. Et le Burkina Faso, en adoptant ce principe de partages devient ainsi le premier pays en Afrique de l’Ouest à se doter de la plateforme « Open Data ».

Le logo du programme Open Data (Données ouvertes) du Burkina Faso.
Le logo du programme Open Data (Données ouvertes) du Burkina Faso.

Rendre accessibles les données publiques numériques ne relevant pas de la vie privée individuelle ou collective dans un pays peut permettre de rehausser son niveau de développement voire celui du continent. Pour preuve, en Espagne l’Open Data a permis de créer plus de 600 millions d’opportunités d’affaires. En Indonésie et au Kenya, la plateforme a permis de créer des milliers d’emplois. Vu l’ampleur des convenances du programme Open Data (Données Ouvertes) au Burkina Faso avec l’appui constant de la Banque mondiale, le gouvernement a décidé dans le cadre de l’initiative « Burkina Open data initiative » (BODI),d’opter pour la mise en ligne gratuite et libre des données publiques non sensibles et de les rendre surtout accessibles à tous. Plusieurs experts en informatique notamment à l’image de Malik TAPSOBA, technicien supérieur en Open Data, ont procédé à la présentation du programme. C’est ce qui a été à l’ordre du jour ce jeudi 5 juin, à Splendid Hôtel de Ouagadougou, lors de la cérémonie d’ouverture du forum national des données ouvertes du Burkina Faso présidé par le conseiller technique du ministère de l’économie et des finances (MEF), Justin NIKIEMA.

A écouter le représentant du MEF, Justin NIKIEMA, « la conviction d’opter pour la plateforme Open Data, est celle de la stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) et du programme présidentiel 2010-2015 (Bâtir ensemble un Burkina émergent) dans lequel le président du Faso considère la capacité d’absorber et à adapter les TIC comme un levier principal de l’émergence ». Et d’ajouter que cet engagement a été conforté à l’occasion du forum panafricain sur le partage dans le domaine des TIC tenu en octobre 2013 lors duquel les participants ont reconnu la nécessité de promouvoir les données numériques ouvertes.

La plateforme Open Data présentée officiellement.
La plateforme Open Data présentée officiellement.

Il s’agit pour le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Koumba BOLY/BARRY, « de disposer de la bonne information, au bon endroit et au bon moment ». De son avis, le ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation est en train de mettre en place sur la plateforme, une section nommée « Nos Ecoles, Nos données. Le directeur général de l’Agence nationale de promotion des TIC (ANPTIC), Alfred SAWADOGO, pour sa part, a noté que plusieurs autres projets sont en cours avec l’Etat pour l’amélioration de la gestion des affaires publiques au Burkina Faso. On se rappelle le E-conseil (Conseil des ministres sans papier) mis en place grâce à l’ANPTIC. Pour ce qui suit, les échanges autour de l’Open Data se poursuivent jusqu’au 6 juin afin d’expliquer l’importance de la plateforme au public et améliorer les potentialités qu’elle offre.

Noufou KINDO

Burkina Faso



Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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