Un immeuble R+4 s’effondre dans les alentours du quartier du Moogho Naaba

Un immeuble de quatre étages s’est effondré ce matin autour de 9h, sur l’avenue du Moogho Naaba Wobgo, en face du terrain jouxtant le palais du Roi des mossé. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, mais les pertes matérielles et financières sont énormes.

L’immeuble de quatre étages, qui était encore en construction, s’est écroulé complètement, projetant des débris de briques, de bois et de tôles sur les habitations voisines et sur l’avenue du Moogho Naaba Wobgo.

Heureusement, il y a eu des prémices avant qu’il ne tombe, et les occupants ont pu se mettre hors de danger, évitant ainsi le pire. Seules deux personnes seront blessées, une voisine et un ouvrier, selon le Commandant de la Brigade nationale des Sapeurs-Pompiers (BNSP).

L’une étant consciente et l’autre inconscient, ils ont été conduits à l’hôpital pour recevoir des soins.

Le directeur du contrôle
Karim Ilboudo, Directeur général du contrôle opérations d’aménagement et de construction (Ph : B24)

Le Directeur général du contrôle des opérations d’aménagement et de construction

Lieutenant-Colonel Compaoré Brahima, Commandant de la BNSP : « A notre arrivée, le bâtiment était effondré avec toute sa structure. Nous avons fait le point et personne ne semble manquer à l’appel.

La BNSP a ensuite demandé au génie militaire d’évacuer les débris pour laisser libre les voies de circulation, après que le propriétaire aura fait retirer les tôles.

Le Directeur général du contrôle des opérations d’aménagement et de construction (Ministère d’habitation et de l’urbanisme), Karim Ilboudo, s’est déplacé sur les lieux de l’incident.

Selon lui, les normes de construction n’avaient pas été respectées par le constructeur.

M. Ilboudo explique que ses services avaient apposé la mention « chantier arrêté » dans les locaux en construction : « Le bâtiment effondré n’est pas inconnu de nos services ; nous avions déjà interpellé le promoteur par deux fois dans le passé.

A la deuxième fois il a répondu à notre convocation et nous avions attiré son attention sur les aspects techniques et les normes qui n’avaient pas été respectés. Il nous avait assuré à l’époque qu’il avait pris des dispositions à cet effet. »

Ce qui reste du bâtiment en construction (Ph : B24)
Ce qui reste du bâtiment en construction (Ph : B24)

Cependant, par la suite ils se seraient rendu compte que la mention avait été effacée et les constructions avaient repris.  Or il appartenait au promoteur de suivre les recommandations du service de contrôle.

L’Etat ne serait donc pas en cause dans cet incident.

Le directeur attire l’attention des constructeurs sur le respect des procédures et dispositions réglementaires à suivre avant de commencer toute construction. Il assure que son service passera désormais à une phase répressive pour éviter pareille situation.

Stella NANA

Pour Burkina24



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5 commentaires

  1. pour avoir une autorisation de construction dans ce pays la il faut attendre des ann?es c’est inadmissible les gens ont mare d’attendre et finissent par construire avec les cons?quences que nous savons tous apres..

  2. je demande aux formistes de nous donner le nom du propri?taire du b?timent.

  3. L’etat est bel et responsable ,ses agents n’ont pas pris les mesures conservatoires n?cessaires sur le plan s?curitaire. Les responsables ont le devoir apr?s la premi?re interpolation de faire v?rifier les plans et les notes de calcul et s’assurer un arr?t effectif des travaux .au lieu de tout cela ils se sont convaincus des assurances verbales promoteur. On est ou la, ???? .il faut sanctionner ces l?g?ret?s !!!!

  4. Mahamadou Kiendrebeogo ils veulent nous ?viter voici le r?sultat!

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