Fête de la Musique : l’Institut Français offre le Kundé d’Or à Ouaga

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Chaque année, le monde fête la musique le 21 juin, avec des manifestations et animations musicales un peu partout. A Ouagadougou, l’Institut Français a préparé une scène devant ses portes, où le public pourra apprécier en live le Kundé d’Or Alif Naaba, la malienne Mariam Koné, la Troupe Kiswendsida et bien d’autres.

Les artistes sélectionnés par l’Institut pour mettre de la musique plein les oreilles et les yeux des mélomanes ont été présentés vendredi dernier à la presse. L’organisation a prévu de la musique et du spectacle de qualité, mais a aussi voulu donner la chance d’une grande scène à des musiciens relativement moins connus. Ce sera aussi l’occasion pour le public de communier avec des artistes qu’il n’a pas forcément l’occasion de voir sur scène.

Sur le même plateau qu’Alif Naaba, le Prince aux pieds nus, qui a obtenu le Kundé d’Or (la plus haute distinction musicale au Faso) en fin Avril dernier, on verra Mariam Koné. Cette chanteuse, auteure, compositrice et musicienne malienne fait dans le genre mandingue. Elle a été finaliste du Prix Découvertes RFI/France24 2013, donc concurrente de Smarty, le lauréat du prix. Ce dernier sera d’ailleurs en concert le même soir à Abidjan en Côte d’Ivoire, pour la 20e étape de sa tournée Africaine (23 dates en tout).

Le public aura aussi droit à de la joie avec Ibrahim Keita et son groupe Nankama (les apporteurs de joie), le groupe de musique afro-mandingue Akilignouma et aussi Onasis et les Pionniers, vainqueurs du Marley de la Révélation. Ces trois groupes ont en commun de ne pas avoir l’habitude de scènes aussi importantes et n’en sont que plus galvanisés à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Ce qui pourrait être présenté comme la cerise sur le gâteau de la sélection est l’Ensemble Kiswendsida. C’est une troupe de musiciens et de danseurs traditionnels warba, qui a beaucoup fait parler du Burkina notamment au Festival Interculturel Arabo-africain de Tizi Ouzou en Algérie, où elle a remporté la compétition deux années de suite devant de nombreux pays africains. Elle aussi a rarement accès aux plus belles scènes du pays mais compte bien colorer la soirée du 21 juin.

Les années précédentes, la fête de la musique organisée par l’Institut Français avait été délocalisée dans différents quartiers de la ville. Mais cette année, pour des contraintes de temps et de techniques, le plateau sera monté devant les locaux de l’Institut. En cas de pluie, la fête sera reportée au lendemain, dimanche 22 juin, au même lieu, précisent les organisateurs.

 
Stella Nana
Burkina24

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