Catastrophes au Burkina : La riposte se prépare à Ouaga

608 2

Les inondations, les épidémies et les invasions acridiennes constituent des catastrophes récurrentes au Burkina. Ces catastrophes et pandémies requérant l’implication et une synergie d’action des acteurs concernés dans le processus de leur gestion, l’Etat burkinabé, en collaboration les Etats-Unis d’Amérique, a mis en place des plans de réponses. Du 14 au 18 juillet 2014 à Ouagadougou, une centaine d’acteurs testeront la fiabilité de ces plans, en vue de leur validation.

Le plan de soutien militaire aux autorités civiles (SMAC) en cas de catastrophes, le plan national de préparation et d’intervention en cas de pandémie de grippe et  le plan d’urgence des forces armées nationales en cas de pandémie feront l’objet d’exercices.

A l’issue des travaux, des solutions doivent être trouvées, au vu des préoccupations soulevées par le ministre d’Etat, ministre chargé des reformes politiques, Bongnessan Arsène Yé.

«Plus de 200 millions de personnes en moyenne dans le monde sont touchées chaque année par des catastrophes», a-t-il déclaré à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des travaux. Pour lui, l’impact de ces catastrophes est aggravé par la densité démographique accrue, la déforestation, le réchauffement de la planète et la pauvreté.

C’est donc en prévision et en prévention de ces catastrophes que les plans seront testés, en partenariat avec le commandement militaire américain pour l’Afrique (USAFRICOM) et le centre pour la médecine de catastrophe et d’aide humanitaire(CDHAM).

«Il faut que nous soyons prêts avant que la prochaine catastrophe puisse nous frapper», a prévenu Michael Hryshchyshyn, chef des activités humanitaires et de santé de USAFRICOM. Pour parer aux éventualités malheureuses donc, le thème principal de l’exercice portera sur l’émergence et la propagation d’un nouveau virus de type H1N1 (Grippe aviaire).

Les inondations, les crises alimentaires, les mouvements de population, les troubles à l’ordre public, et l’épidémie de méningite sont également des situations catastrophiques prévues pour l’exercice.

Pour ce faire, la simulation et la conduite de l’exercice vont être graduelles avec des incidents variés de sorte à mettre en action tous les groupes opérationnels de secours.

L’objectif étant de tester le dispositif national de gestion opérationnelle des secours mis en place, les travaux doivent aboutir à l’identification et à la correction des lacunes de ce plan en vue de sa mise en œuvre.

Mouniratou LOUGUE

Burkina24



Article similaire

Il y a 2 commentaires

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *