Crash Air Algérie : Une enquête ouverte au Burkina

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Le Chef de l’Etat burkinabè a reçu les familles des victimes  du crash de l’avion d’Air Algérie l’après-midi du 26 juillet 2014 au palais présidentiel de Kossyam à Ouagadougou. Il leur a annoncé qu’une enquête est ouverte au Burkina pour déterminer les causes du drame. 

Cela fait plus de 48 heures que le vol AH-5017 d’Air Algérie s’est abîmé en territoire malien avec 118 âmes. Des enquêteurs français sont  sur le lieu du crash ce samedi et la seconde boîte noire de l’avion  a été retrouvée.

 Les circonstances réelles du drame pourraient être éclaircies.  Les autorités burkinabè ont, de leur côté « saisi l’organisation internationale de l’aviation civile pour leur donner toutes les informations en [leur] possession sur cet accident », informe RFI.

Le Président du Faso, Blaise Compaoré, qui a reçu les familles des victimes à la résidence du palais présidentiel de Kossyam ce 26 juillet, a annoncé que le Procureur du Faso a ouvert une enquête pour déterminer les causes de l’accident.

Il fera son travail d’enquête en collaboration avec les Maliens et les Français. La  France a en effet ouvert une enquête pour “homicides involontaires“.

François Hollande, le président français, a également annoncé que tous les corps des victimes, sans aucune exception, seront rapatriés en France afin de procéder à leur identification.

Blaise Compaoré saluant les proches des victimes à Kossyam (© DIRCOM/PF)
Blaise Compaoré saluant les proches des victimes à Kossyam (© DIRCOM/PF)

Mais les perspectives sur ce plan sont très ténues. « Les débris étaient éparpillés sur une distance de 500 mètres », rapporte le général Gilbert Diendéré, chef d’état-major particulier de la Présidence du Faso et président de la cellule de crise burkinabè, qui s’est rendu vendredi sur le lieu du crash du vol d’Air Algérie avec le Président du Faso  Blaise Compaoré, rapporte RFI.

Alima Déborah Traoré, Médiateur du Faso

« Cette rencontre a permis de nous réconforter, parce que nous avons senti une préoccupation constante du Président du Faso, de la cellule de crise et du gouvernement pour que nous puisons connaitre la vérité. Ma sœur est âgée de 78 ans; elle a perdu son fils, sa belle-fille et cinq petits fils. Je vous avoue que ce n’est pas facile. Aujourd’hui, ce qui compte, c’est d’avoir les restes de nos parents pour faire nos deuils».

Source : DIRCOM/PF

Pour lui, il sera difficile de récupérer les corps.

 « Il y a bel et bien un impact au sol, il y a même un cratère, qui est bien visible, et qui montre que l’avion a effectivement touché le sol avant de se désintégrer », précise le général Diendéré.

Il indique que l’avion est « complètement désintégré » et qu’«il est difficile aujourd’hui, de pouvoir récupérer quoi que ce soit ».

L’enquête pourrait prendre des mois

Pour cette raison, les enquêtes entamées par les experts français sur le site pourraient s’annoncer longues. Il faudrait également extraire les enregistrements des deux boîtes retrouvées. Cela pourrait prendre plusieurs jours, voire des semaines.

La confrontation de toutes ces informations pour connaître les causes du crash pourrait prendre des mois, apprend-t-on  de Remi Jouty, directeur du Bureau d’enquêtes et d’analyses, sur RFI.

Le samedi 26 juillet, un hélicoptère a transporté une délégation des  membres des familles des victimes, sur  le lieu du crash.

Dans la soirée du samedi, une place a été dédiée à l’aéroport de Ouagadougou à la mémoire des disparus.

 Des familles, des proches  des victimes ou des inconnus compatissants viennent déposer une bougie, des fleurs ou un mot. Un livre de condoléances est aussi ouvert pour la circonstance.



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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Il y a 8 commentaires

  1. Salifou N?bi?, la justice s8t son cour. Norbert Zongo, la justice s8t son cour. Thomas Sankara, la justice s8t son cour. Explosion ? LAARL?, la justice s8t son cour. DONC DANS ?A L? AUSSI LA JUSTICE SUIVRA SON COUR. Ou bien?

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