FESPACO 2015 : « Faire rêver les jeunes frères »

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Habituellement effectué à la clôture de la Semaine nationale de la Culture à Bobo Dioulasso, le lancement de la campagne médiatique du FESPACO, pour l’édition 2015, s’est fait à Ouagadougou. C’était ce jeudi matin au sein de l’Institut Supérieur de l’Image et du Son (ISIS), et la presse burkinabè ainsi que de nombreux professionnels du cinéma ont pu y découvrir le visuel du 24e FESPACO, prévu du 28 février au 7 mars 2015.

La nouvelle affiche du FESPACO, simple mais accrocheuse, présente la traditionnelle bande de film serpentant sur un fond de suites de chiffres, symbole du numérique. Elle porte aussi le thème de l’édition du festival, à savoir « Cinéma africain : production et diffusion à l’air du numérique », qui rejoint la décision d’ouverture de la compétition officielle (long métrage) aux films de format numérique.

Michel Ouédraogo, délégué général du FESPACO,  a profité de l’occasion pour inviter la presse nationale à accompagner la fête du cinéma africain, pour le faire connaitre à la hauteur de sa qualité. Selon lui, certains festivals occidentaux, bien qu’ils soient moins puissants que le Festival Panafricain du Cinéma de Ouagadougou, semblent plus importants en raison de la médiatisation qu’il y a autour.

Une vue du visuel du FESPACO 2015 ©Burkina24
Un aperçu du visuel du FESPACO 2015 ©Burkina24

Les journalistes, eux, n’ont pas manqué de soulever certaines questions, comme celle de la disponibilité de la salle multifonctionnelle en construction depuis des années et dont le toit était parti en fumée avant même d’être achevé, en janvier 2013.

Le rapport d’enquête fait à la suite de cet incident en avait attribué la cause à un court-circuit électrique. Les travaux de construction de la salle reprendront bientôt, selon le délégué général, mais sans l’assurance de la rendre disponible pour 2015.

Au nombre des nouvelles informations, le FESPACO 2014 sera lancé au Stade du 4-Août comme en 2013, mais la clôture est programmée au Palais des Sports de Ouaga 2000, par une soirée glamour sur fond de culture africaine, avec un public sélecte d’environ 6 000 personnes…

Le public plus large sera invité non loin de là, au Monument aux Héros nationaux, où ils pourront suivre la soirée en direct ainsi que les feux d’artifice. Tout cela dans une tentative de donner une plus belle image à l’évènement et pour permettre aux professionnels du cinéma africain de « faire rêver leurs jeunes frères ».

Pour Michel Ouédraogo, « le FESPACO n’est plus seulement l’affaire des africains, mais il est désormais mondial. » Aussi souhaite-t-il que les partenaires se manifestent de toute part pour aider l’Etat burkinabè qui supporte la majorité du budget, qui s’élève cette fois à plus de 1,2 milliard  de francs CFA.

A noter que 3000 professionnels sont attendus en 2015, ainsi qu’une vingtaine de films pour la compétition officielle, et l’Egypte est le pays invité d’honneur de cette 24e édition.

Stella Nana
Burkina24

Il y a 4 commentaires

  1. Bien justement, si c’est num?rique, il n’y a plus de pellicule. Alors le maintien de la “traditionnelle bande” ne fait que d?montrer que vous n’avez pas assimil? le changement.

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