Informatique : Les logiciels libres au Burkina, une alternative à la piraterie ?

612 2

A côté des logiciels propriétaires, d’ailleurs les plus utilisés au Burkina, notamment le système d’exploitation de « Windows », le logiciel de traitement de textes, « Microsoft Office », il y a ceux qui sont dits libres, moins connus du public mais renfermant des potentialités immenses d’apprentissage et maîtrise de l’outil informatique.

Un logiciel, c’est une suite d’instructions données à une machine ou un ordinateur. Il en existe à cet effet plusieurs types.

Les logiciels propriétaires étant des plus connus au Burkina sont de ce fait les plus utilisés tant par les apprenants que par les spécialistes de l’outil informatique.

Pour l’informaticien burkinabè, Ouédraogo N. Alassane, ils sont les plus utilisés au Burkina, parce que les ordinateurs sont acquis avec des systèmes d’exploitation et des logiciels spécifiques pré-installés.

Ce sont des programmes qui ne permettent pas légalement ou techniquement d’exercer les libertés informatiques que sont l’exécution du logiciel pour tout type d’utilisation, l’accès à son code source, la distribution de copies ainsi que sa modification en vue d’une amélioration.

Nombreux sont les Burkinabè qui font donc leurs premiers pas avec ces programmes qui pour la plupart sont payants. Du coup, ces logiciels sont exposés à la piraterie, si toutefois tous les moyens ne sont pas réunis pour s’en procurer.

«  Les logiciels libres amoindrissent les charges… »

Par ailleurs, un logiciel dont l’utilisation, l’étude, la modification et la duplication en vue de sa diffusion sont permises, techniquement et légalement est dit libre. Exemples : « Linux, Firefox, Open Office, VLC ».

« Le logiciel libre est souvent confondu à tort avec les « freewares » (les gratuiciels en anglais) : logiciels gratuits », a indiqué l’informaticien.

Les logiciels libres garantissent certaines libertés induites, dont le contrôle du programme par l’utilisateur et la possibilité de partage entre individus.

Ces derniers sont moins connus du public burkinabè, parce que selon Ouédraogo Alassane, « l’être humain est hostile au changement des traditions et préfère rester sur ses acquis et hésite à chercher, à innover et à aller vers d’autres solutions environnantes ».

Et pourtant, à l’entendre, les logiciels libres amoindrissent les charges mais aussi évitent le piratage qui se pose avec les licences des logiciels propriétaires.

Ils sont pour lui une alternative à la piraterie et peuvent aussi ouvrir la porte du développement numérique dans la sous-région.

De la promotion des logiciels libres au Burkina

« Malheureusement, dans les entreprises et dans les écoles burkinabè, les gens sont formés pour la plupart des cas avec des logiciels propriétaires pré-installés », a fait savoir Ouédraogo Alassane.

Il reproche aux développeurs burkinabè, l’inexistence de communautés vivantes capables de produire et de collaborer sur des programmes informatiques.

C’est pour contribuer à remédier à tous ces phénomènes que l’Association pour Linux et les logiciels libres du Burkina Faso, « A3L-BF », parmi bien d’autres associations, a été portée sur les fonts baptismaux et contribue depuis 2010 à la sensibilisation et la formation sur les logiciels libres.

De l’avis de la présidente de l’association, Hadja Ouattara Sanon, dans le premier numéro du magazine « Cio Mag » de février/mars 2014 consacré au Burkina Faso, « les logiciels libres sont une alternative louable à la piraterie et la philosophie qu’ils véhiculent sont plus proches des valeurs africaines, c’est-à-dire la solidarité et le partage ».

L’objectif nouveau de l’A3L-BF pour Hadja Ouattara Sanon selon le magazine, « c’est de lever les derniers obstacles à la diffusion de la culture libre et satisfaire les besoins croissants en TIC au Burkina Faso ».

Parce que de son point de vue, toujours rapporté par Cio Mag, « jusqu’à une période récente, les logiciels libres ont été perçus comme ambigus, difficiles à utiliser et/ou demandant des connaissances techniques avérées ».

Elle compte y arriver avec le soutien constant du gouvernement burkinabè en particulier le ministère en charge du développement de l’économie numérique et des postes.

Noufou KINDO
Burkina24

Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

Article similaire

Il y a 2 commentaires

  1. Bonne nouvelle enfin dans les m?dias. J’ignorais l’existence de cette association qui partage mes convictions sur la bonne mani?re de pratiquer la TI. J’aimerais avoir leur adresse afin de voir dans quelle mesure nous pouvons collaborer.
    Par un contributeur de Libreoffice le fork de OpenOffice…

    Le lien suivant pointe sur une comparaison rigoureuse des deux leaders de suite bureautique : le libre et le propri?taire.
    https://wiki.documentfoundation.org/Feature_Comparison:_LibreOffice_-_Microsoft_Office#Word_processors:_LibreOffice_Writer_vs._Microsoft_Word

    Vive la libert

  2. Merci ? Burkina24 de faire connaitre toutes ces autres cat?gories de logiciels ignor?s par nos fr?res burkinab? surtout!!!
    Ca m?rite plus une visibilit? encore meilleure, cet genre d’article!
    Merci bien aux initiateurs

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *