Marcel Kaboré, Faso Poulet : « Nous pensons promouvoir la production villageoise de volaille »

1496 10

Faso Poulet est une petite entreprise de la place qui fournit à la population ouagalaise, surtout de la zone Est de la ville, un ravitaillement en volailles. Faso Poulet est une affaire de père en fils. Elle s’investit dans plusieurs domaines d’activités de vente de volailles. Adama Marcel Kaboré, représentant le Directeur général, livre l’entreprise dans cette interview qu’il a accordée à Burkina 24.

Burkina 24 : Pouvez-vous présenter Faso Poulet ?

Kaboré Adama Marcel : Faso Poulet est une petite entreprise de commerce de volailles. Elle offre à ses clients qu’on retrouve sur le territoire burkinabè qu’à l’international des produits de volailles sous plusieurs formes.

On peut trouver de la volaille vivante, plumées et cuites, selon le besoin du client. Faso Poulet est situé sur la route nationale numéro 2, entre le marché de Dassasgho et l’échangeur de l’Est, plus précisément face à la gare de l’Est.

B24 : Quelles ont été les motivations à l’origine de sa création ?

KAM : Faso Poulet a plus de 15 ans d’existence, les motivations et les objectifs de départ restent les mêmes, seulement ils gagnent en ampleur.

Le père fondateur de cette entreprise est notre défunt géniteur, Kaboré Boukari, qui avait plus de 40 ans d’expérience dans la vente de la volaille.

Cette entreprise a été motivée par un désir de permettre aux populations de l’Est de la ville d’avoir de la volaille de bonne qualité à proximité 24h/24, étant donné que les marchés ouvrent à 6h et ferment à 18h de façon générale d’une part, d’autre part il était question de décongestionner le grand marché de volailles qui était l’actuel « Zabr’daaga ».

L’objectif essentiel à retenir était de faire plusieurs offres en produits de la volaille dans des conditions d’hygiène plus acceptables.

B24 : Comment est-ce que vous vous approvisionnez en volailles?

KAM : Faso Poulet s’approvisionne essentiellement par des livreurs et éleveurs provenant des 13 régions du Burkina Faso. Cet approvisionnement se fait selon une chaine, du village à la province/Département puis à Ouagadougou.

B24 : Est-ce qu’il y a des avantages spécifiques pour vous, d’autant plus qu’il y a une multitude de vendeurs à Ouagadougou?

KAM : Faso Poulet vit les mêmes difficultés que ses autres concurrents, de façon générale. Pour pallier à certaines difficultés l’entreprise entretient des partenariats et des relations fraternelles avec les livreurs de poulets afin de toujours être approvisionnée.

B24 : Qu’est ce qui motiverait un client à venir acheter ses volailles chez vous, par exemple ?

KAM : Les mobiles de consommation des produits de Faso Poulet sont nombreux. Un accent particulier est mis sur l’hygiène quand bien même qu’il reste à améliorer, l’accueil clientèle surtout la communication avec les clients existe. Egalement, notre entreprise œuvre à offrir de la volaille de meilleure qualité du moment.

B24 : Quels sont les différents produits que le Faso Poulet offre ?

KAM : Notre entreprise offre de la volaille, essentiellement du poulet et de la pintade sous trois formes, à l’état vivant, à l’état plumé (sans plumes) et à l’état cuit, selon la demande du client. D’autres animaux et produits dérivés de la même famille peuvent être livrés à demande.

B24 : La concurrence n’est-elle pas rude dans ce secteur?

KAM : Comme dans de nombreux domaines du commerce la concurrence existe, parce que le poulet, on peut en avoir un peu partout, mais nous avons nos astuces pour plaire au client et le fidéliser.

Malheureusement, la pénurie récurrente de volaille,  liée à la forte demande combinée à la faible production nationale, favorise une spéculation et une inflation de prix au détriment de notre entreprise et des clients surtout. Cet état des lieux tue également la vraie concurrence.

"Les sources d’approvisionnement de la volaille étant menacées par la faible production, nous envisageons promouvoir la production villageoise" (© Burkina 24)
“Les sources d’approvisionnement de la volaille étant menacées par la faible production, nous envisageons promouvoir la production villageoise” (© Burkina 24)

B24 : Qu’y a-t-il d’innovant dans votre entreprise ?

KAM : Dans le contexte actuel de l’évolution des besoins du client, notre entreprise s’adapte, elle propose la livraison à domicile de ses produits, elle propose des emballages biodégradables et donne la possibilité de commander par téléphone ou internet et de payer via les portes monnaies électroniques.

B24 : Quelles sont les perspectives de Faso Poulet ici à Ouagadougou et particulièrement au Burkina Faso ?

KAM : La perspective primordiale est de s’installer sur un espace plus sécurisant avec du matériel de travail de la dernière génération.

Cependant, avec son expérience dans le domaine de la volaille, Faso poulet a revu ses perspectives à court terme pour rester réaliste.

Les sources d’approvisionnement de la volaille étant menacées par la faible production, nous envisageons promouvoir la production villageoise de la volaille par nos partenaires livreurs. Ce n’est qu’après avoir gagné ce combat que nous penserons aux autres perspectives.

B24 : Y-a-t-il d’autres informations que vous aimeriez partager avec nos lecteurs sur votre entreprise?

KAM : Rien de particulier si ce n’est de les inviter à passer nous rendre visite. Notre entreprise est la vôtre. Faite-nous des critiques…

Je  voudrais dire merci à Burkina 24 pour l’opportunité offerte. C’est une première pour nous de nous exprimer sur ce que nous faisons et chaque fois que l’occasion nous sera donnée, les lecteurs seront informés sur notre métier.

Propos recueillis par Aboubakar KAMAGATE (Stagiaire)
Burkina24


Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

Article similaire

Il y a 10 commentaires

  1. je suis tres content d'etre tombe sur cet article. cela me pousse en mettre en place mon elevage de poulets locaux. je sais que dans un avenir proche faso poulets sera un de mes clients. souvant l'inspiration nous manque sinon un eleveur moyen de poulets locaux vaut mieux que nous ici. je parle serieusement. bravo a faso poulets.

  2. “Des jeunes filles forc?es ? se prostituer juste ? nos yeux dans les rues de Ouagadougou. Elles sont recrut?es au Nig?ria en leur faisant croire qu’elles partent ? Ouaga pour travailler dans un grand restaurant ou supermarch?. Une fois dans la ville, leurs passeports et pi?ces d’identit?s leur sont confisqu?s, et sont plac?es sous la surveillance d’une “Madam” a qui elle doit verser 1 000 000 F CFA en se prostituant avant de retrouver leur libert?. Si l’id?e de t?enfuir ou de les d?noncer te prend, ils s’en prendront ? tes proches rest?es au Nig?ria ou ? toi m?me. Ainsi ces filles telles des esclaves moderne vivent dans nos capitales vendant leur corps pour enrichir des r?seaux de prox?n?te. Depuis lors mes yeux se remplissent de larmes en repensant ? elles. Le visage de chacune d’entre elle se dessine clairement dans mon esprit. je me souviens aussi de leurs r?ves, oui dans ces milieux elles ont encore des r?ves surtout quand elles sont nouvelles. Une me disait hier qu’elle r?ve de poursuivre ces ?tudes de droit une fois sa libert? retrouv?e. Une autre qui est sp?cialis?e dans la coiffure dame et r?ve de retourner dans son pays afin d’y ouvrir un salon. Une autre encore me disait qu’elle n’a connue le sexe pour la premi?re fois que dans la prostitution ? Ouaga. Les blancs nous ont tenue en esclavage pendant longtemps, D’autres blancs se sont battus pour y mettre fin. Que faisons-nous pour ces filles tenues en esclavage par les noirs m?me. Demain cela peut ?tre ta fille, ta s?ur, ta cousine ou ta ni?ce qui pourrai ?tre enlev?e et vendue comme esclave sexuelle.” Voyez comment aider ces jeunes filles en d?non?ant ce r?seau dans vos medias SVP

  3. Roger petit ladji |

    F?licitation cousin surtout bon vent a faso poulet sai cm tu la si bien dit sai 1 question de famille

  4. Bel article et du courage aux entrepreneurs. C’est une initiative int?ressante, courage ? l’auteur. Si chaque jour, nous avons un exemple de ce type, nous connaitrons mieux ce qui se passe r?ellement dans notre cher pays.

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *