Diaspora burkinabè aux USA: Michael Bayala, un exemple de leadership

268 0

Vivant aux USA depuis environ une vingtaine d’années, Michael Bayala a su faire de son rêve américain, une réalité.  A force de travail et d’abnégation, le Burkinabè de Iowa, Etat dans lequel il vit actuellement, s’est vu confier une responsabilité liée aux questions budgétaires et sociales. Un exemple de leadership bon teint, bien à ses débuts mais beaucoup prometteur.

Après des démêlés avec le gouvernement du Burkina Faso à l’époque, dont il en a choisi délibérément de ne plus revenir là-dessus, Michael Bayala s’installa aux Etats Unis en 1995. Il fait aujourd‘hui partie de ces rares Burkinabè qui ont pu bien intégrer la société américaine. Et cela, grâce à son abnégation au travail et son don de soi au plan social. Autant d’efforts qui sans doute viennent d’être récompensés car M. Bayala a  été nommé responsable du budget et des lois sociales au sein du conseil municipal de Woodbury  (woodbury County) dont la capitale est Sioux City dans l’Etat de Iowa. Son mandat a une durée de trois ans. C’est une commission qui est chargée de l’élaboration de la politique budgétaire afin de la soumettre au conseil municipal, ce qui est ensuite soumis au niveau national par le conseil municipal. Elle œuvre également à la planification stratégique en formulant les projets spéciaux dans le cadre du développement du département tout en contribuant à l’examen des renseignements sur les prévisions financières. La commission est aussi chargée des audits et des activités touchant le public. M. Bayala a su se frayer un passage afin d’intégrer le mieux possible cette société américaine où tout le monde ne parle que du rêve américain. De la ville de New York à celle de Chicago en passant par la capitale politique Washington DC, Monsieur Bayala a toujours excellé dans ses entreprises. En effet, il a évolué dans plusieurs secteurs d’activité surtout dans le domaine des transports. De simple chauffeur de taxi, il en devient propriétaire dans un premier temps à New York et dans second temps propriétaire de Super Shuttle (très connu dans les aéroports américains, des véhicules utilisés pour la navette entre les aéroports). Il évolua par la suite dans la production à Farmland Food dans l’Etat de Illinois, la deuxième compagnie mondiale de production de viande, de travailleur de ligne, il deviendra par la suite Assistant  superintendant.

Au paravant  après 3 années de cours intensif d’anglais à Montgomery College dans le Maryland,  M. Bayala déposa sa valise dans l’Etat de Illinois. Imbu par la quête du savoir, car convaincu que la réussite au pays de l’Oncle Sam passe nécessairement par l’école, Michael Bayala va s’inscrire à Western Illinois University où il obtiendra deux diplômes universitaires. Il s’agit d’un Master en science politique en 2005 puis un autre Master en Business Administration (MBA) avec agrafe Management & Supervision. Il fut inscrit trois années successives dans le national Dean’s List avec les deux agrafes : Livre d’or et Palm d’or, une distinction récompensant les meilleurs étudiants dans les universités américaines. Après son parcours universitaire dans l’Etat de Illinois, M. Bayala décida de s’installer dans l’Etat de Iowa où il fut le premier Noir à intégrer la chambre de commerce de la ville de Sioux City. Il créa deux business “Translation, Immigration and Income Tax Assistance Service”, et “Siouxland Turkey King”. Sa première structure intervient dans la traduction de documents en Français, Anglais, Espagnol, Vietnamien, Lao. Sa structure travaille très souvent avec le gouvernement fédéral, l’Etat de Iowa ainsi qu’avec différentes institutions judiciaires américaines. Ayant une connaissance approfondie sur les questions d’immigration, Michael Bayala, joue un rôle de facilitateur, c’est-à-dire appuie et conseille ceux qui désirent régulariser leurs statuts d’immigrant. Enfin, il assiste dans la préparation des revenus annuels en fonction des allocations de chaque individu. C’est une obligation pour toute personne vivant aux USA de rendre compte de ses revenus annuels auprès du gouvernement fédéral.Enfin sa deuxième structure se charge de passer dans les festivals durant les étés pour servir des repas près à être consommés. Employant déjà une  dizaine de personnes, le Burkinabè de Iowa compte ouvrir des représentations dans d’autres localités des Etats Unis. Notons que Monsieur Bayala est aujourd’hui le propriétaire du building où il commença ses activités en tant que locataire d’un simple bureau.

Toujours dévoué au service de la communauté burkinabè et des autres communautés, M. Bayala, à travers sa structure rend des services gratuits aux étudiants et aux anciens combattants. Il organise des activités de dons de repas chauds aux anciens combattants chaque année et un arbre de noël dans un campus de jeunes défavorisés, où des repas sont distribués deux à trois fois par an. Il en est de même dans certaines églises et mosquées. M. Bayala a également contribué à l’électrification du lycée de Tenado dans le Sanguié au Burkina Faso. Très ouvert et beaucoup sollicité, M. Bayala n’hésite pas à apporter son soutien moral et financier en tout temps et en toute circonstance. Son expérience et ses conseils de doyen sont une source d’inspiration pour les jeunes et surtout pour ceux de la communauté burkinabè au Nebraska qui n’hésitent pas à lui faire appel en cas de besoin. Monsieur Bayala est un des piliers de la communauté burkinabè au Nebraska. Cette confiance placée en lui, en le nommant chef du bureau du budget et des lois sociales  est le résultat de son attachement à la chose commune.

 «Je ne peux que remercier le Seigneur d’avoir une population qui a cru en moi car Sioux City est une ville à 90% constituée de Blancs », a laissé entendre M. Bayala.. Selon lui, la seule façon de comprendre la culture américaine c’est de faire de l’éducation son cheval de bataille. C’est ainsi qu’il encourage les jeunes frères à se regrouper en communauté pour se soutenir mutuellement et s’entraider. Jetant un regard sur la situation nationale, M. Bayala appel au renforcement de la démocratie et à un changement de mentalité en garantissant la paix. Pour lui, il ne faudrait pas qu’une génération soit un handicap pour l’épanouissement d’une autre génération. D’où la nécessité, selon lui, de rechercher ce qui uni plutôt que ce qui divise, en tenant compte de certaines catégories sociales « faibles et vulnérables  » à savoir les femmes, les enfants et les vieillards.

Eliassa Mone
pour Burkina 24

 

 

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

Il y a 1 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article du même genre