“Planête jeune”: Bayard presse internationale veut produire en Afrique pour les Africains

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Pour marquer les vingt années d’existence du magazine « Planète jeune » et  faire connaître ses activités et ses perspectives, l’entreprise Bayard Afrique a organisé une conférence de presse ce mercredi 10 Septembre au Centre National des Archives à Ouagadougou. Une délégation venue de la  France et des responsables de Bayard Afrique au Burkina Faso, étaient face à la presse pour l’occasion.

Le magazine « planète jeune » crée en 1993 et soutenu par Bayard presse internationale, a 20 ans. Né pour les jeunes d’Afrique, ce bimensuel  a pour objectif « d’aider les adolescents d’accompagner, de subvenir, d’appuyer leur éducation scolaire mais aussi de construire également leur développement personnel ».

En 1998 est créé par la suite « planète enfants» pour les plus jeunes (8 à 13 ans) et la presse religieuse.

« Un créneau qui vient en réponse à la déroute de plusieurs parents et de plusieurs enseignants »

Dans le but de «produire en Afrique  pour les africains et les européens », une filiale Bayard Afrique dont le  siège est basé à Ouagadougou, voit le jour en septembre 2009.

Bayard Afrique dans son programme de développement innove avec un autre magazine « J’aime lire » pour les enfants de 5 à 7 ans dont la parution aura lieu en 1er Novembre 2014.

Pour Moudjibath Daouda-Koudjo, rédactrice en chef des magazines « planète jeunes » et « planète enfants » : « il est né pour développer l’accompagnement de la lecture au sein de la famille pour tous les nouveaux lecteurs qui ne savent pas  tout à fait lire de façon autonome mais chez qui on doit éveiller l’intérêt pour la lecture (…), c’est un créneau qui vient en réponse à la déroute de plusieurs parents et de plusieurs enseignants que ce titre a été développé avec des formes de nos identités africaines et étrangères parce qu’il s’agit d’apporter à nos enfants une image d’eux-mêmes et une image du monde.»

En plus des magazines, Bayard Afrique édite et diffuse des livrets de sensibilisation, fait  des formations des journalistes, des  rédacteurs en chefs et des techniciens et la diffusion sur internet, conçoit des maquettes pour des professionnels.

Le bilan selon les conférenciers est positif du point de vue de l’atteinte des objectifs dont le transfert des compétences et de l’économie et de la diffusion mais difficile du point de vue économique.

Mais une question non moins négligeable connaissant les réalités auxquelles la majorité de population fait face, est le coût et l’accessibilité de ces magazines. « Seuls les ministères de chaque Etats pourraient s’impliquer dans l’accessibilité du journal pour les écoles des provinces. Le contenu n’est pas fait que pour les enfants de riches mais c’est malheureusement le constat qui est fait parce que l’abonnement est souvent cher que la scolarité de l’enfant. Dans les établissements privés le problème ne se pose pas, les chefs d’établissements le font pour le compte de leurs écoles. », Soutient Lionel Bilgo, directeur adjoint de Bayard Afrique.

Reveline Somé

Burkina24

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