Le gouvernement burkinabè invite les commerçants au respect des prix des fournitures scolaires

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La rentrée débute bientôt (à partir du 15 septembre) dans les établissements scolaires et universitaires du Burkina. Dans le but de lutter contre la cherté des prix de produits fixés par des commerçants, le ministère de l’industrie, du commerce et l’artisanat a entrepris, dès ce lundi 15 septembre 2014 à Ouagadougou, un contrôle de prix des fournitures scolaires.

Le contrôle de prix sur toute l’étendue du territoire burkinabè lancé par le ministère du commerce rentre dans le cadre de la mise en œuvre des mesures gouvernementales de lutte contre la vie chère.

Le conseiller technique du ministère de tutelle, Hamidou Barry, qui a lancé le contrôle des prix des fournitures scolaires 2014, a noté que « le contrôle a pour but de s’assurer du respect de la réglementation en matière de concurrence, de prix, de facturation et de l’information du consommateur ».

Pour ce faire, une équipe de contrôleurs, mise en place par le ministère du commerce, devra selon Hamidou Barry, « vérifier le respect des marges bénéficiaires et des remises par les importateurs, des règles relatives à la facturation, à la publicité des prix et le respect des Prix de vente maximum autorisés (PVMA) ».

Des agents contrôleurs de prix du ministère de commerce
Des agents contrôleurs de prix du ministère de commerce

Des sanctions prévues pour les contrevenants

L’équipe de trois personnes, composée de Kaboré Désiré, Tiemtoré Kibsi et Ouédraogo Mariétou, étaient, ce lundi 15 septembre, à la Librairie Papeterie du Burkina installée à Ouagadougou dans laquelle le prix est déjà affiché en bas des produits.

Par exemple, « le stylo allemand de marque « STAEDTLER STICK 430 M », l’unité coûte 90 FCFA », a fait remarquer le directeur commercial de la librairie, Baaklini Joseph.

Les agents contrôleurs ont examiné un par un, le prix et les caractéristiques de plusieurs catégories de produits dont des cahiers de 100 ou 200 pages, stylos, crayons papiers, ou des ramettes.

Un rendez-vous est donné ensuite aux gérants de la librairie dans les prochains jours, munis de leur registre de commerce et des papiers de douanes, à la direction générale du contrôle économique et de la répression des fraudes, l’ex-IGAE pour la suite des vérifications.

Le directeur commercial de la Librairie Papeterie du Burkina, pour sa part, pense que « l’initiative de contrôle de prix entreprise par le gouvernement est prometteuse, car elle permet en tout cas de vérifier si la réglementation mise en vigueur à ce niveau est respectée ou pas ».

« Des sanctions pécuniaires ou d’emprisonnement sont prévues pour les contrevenants conformément aux textes en vigueur », a, par ailleurs, indiqué le contrôleur de prix, Kaboré Désiré.

Noufou KINDO

Burkina24

Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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Il y a 7 commentaires

  1. Pauvre de nous, les africains, j’ai vu le reportage ? la t?l? que c’est
    UNIQUEMENT les librairies tenues par les libanais qu’ils ont montr?es.
    Comme si les burkinab? NOIR de peau n’ont pas des librairies, faisant du m?me coup de la pub aux libanais.
    Apr?s, on crient que les noirs sont m?pris?s, que y’a du racisme.
    C’est notre complexe d’inf?riorit? par rapport ? la peau blanche qui cultive le RACISME et leur volont? de nous dominer.
    Vraiment vous me faites HONTE!!! Avec des moutons comma ??, Blaise peut MODIFIER tranquillement son article 37. Je ne m’y opposerai pas pour d?fendre des moutons demeur?s…
    Karrrisssssaa
    Voil?!!!
    Merci

  2. Pourquoi invite les commercants de respecter les prix fixes par le gouvernement? C est leurs droits et devoirs de respecter la loi en tant que citoyens et commercants en meme temps. Donc, en cas d infractions a la regle. Tolerance zero doit frapper du aux contrevenants comme indique.

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