Burkina: Des chercheurs prévoient un début de développement en 2030 si…

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L’Institut Supérieur des Sciences de la Population (ISSP) en collaboration avec l’Union Internationale pour l’Etude Scientifique de la Population (UIESP), organise un atelier de formation internationale sur le dividende démographique en Afrique du 15 au 24 septembre 2014 à Ouagadougou. A l’occasion de cette rencontre qui réunit une trentaine de chercheurs et spécialistes venus de 13 pays d’Afrique, une session d’échanges a eu lieu ce  20 septembre avec les parlementaires burkinabè afin de leur faire part de leurs travaux.

La rencontre de ce jour 20 septembre qui a rassemblé au moins 10% des parlementaires burkinabè, situation politique oblige, avec la trentaine de chercheurs et spécialistes venus de treize pays d’Afrique, avait pour but d’échanger sur la question de dividende démographique.

Jean François Kobiané, directeur de l'ISSP ( © Burkina 24)
Jean François Kobiané, directeur de l’ISSP ( © Burkina 24)

C’est à l’occasion d’un atelier de formation internationale sur le dividende démographique commencé le 15 septembre dernier, que ces chercheurs ont jugé nécessaire de faire part de leurs travaux aux parlementaires afin qu’ils soient des « lobbying auprès des pairs».

Car, explique Jean François Kobiané, directeur de l’ISSP, « les parlements ont pris un certain nombre d’engagements lors des rencontres internationales sur cette question.

Nous avons là une occasion de se rencontrer et de leur présenter  le concept de dividende démographique, de poser également les défis de sa réalisation.»

Le député Sanou Boubacar, lui soutient que ce concept devrait « être davantage expliqué aux décideurs politiques afin que cela puisse être intégré dans les mécanismes d’élaboration des différents projets et programmes pour les prochaines années

Qu’est-ce que le dividende démographique ?

L’on entend par dividende démographique la croissance économique résultant de l’évolution de la pyramide des  âges de la population d’un pays.

Un dividende  démographique survient lorsque la baisse du taux de  natalité entraîne des changements dans la distribution par  âge d’une population ; ce qui signifie que moins  d’investissements sont nécessaires pour répondre aux  besoins des groupes les plus jeunes et que les adultes sont  relativement plus nombreux dans la population des  personnes actives.

Ce phénomène crée une opportunité de  croissance économique et de développement humain plus  rapide pour un pays, sachant que plus de ressources sont  disponibles pour être investies dans le développement économique et bien-être familial.

Source : PPD Africa

Quant au député Cathérine Ouédraogo, elle  estime  que cette rencontre est la bienvenue car la rentée budgétaire étant proche, des mesures pourraient être prises pour aider la recherche afin qu’elle  mette des mécanismes aux mains des décideurs pour résoudre les problèmes soulevés.

Ce concept  semble se dessiner comme le nouveau paradigme de développement et même la voix de l’émergence africaine comme ce fut le cas avec le modèle de succès économique des pays asiatiques.

A cet effet,  une politique de baisse de la fécondité, donc d’augmentation de personnes d’âge actif, à une période donnée, sera « une fenêtre d’opportunité, une occasion de booster l’économie pour les pays africains et donc une croissance de façon durable et le développement».

Cependant, pour atteindre ce dividende au Burkina, la mise en place de politiques efficaces en matière d’éducation surtout des filles au post-primaire, de santé de reproduction et d’emploi des jeunes s’avère nécessaire.

Les prévisions des chercheurs indiquent que le Burkina n’entamera « cette fenêtre d’opportunité » pour booster son développement qu’entre 2030 et 2037, selon que les tendances actuelles perdurent.

Mais si le taux de fécondité baisse, cela pourrait être possible dans les 10 à 15 années prochaines.

Reveline SOME
Burkina24


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Il y a 5 commentaires

  1. Il faut que les chercheurs d’Afrique et intellectuels du tiers monde reviennent ? eux m?me, c’est ? dire approprier l’?tat r?el du sahel et concevoir les projets de d?veloppement en fonction de cela. Nous pouvons amorcer le d?veloppement r?el ? partir de maintenant au seul sacrifice des uns et des autres au d?triment des int?r?ts personnels.

  2. Les Africains (chercheurs, universitaires et autres assoiff?s de fonds et de renoms) doivent arr?ter de r?fl?chir comme le veulent les Europ?ens. Il suffit de se rappeler que l’Europe s’est d?velopp?e gr?ce au seuil d?mographique positif. Au lieu de rechercher des solutions faciles qui consistent ? diminuer le nombre pour que la quantit? suffise, chercher comme utiliser le nombre afin que la quantit? augmente. Alors distingu?s chercheurs ? vos laboratoires et plus s?rieusement encore.

  3. "Des chercheurs pr?voient un d?but de d?veloppement en 2030 si? " Alors arr?tez de nous chanter le refrain ?MERGENCE! Ce mot est trop fort pour les dipl?m?s de l??cole Ban'taar?! Vous n??tes pas dignes de vos vestes et cravates!!!!!!!!!

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