OGM et biosécurité : Gagner la bataille de l’information du citoyen burkinabè

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Avec le coton Bt, produit et commercialisé au Burkina Faso depuis 2008-2009, les OGM sont une réalité. Le débat ne reste pas moins passionnant à leur sujet. Si la réglementation est l’une des conditions pour adopter les OGM, au Burkina Faso où il existe une loi, le véritable combat se trouve désormais dans l’information des citoyens, d’où des activités de sensibilisation comme l’atelier sur « les principes de base de la biotechnologie et la biosécurité » initiée ce vendredi 3 octobre à Ouagadougou, par l’agence au profit de différents acteurs de la société burkinabé.

Au Burkina Faso, l’Agence nationale de biosécurité veut gagner la bataille de l’information des citoyens. Pas tant pour faire accepter à tous les OGM, mais surtout et d’abord pour permettre un débat éclairé sur la question, et un choix responsable. Selon le Dr Oumar Traoré, directeur de recherche au Centre nationale de recherche scientifique et technologique, « la bonne information du public permettra de dissiper les peurs et d’aborder la question des OGM sans a priori ».

Mise en place en 2005, l’agence nationale de biosécurité chargée de réguler la biotechnologie et de contrôler l’utilisation des OGM, travaille depuis quelque temps à l’information du public, par des conférences et des ateliers à travers tout le pays. Pour lever toute équivoque, sa directrice, le Pr Chantal Zoungrana – Kaboré, rappelle : « En tant que régulateur, notre rôle n’est pas d’imposer cette biotechnologie, mais de permettre à ceux qui la veulent d’avoir une technologie avec le moins de risques possibles, et à ceux qui ne la veulent pas d’être protégés » a rappelé

Au-delà d’informer, faire participer le public

Pour le moins qu’on puisse dire, c’est que le sujet suscite beaucoup d’intérêt et de débat au sein de la société burkinabè. Mais il est aussi vrai qu’en tant que produits de la biotechnologie moderne, peu connue, il importe d’aider les citoyens à les comprendre. L’information et la communication constituent d’ailleurs une composante essentielle en matière de biosécurité, telle prévue par le protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques.

« S’il y a des connaissances, des institutions, des textes réglementaires et de la communication, on peut dire qu’il y a une biosécurité qui permet de tirer le maximum de bénéfices des OGM tout en évitant ou limitant les effets néfastes potentiels » a résumé le Pr Chantal Zoungrana.

Au-delà de l’information ce que vise l’agence nationale de biosécurité, c’est la participation du public à la prise de décision sur les OGM au Burkina Faso. Et pour ce faire, une équation reste à résoudre : celle de trouver le mécanisme et le canal adéquats pour faire participer le public à la prise de décision dans le contexte burkinabé.

Après le coton, bientôt du Niébé et le mais OGM

Avec un demi million d’hectare, consacré à la culture du coton, le Burkina Faso est le 13e pays au monde dans la culture des OGM, en terme de superficie d’exploitation. Et la nécessité de l’information du public est d’autant plus d’actualité que la recherche biotechnologique s’intéresse à d’autres cultures.

A ce jour, c’est le coton Bt qui est produit et commercialisé. Mais de nombreux autres cultures sont dans les laboratoires des chercheurs. Ainsi, la recherche burkinabè est en train de travailler sur le Niébé Bt, en essai depuis maintenant trois ans, et aussi sur le Sorgho. Une demande est aussi en cours pour le maïs.

A d’autres fins, notamment de santé, la recherche burkinabè s’intéresse aussi à des champignons, en l’occurrence pour lutter contre la population de moustiques.

Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

Il y a 2 commentaires

  1. Il n’y a jamais eu de “m?canisme et de canal ad?quats” au Burkina pour toute menace de vie ? ?viter. Ce dialogue est juste une corruption psychologique. Nos parents ne comprennent rien. Ils n’ont jamais vu les cons?quences dans d’autres pays comme les personnes ?normes en am?rique ou au canada.Faut pas que les sorciers les pi?gent et des OGM se disculpent; alors vos responsabilit?s d?s aujourd’hui: on ne veut ni OGM coton ni autre OGM; un point c’est tout.

  2. Le coton OGM est arriv? officiellement au Faso mais sachez que les autres comme le ma?s, le haricot et autres sont l? depuis longtemps et dieu seul sait comment ces produits nous tuent ? petit feu. Faites un tour ? l'h?pital, vous allez voir des enfants de 12 ans qui ont la tension(h?mipl?gie) pourquoi, avant, tout cela ?tait rare? Prenons conscience et essayons de voir claire dans ces OGM car si les insectes ne touche pas ? un produit c'est que ce produit tue et si l'homme en consomme ? long terme c ? d pendant un bout de temps cela devient un poison pour son organisme nos parents paysans quant ils veulent savoir si une plante est toxique, ils passent par les insectes donc si vous voyez que les insecte ne s'approchent pas des OGM, c'est que ?a tuent(? ns de r?fl?chir). Et le cout? chaque il faut en plus des intrants acheter les semences. Renseignez-vous, en inenfants de 12 ans qui ont la tension(h?mipl?gie) pourquoi, avant, tout cela ?tait rare? Prenons conscience et essayons de voir claire dans ces OGM car si les insectes ne touche pas ? un produit c'est que ce produit tue et si l'homme en consomme ? long terme c ? d pendant un bout de temps cela devient un poison pour son organisme nos parents paysans quant ils veulent savoir si une plante est toxique, ils passent par les insectes donc si vous voyez que les insecte ne s'approchent pas des OGM, c'est que ?a tuent(? ns de r?fl?chir). Et le cout? chaque il faut en plus des intrants acheter les semences. Renseignez-vous, en inde les OGM sont interdis. Le mieux pour nous, c'est de n'est pas courir derri?re des avantage et tuer… valoriser nos semence locale car depuis des si?cle, nous les utilisons sans probl?me. Je sais que qui ?uvrent pour cela ne laisserons pas de les OGM sont interdis. Le mieux pour nous, c'est de n'est pas courir derri?re des

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