Burkina : « La situation est entre les mains du Président» (Boureima Bougouma)

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Il a été gouverneur de  la Région du Centre, au moment où il était militant du CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès). Aujourd’hui, il est le président de la Fédération du Centre du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), créé par les démissionnaires du parti au pouvoir. Au siège de Burkina24, où il a accordé cette interview dans la matinée du 8 octobre 2014, Boureima Bougouma parle de la rentrée politique du parti, qui aura lieu le 11 octobre prochain, mais aussi  du dialogue politique avorté. Il a son idée sur la clé du blocage. « Nous pensons que la situation est entre les mains du président du Faso. C’est lui seul qui peut nous aider à sortir de cette impasse de manière digne ». Mais lisez donc !

Burkina24 (B24) : Le MPP organise sa rentrée politique à partir du 11 octobre.  Pouvez-vous nous dire quel sera le contenu de cette rentrée ?

Boureima Bougouma (BB) : Le MPP organise effectivement sa rentrée politique les  11 et 12 octobre, au (Palais de la Culture) Jean Pierre Guingané. Comme tout grand parti comme le MPP, c’est normal que le parti organise une rentrée politique qui marquera le début de ses activités pendant le reste de l’année.

 C’est un nouveau parti,  et c’est donc notre première rentrée politique que nous organisons. Pendant cette rentrée politique, nous allons recevoir toutes nos structures des 13 régions et des 45 provinces, et nous comptons pour les premiers jours de la rentrée politique, organiser une sorte de formation politique qui va concerner plus de 1 000 personnes issues de nos structures surtout intermédiaires et de base, et des échanges qui vont avoir lieu avec les premiers responsables du parti.

« Nous sommes même convaincus  que ce sera avec le MPP que nous irons à Kosyam »

Il y a bien sur d’autres activités qui vont suivre. Le 18, un grand rassemblement sera organisé au niveau de la ville de Koudougou, qui sera suivi de la visite des autorités coutumières, religieuses et des personnalités disponibles au niveau de Koudougou.

 Ces activités se poursuivront avec de grands rassemblements, c’est-à-dire des meetings et autres qui auront lieu dans d’autres régions. Voilà globalement ce qui va se faire dans ces premiers moments de la rentrée politique.

Ce qui veut dire que cela ouvre d’une manière générale les activités que les militants vont pouvoir organiser chacun à son niveau, que ce soit dans sa zone, dans son secteur, dans son arrondissement, dans sa province, etc.

B24 : Quel est le thème général de cette rentrée politique ?

BB: Le thème c’est « Tous ensemble pour l’alternance démocratique en 2015 avec le MPP »,  parce que nous nous estimons qu’en 2015, ce sera des élections présidentielles, et nous avons espoir, nous sommes même convaincus  que ce sera effectivement avec le MPP que nous allons aller à Kosyam.

B24 : Donc vous estimez aujourd’hui que le MPP est suffisamment fort pour réaliser cette alternance, malgré les récentes démissions annoncées ?

BB: Je pensais qu’on avait fini parler de cet épisode de démissions. Je ne vais pas dire, comme certains, que c’est « un non évènement », mais ces démissions ne nous concernent pas tellement. Si vous avez suivi un peu l’actualité, il y en a qui parmi eux, ont dénoncé cela.

Il y en a qui, finalement, ont dit qu’ils ne faisaient même pas partie du MPP, encore moins démissionner. A ce niveau-là, je pense que cela ne nous affecte pas tellement et nous avons nos structures un peu partout, qui travaillent avec  les populations à la base. Nous sommes confiants et nous pensons que nous pouvons tirer notre épingle du jeu.

B24 : Mais avant 2015, il y a le dialogue initié par le Président du Faso qui a pris fin sans consensus. Vous avez un commentaire à faire ?,

B.B : Vous savez qu’en ce qui concerne ce dialogue, tous ceux qui suivent un peu la situation nationale savaient que c’est quelque chose qui n’allait pas aller loin.

Personnellement, j’ai pensé que cela a été organisé tout simplement pour qu’on nous dise qu’on a appelé l’opposition au dialogue. Honnêtement, on ne va pas appeler quelqu’un de venir discuter de quelque chose, on te dit « voici ton fils, il faut l’égorger d’abord, avant qu’on continue de parler ».

Mais est-ce que tu vas accepter faire cela ? Ce n’est pas possible. Je dis franchement, au niveau du CCRP déjà, ces points ont été débattus. A l’époque, le président lui-même a dit que les points qui n’allaient pas trouver de consensus, ne vont plus être à l’ordre du jour. On les met de côté et on ne va plus en parler.

« C’est par respect pour le président » 

Peut-être qu’il était confiant, voilà pourquoi il a mis effectivement ces points à l’ordre du jour. Il s’agit de l’article 37 et du Senat. Sur l’article 37, les gens ont dit qu’il n’y a rien à changer et le CCRP a retenu cela. Pour le sénat, il n’y avait pas de problème. Il y a eu tout de  même un semblant de consensus, mais il y a une partie qui n’était pas d’accord. Mais la majorité était d’accord.

Il faut qu’on se dise la vérité. Si la modification de l’article 37 n’a pas eu de consensus, on ne devrait plus en parler (…).

B24 : La majorité estime que l’opposition est intransigeante et qu’elle passe son temps à fuir le dialogue. Est-ce que vous êtes d’accord avec cette position ?

B.B : Je ne sais pas pourquoi ils disent qu’on a fui le dialogue. Combien de concertations, de rencontres y a-t-il eu ?

B24 : Justement, ils estiment que c’est l’opposition qui est à l’origine de l’échec de toutes ces rencontres.

B.B : Ah non, puisqu’il y a des points qui ne sont pas consensuels. C’est clair. Je ne comprends pas les gens. Quand on dit qu’il y a des points qui ne sont pas consensuels, on les met de côté.

Si ces points ne sont pas consensuels, ne les ramenez plus. Et on doit passer à autre chose. Par exemple, lorsqu’on parle du sénat, il n’y a pas de problème. (…) En ce qui concerne le Conseil constitutionnel, on a dit qu’il fallait réfléchir au niveau des nominations des juges parce que c’est le président du Faso qui nomme la plupart d’entre eux. Cela ne pose pas de problème. On ne peut plus revenir encore sur l’article 37 ou le referendum. C’est fini.

B24 : Vous estimez que ce sont des points sur lesquels on ne doit plus discuter ?

B.B : Non, on ne doit plus en discuter et ils savent que c’est terminé. Et ils le savent, c’est exprès.

B24 : Expliquez.

B.B : Ils savent. D’ailleurs, c’est ce qu’ils sont en train de faire, pour dire que le président lui-même a appelé l’opposition qui a rejeté. Ils savent que ça va se terminer comme cela. Nous nous le savions.

B24 : Si vous saviez, alors pourquoi êtes-vous partis à ce dialogue ?

B.B : Justement, c’est pour atténuer un peu parce qu’ils vont dire qu’on les a appelé et qu’ils ne sont même pas venus.

Et personnellement, je n’aime pas beaucoup aussi la politique de la chaise vide. Il faut aller et même chez nous les Mossi, on dit de répondre à l’appel, écouter, regarder, dire ce qu’on peut et dire ce qu’on ne peut pas.

C’est par respect pour le président. Nous le respectons. C’est normal. C’est le président de tous les Burkinabè, et nous devons respecter le président du Faso.

B24 : Justement, vous ne pensez pas que c’est le président du Faso qui sort gagnant de cet échec ?

B.B : Non, les gens ne sont pas dupes. Il sait bien. Et il gagne quoi ? Au contraire, si tu as été médiateur dans beaucoup de pays et pour une situation de ce genre qui te concerne toi seul,  (il n’était d’ailleurs pas au débat) vous appelez les gens et  vous leur  dites d’aller se débrouiller.  Est-ce que c’est bon ?

 Tu t’assoies avec eux parce que tu sais que depuis longtemps, ils ne se sont pas entendus. Tu t’assois avec eux, et on regarde. Tu vas dire peut-être à l’opposition ou dire à la majorité, qui va dire aux autres qui sont avec toi, est-ce qu’on ne va pas faire ceci ou cela ? Mais il n’y a rien eu. Donc cela pose problème.

B24 : On revient finalement à la situation de départ. Selon vous comment peut-on s’en sortir, puisque tout le monde reste campé sur sa position ?

B.B : Dieu est grand ! Une solution sera certainement trouvée. En tant que citoyen, je ne peux pas prédire les choses. Mais Dieu aime le Burkina.

Je pense qu’on va trouver une solution surtout en faisant en sorte que chaque Burkinabè, quel que soit son bord politique, sache que c’est le Burkina qu’il faut sauver, c’est le peuple burkinabè qu’il faut regarder, et amener les uns et les autres à travailler pour le peuple. Et le peuple burkinabè aujourd’hui veut le changement.

 Partout où vous allez, les gens en parlent. Ce n’est pas qu’on n’aime pas Blaise. Quand les gens parlent de 27 ans, c’est effectivement 27 ans de prise de pouvoir.  Depuis, avec le capitaine Sankara, il gère.

« On ne peut plus revenir encore sur l’article 37 ou le référendum. C’est fini. »

Cela veut dire que ça fait plus de 30 ans qu’il est au pouvoir. (…) Je pense  qu’il peut laisser la place à quelqu’un de son choix, qu’il voudrait bien présenter aux élections. Et si la personne est élue, il n’y a pas de problème. Qu’il mette son étiquette s’il veut bien, et on va regarder. Si le peuple pense que celui qu’il a choisi peut faire leur affaire, ils vont le voter et ça fait quoi ? C’est ce que je pense.

B24 : Pour revenir à la fédération du centre, combien de militants vous avez au niveau du centre ?

B.B : Ils sont nombreux.

B24 : Combien de bureaux et de sections sont installés ?

B.B : D’abord toute la fédération est installée. La section du Kadiogo, où il y a 32 personnes et moi, est installée.  Les sous-sections, c’est-à-dire dans les 12 arrondissements, sont installées en plus des 6 communes rurales.

 Il y a des comités au niveau des secteurs des arrondissements qui sont installés. Quand on prend simplement le nombre des militants qui sont dans les structures officielles, ils sont plus de 1 000, sans compter des militants qui ne sont pas dans le bureau. Je ne peux pas vous donner un nombre.

B24 : On reproche souvent aux hommes politiques de chercher à conquérir le pouvoir sans avoir pourtant un projet de société. Est-ce qu’au niveau de la région du centre, vous avez identifié les besoins des populations  et que vous avez inscrits dans le projet global du parti ?

B.B : Oui, pour éviter tout cela, nous l’avons matérialisé dans un document. Le parti a un programme clair et net pour le Burkina Faso. En ce qui concerne la région du centre, nous savons qu’il y a surtout le problème d’emploi des jeunes et c’est crucial.

Nous l’avons mis en exergue dans le programme du parti. Cela est très important. Les femmes sont nombreuses à se battre la plupart du temps sans que les rémunérations suivent. Il faut les sortir aussi de la précarité.

B24 : Sans vouloir trahir la  stratégie du parti, que proposez-vous concrètement aux femmes pour sortir de cette précarité ?

B.B : Nous voulons les organiser par zone. La plupart ont des activités et il faut les aider à les développer davantage. Elles travaillent, il faut les accompagner. C’est cela que nous voulons faire.

B24 : Pour revenir à la rentrée politique, qu’est-ce que la fédération du centre compte organiser comme activité au sein de la région ?

BB : Avec la rentrée officielle, nous avons justement un programme au niveau des arrondissements et autres. Les sous sections vont organiser des rencontres, des formations politiques, parce que cela compte beaucoup.

 Nous avons remarqué que depuis un certain temps d’ailleurs, ce qui manque aux militants, c’est la formation politique et nous pensons que c’est important. Ce sont ces activités que nous comptons organiser au niveau de l’arrondissement.

B24 : Beaucoup d’observateurs craignent qu’il y ait une issue violente à cette crise. Le plus souvent, ce sont les militants des partis politiques qui sont indexés comme les potentiels acteurs de ces violences. Est-ce qu’au niveau de votre fédération et du MPP en général, vous avez une politique ou un mot d’ordre au niveau des militants pour qu’ils ne cèdent pas à la violence ?

B.B : Je déteste la violence parce que dans la violence, on ne sait pas jusqu’où on peut aller. En ce qui nous concerne, nous déconseillons.

 La formation dont je parle en fait partie. C’est très important pour dire qu’il ne faut pas engager des actions violentes. Je pense que nous les Burkinabè avons de la chance. Nous sommes tellement imbriqués que je pense que ce n’est pas la violence qui va nous aider à résoudre nos problèmes.

Nous proscrivons la violence parce que ce n’est pas du tout bien. Depuis un certain temps, l’opposition, le CFOP organise ses marches, ses activités, vous remarquez qu’il n’y a pas du tout de violence, pas de casses, rien. Au moins l’opposition a fait la preuve à plusieurs reprises qu’elle ne veut pas la violence.

« Nous travaillons pour avancer, pas pour reculer »

 Maintenant, si des gens viennent provoquer par je ne sais quels actes, cela pose des problèmes, parce que quand vous venez  provoquer un grand nombre de militants de l’opposition ou même des sympathisants ou des citoyens, vous ne savez pas comment chacun va réagir.

 Mais ce qui est certain, au niveau du CFOP, la violence est proscrite, donc nous sommes sur ce chemin. Ce n’est même pas bien pour notre pays. Nous travaillons pour avancer, pas pour reculer. Je souhaite que toutes les parties sachent que la violence n’est pas bien, que chacun l’enlève de son esprit.

B24 : Est-ce que vous avez quelque chose à ajouter pour clore cet entretien ?

B.B : c’est simplement vous remercier de m’avoir donné l’opportunité de parler de notre rentrée politique. Je voulais simplement vous dire que tout Burkinabé, quel que soit son bord politique, si tu aimes le Burkina, si tu aimes le peuple burkinabè, il faut beaucoup réfléchir à comment éviter que notre pays sombre dans la violence.

Nous pensons que la situation est entre les mains du président du Faso. C’est lui seul qui peut nous aider à sortir de cette impasse de manière digne. C’est tout ce que je peux ajouter.

Propos recueillis par Abdou ZOURE et retranscrits par Mouniratou LOUGUE
Burkina24


Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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Il y a 24 commentaires

  1. Pauvre mais providentielle Dame, Dieu ne t’avait jamais oubli?e mais une fois rentr?e dans ton cher pays, ?loignes-toi de la politique ch?re ?prouv?e s?ur. Tes pleurs viennent d??tre monnay?s en gloire pour le vaillant peuple du Burkina Faso. Je te demanderais de pardonner mais ne jamais oublier pour, par ton silence efficient, servir d’exemple et de mod?le de fait et multi-victime des faits, ? des ?mes encore d?sesp?r?es du fait des gouvernants qui une fois au pouvoir perdent du c?ur et de la raison. Que Dieu t’aide davantage ? retrouver sainement ton cher et beau pays et restes ? jamais b?nie. Lances-toi surtout dans des ?uvres sociales au profit de ton peuple qui a tant pleur? la mort subite et tr?s douloureuse de ton feu ?poux, surtout les femmes les plus vuln?rables. Gloire ? la m?moire de ton feu et grand mari Thomas SANKARA.

  2. Il n y a pas plus sanguinaire que toi KA , dans tous tes commentaires tu nous ramen? en arri?re, STP arr?te maintenant tes commentaires l?, le Burkina veux avancer ok. On change pas une ?quipe par ce qu’il faut changer, tu es bien conscient que tous les changements m?me en Europe ? l’heure actuelle ne fait pas mieux que les pr?c?dents il y en a plain. Ce que nous voulons l?, c’est l’avancement dE NOTRE pays ok. On est pas forcer de changer Blaise Compaor?.

    Merci !

  3. Une fois de plus il y a nuance dans les propos de ce monsieur la solution est entre les mains du peuple et non du pr?sident. Il serait clairvoyant de savoir que si cela ne tenait qu’au pr?sident les r?sultats du r?f?rendum serait connu

  4. Ne donnons pas tant de puissance ? un individu.une soci?t? fonctionne selon des r?gles.en Nov 2015 fin de mandat pr blaise qui je rappelle avait ?t? mal ?lu car un tribunal administratif avait d?clar? la carte ?lectorale ill?gale. La victoire mot reviendra au groupe qui se sera mieux organis? et lutt? avec conviction et ?a doit ?tre l'opposition qui a le droit et la v?rit? avec elle. il n'est pas un homme sens? dans ce pays qui ne souhaite tourner cette longue et triste page blaise.

  5. Ne donnons pas tant de puissance ? un individu.une soci?t? fonctionne selon des r?gles.en Nov 2015 fin de mandat pr blaise qui je rappelle avait ?t? mal ?lu car un tribunal administratif avait d?clar? la carte ?lectorale ill?gale. La victoire mot reviendra au groupe qui se sera mieux organis? et lutt? avec conviction et ?a doit ?tre l'opposition qui a le droit et la v?rit? avec elle. il n'est pas un homme sens? dans ce pays qui ne souhaite tourner cette longue et triste page blaise.

  6. VRAIMENT INADMISSIBLE POUR TOUTE PERSONNE ( CDP, FEDAFBC, ASSOCIATIONS AFFILIEES AU CDP, LES PARTIES DE LA MOUVANCE??) QUI VEUT UNE PRESIDENCE A VIE POUR BLAISE PAR LE TROUPATOUILLAGE DE LA CONSTITUTION.

    ET SI BLAISE N?EST PLUS ON MODIFIE LA CONSTITUTION POUR REVENIR A DES MANDATS LIMITES OU ON FAIS QUOI?

    VRAIMENT SI CE N?EST UNE DECADENCE INTELLECTUELLE ET UN ESPRIT DE JE M?EN FOU DE L?AVENIR DU PAYS (BURKINA FASO) ON NE PEUT COMPRENDRE CES GENS QUI VEULENT ORGANISES UN REFERENDUM POUR MAINTENIR BALISE AU POUVOIR.

    LES BURKINABES DOIVENT SE DECIDER DU SORT DE CES GENS QUI NE PENSENT QU?A LEUR VENTRE ET NON L?AVENIR DE LEUR FRERES ET DE LEUR DESCENDENCE.

    DE TOUTE FACON LE PEUPLE INTEGRE EST PLUSQUE VIGILANT.

  7. Ouais le Grand BOUGMA a parl?. j’ai l’impression que les sois-disant intellectuels du MPP ne savent pas lire les ?v?nements. je comprends pourquoi certains n’ont pas pu sauver leur propre situation comme BOUGMA justement

  8. nulle n’est s?re que le peuple ne veut pas de Blaise. s’il est vrai que la d?mocratie c’est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple, cela signifie qui si le peuple veut qu’il se repr?sente il n’y a aucun incontinent a cela. le blaiso a dit qui si le peuple veut qu’il se repr?sente il le fera. alors allons au r?f?rendum si le peuple refuse qu’il se repr?sente, alors votre ?crit aura toute sa justification.

  9. Belle analyse de la part de mr bougouma.
    Pour sortir de cet impasse que vit le Burkina,je propose un s?nat accept? de tous les partis politik,mais pas de referundum et pas de modification de l’art 37.

  10. Ain?s du Faso: si vous continuez ? dormir, si vous continuez ? narguer ce peuple meurtri, vous risquez de vous trouver ? survivre dans un pays g?rer par des jeunes furieux, agressifs et inexp?riment?s.

  11. le pr?sident a le droit oui ou non de demander la modification de l’article 37. si oui peut-il demander oui ou non la volont? du peuple? donc pourquoi se borner a refuser qu’il exerce ses droits et de surcro?t demander l’avis du peuple sur la question? si l’opposition est si confiante du refus du peuple de modifier l’article 37 pourquoi avoir peur d’aller aux urnes pour le prouvez? s’ils se disent d?mocrates qu’il laissent le peuple s’exprimer librement.

  12. M. Diabr? pr?tend que le peuple ne veut point de cette modification, mais quand on lui demande de laisser s?exprimer ledit peuple, il panique” c’est parce qu’il n’est pas s?re que le peuple ne veut pas la modification de l’article 37.

  13. Allons au r?f?rendum et arr?tons les discutions inutiles ! Juridiquement acceptable ou pas chacun l?interpr?te en sa faveur en fonction qu?il soit pour ou contre.il faudrait donc laisser le peuple s?exprimer !

  14. il faut privil?gier le dialogue et la paix au pays . contrairement a ses assoiff?s de pouvoir qui veulent a tout prix acc?der ? la magistrature supr?me

  15. Ludovic de Tanghin |

    il ne suffit pas de faire de l?alternance pour en faire. jeter une regard sur les pays qui on voulu vaille que vaille qu?il y ait alternance. Alg?rie, Egypte, Tunisie, Libye et m?me le S?n?gal. il regrette tous le pr?sident sortant parce qu?ils n??taient pas encore pr?s pour une alternance. apr?s plusieurs ann?e de pouvoir il est vrai que le syst?me de gestion n?a pas fonctionner mais il a engranger des acquis. pourquoi ne pas changer de syst?me mais garder la m?me personne et ?vit? de tous sacrifier avec l?arriver d?une autre personne qui va nous pr?cipiter dans le gouffre.

  16. Sofia la voix de la v?rit |

    L??ventualit? d?une consultation r?f?rendaire est conforme ? la constitution burkinab? et ? la Charte africaine sur la d?mocratie ? le pr?sident du Faso a droit de demander l?avis du peuple sur cette question crucial. l?opposition avance comme argument la fraude ?lectoral pour ne pas aller au r?f?rendum pourtant des milliard on ?t? investis pour mettre en place le fichier biom?trique et emp?cher la fraude.

  17. Bonne analyse Mr. Bougouma, mais ne r?vons pas, Un dictateur venu au pouvoir par le sang, ne pas sensible ? ce que vous croyez. Le cam?l?on de Ziniar? a tout planifi? pour son peuple. ???? Je suis arriv? par le sang, je partirai dans le sang.???? Pour le pr?sident Blaise Compaor?, un refus de sa pr?sidences a vie par peuple, sera de d?truire tout ce qui a ?t? fait, avant de mourir, et pour lui c?est une question l?gitime.

  18. VIVE LE PEUPLE INT?GRE BURKINAB? !

    VIVE LA D?MOCRATIE BURKINAB? !

    VIVE L?ALTERNANCE = LE CHANGEMENT RADICAL D?ICI AU PLUS TARD NOVEMBRE 2015 OU M?ME BIEN AVANT SI JAMAIS LE R?GIME COMPAOR? OSE FRANCHIR LES YEUX OUVERTS ET CONSCIENCIEUSEMENT LA LIGNE ROUGE DE L?ILL?GAL ET ILL?GITIME REFERENDUM !

    VIVE L'OPPOSITION POLITIQUE BURKINAB? !

    VIVE LE MOUVEMENT DU PEUPLE POUR LE PROGR?S = LE MPP !

    VIVE LE PR?SIDENT ROCH MARC CHRISTIAN KABOR? = LE ROCCO !

    VIVE LE ROCCO, LE FUTUR LOCATAIRE OFFICIEL DU PALAIS DE KOSYAM , DONC LE PR?SIDENT DU FASO D?MOCRATIQUEMENT ?LU EN NOVEMBRE 2015 PAR LE PEUPLE INT?GRE BURKINAB? !

    ? BAS LE R?GIME COMPAOR? !

    ? BAS LE FRONT R?PUBLICAIN = LE FRONT ALIMENTAIRE !

    ? BAS LA TYRANNIE ET LA DICTATURE ? LA SAUCE COMPAOR? !…………………VOTRE FID?LE ENVOY? SP?CIAL DANS LES RUES DE OUAGADOUGOU LORS DE L'IMMINENT COMBAT FINAL POUR LA LIB?RATION TOTALE DU BURKINA FASO DES GRIFFES DIABOLIQUES ET SATANIQUES DU R?GIME COMPAOR?……………..LE FERVENT MILITANT DU MPP, LE GRAND ZAPATA !!!!

  19. VIVE LE PEUPLE INT?GRE BURKINAB? !

    VIVE L?ALTERNANCE = LE CHANGEMENT RADICAL D?ICI AU PLUS TARD NOVEMBRE 2015 OU M?ME BIEN AVANT SI JAMAIS LE R?GIME COMPAOR? OSE FRANCHIR LA LIGNE ROUGE !

    VIVE L'OPPOSITION POLITIQUE BURKINAB? !

    ? BAS LE R?GIME COMPAOR? !

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