Référendum : Le ROJD salue l’initiative du Gouvernement

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Depuis 2013, l’actualité nationale est marquée par le débat politique sur la révision de l’article 37, la tenue du référendum et la mise en place du sénat. En effet, ces questions divisent profondément la classe politique burkinabè. Ces deux entités politiques ont des positions diamétralement opposées.

La Majorité présidentielle étant est favorable à la révision de l’article 37, à la tenue du référendum et à la mise en place du sénat ; tandis que l’opposition s’y oppose.

Cette divergence de vision a conduit les acteurs politiques à l’organisation de marches, de meetings afin de démontrer l’adhésion du peuple à leur prise de position. Ces manifestations ont déteint négativement sur le climat politique et menacent la paix et la stabilité du pays.

C’est donc dans le but de permettre une sortie de « crise » que des initiatives de concertation ont vu le jour. Il s’est agi de la médiation auto saisie de l’ancien président Jean Baptiste OUEDRAOGO et de l’appel au dialogue inclusif du Chef de l’Etat Son Excellence Monsieur le Président du Faso, Blaise COMPAORE.

Malheureusement aucune de ces tentatives n’a permis aux acteurs politiques d’accorder leurs violons pour l’intérêt supérieur du peuple et de la Nation. Nous saluons au passage l’initiative du Président du Faso qui a su se mettre au dessus de la mêler pour convoquer les protagonistes autour d’une même table. Cela a été une réaffirmation de son sens élevé du dialogue et de ses qualités de médiateur reconnu au delà de nos frontières.

 Nous félicitons également la hauteur d’esprit des acteurs politiques qui ont su taire leurs divergences en acceptant de s’asseoir autour de la même table pour discuter.  Mais force est de constater que cette ultime tentative de conciliation a tourné court.

 La fin prématurée de ce dialogue inclusif voulu par le Chef de l’Etat est le signe que la parole doit être donnée au peuple à travers la convocation du corps électoral pour départager les deux camps.

C’est pourquoi le Réseau des Organisations de Jeunes pour le Développement (ROJD), et l’ensemble de ses alliés que sont les associations membres, adhèrent entièrement à l’initiative du Conseil des ministres extraordinaire du 21 octobre 2014 qui a adopté en un projet de loi en vue de convoquer le référendum sur la question querellée de l’article 37.

 Le ROJD félicite le Président du Faso et l’ensemble du Gouvernement pour cette décision républicaine et salvatrice pour la classe politique dans sa grande majorité et pour les patriotes et républicains.

 Le ROJD invite donc tous les acteurs politiques, les leaders d’opinion, les organisations de la société civile à poursuivre la lutte politique pour la conquête ou la conservation du pouvoir dans un cadre républicain.

Pour la coordination nationale du ROJD

Chevalier de l’Ordre du Mérite Burkinabè

Le Coordonnateur national

Saaga Frédéric ZOUNGRANA



B24 Opinion

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Il y a 6 commentaires

  1. Voici une organisation de la soci?t? civile qui prend ses responsabilit? et qui sait ce qui est meilleur dans un ?tat d?mocratique! Les pseudo d’organisation de soci?t? civile qui appelle la population a la d?sob?issance civile ont un autre projet cach? derri?re sinon on ne peut pas comprendre qu’une organisation puisse appeler les gens ? br?ler le pays alors qu’elle se dit d?mocrate alors les messieurs de la soit disant soci?t? civile si vous ?tes vraiment des d?mocrates acceptez le r?f?rendum pour faire valoir vos positions. Oui au r?f?rendum! !!

  2. Mais le burkinab? a un s?rieux probl?me. Si tu es contre le referendum, la modification de l’article 37, tu es un vrai citoyen. Mais malheur ? toi si tu es pour la modification de l’article 37, automatiquement tu n’es plus burkinab?, tu n’es plus citoyen, tu ne fais plus partie du peuple. Si le peuple burkinab? c’est ceu qui sont contre le referendum et la modification de l’article 37 de la constitution c’est qu’on un gros probleme. Je pensais que c’est le debat contradictoire republicain, le divergeance des points de vue qui fais la democratie. Mais au Burkina on veut le contraire, on veut que tout le monde soit unanime sur une question. C’est imposible dans une democrtie. En democratie c’est la majorit? qui remporte le debat et travers les urnes

  3. Pour chercher d?autres solutions lorsqu?on sait que le verouillage de l?article 37 de la constitution profite ? tout le monde, et permet ? tout le monde d?atteindre l?objectif de sa lutte

  4. voici un acte ? saluer, des gens qui comprennent les enjeux r?els de la politique burkinab?. La politique ne se limite pas ? dire oui ou non et tout s?arr?te l?, il faut voir au del?, et regarder en face les vrais enjeux

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