Révision parlementaire de l’Article 37 : Ce serait “insuffisant”, selon le MPJ

648 9

Le Mouvement populaire des jeunes (MPJ), mouvement de la société civile, estime que le référendum  serait le meilleur moyen pour le peuple burkinabè de s’exprimer sur la  polémique révision de l’article 37 de la Constitution.  Cette consultation électorale est si nécessaire qu’il propose de la tenir, même si la révision obtient le vote des 96 députés.

Le Président du Faso, Blaise Compaoré, a décidé de convoquer un référendum sur la révision de l’article 37 de la Constitution, qui limite dans ses dispositions actuelles, les mandats présidentiels consécutifs à deux. Mais avant, le Chef de l’Etat veut requérir l’avis des députés, en soumettant le projet de loi à leur vote.

Pour le MPJ, c’est la preuve « de la maturité » des institutions et « du dynamisme » de la démocratie au Burkina, affirme son président, Pascal Zaida, lors d’un point de presse, ce 24 octobre 2014 à Ouagadougou. 

Cela dit, le mouvement rappelle que le projet de loi ne sera plus soumis au référendum  s’il obtient le vote favorable de la majorité qualifiée des députés, en l’occurrence, 96 députés. C’est une hypothèse qui ne convient pas au MPJ.

Eviter “le débat sur la représentativité et la légitimité réelle des députés”

« Ce serait certes, le résultat d’une expression libre et démocratique (…), mais ce serait insuffisant à nos yeux, car un tel scénario aura occulté le recours au référentiel suprême qu’est le peuple »,  explique Pascal Zaida. Il occulte surtout, continue Zaida, la possibilité pour la jeunesse de s’exprimer sur une question aussi « exceptionnelle » que celle de la limitation des mandats présidentiels.

« Au-delà de l’aspect légal de l’alternance démocratique, il se pose la problématique de l’alternance de génération. Alors, il est primordial que la jeunesse soit pleinement associée à une décision aussi déterminante pour son avenir », défend le président du MPJ.

Il ajoute également que le référendum, qu’il appelle de tous ses vœux, permettra au peuple, « le seul et vrai dépositaire du pouvoir d’Etat » de trancher et d’éviter « le débat sur la représentativité et la légitimité réelle des députés ».

Désobéissance civile, oui, mais de façon pacifique

Autant de raisons qui poussent le MPJ à faire une demande extrême, à savoir organiser le référendum, même si la majorité qualifiée des députés approuvent le projet de loi. 

En attendant, le président du MPJ a rappelé aux acteurs politiques et l’ensemble des burkinabè que « le débat démocratique doit se mener dans des cadres reconnus et acceptés par tous ».  

A défaut, il  leur a alors demandé de faire preuve de responsabilité et d’éviter de s’attaquer aux biens publics lors des manifestations. « La désobéissance civile est un droit, mais elle doit se faire de façon pacifique », a conclu Zaida. 



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

Article similaire

Il y a 9 commentaires

  1. Mais le burkinab? a un s?rieux probl?me. Si tu es contre le referendum, la modification de l’article 37, tu es un vrai citoyen. Mais malheur ? toi si tu es pour la modification de l’article 37, automatiquement tu n’es plus burkinab?, tu n’es plus citoyen, tu ne fais plus partie du peuple. Si le peuple burkinab? c’est ceu qui sont contre le referendum et la modification de l’article 37 de la constitution c’est qu’on un gros probleme. Je pensais que c’est le debat contradictoire republicain, le divergeance des points de vue qui fais la democratie. Mais au Burkina on veut le contraire, on veut que tout le monde soit unanime sur une question. C’est imposible dans une democrtie. En democratie c’est la majorit? qui remporte le debat et travers les urnes

  2. Pour chercher d?autres solutions lorsqu?on sait que le verouillage de l?article 37 de la constitution profite ? tout le monde, et permet ? tout le monde d?atteindre l?objectif de sa lutte

  3. Ka ,ouvre tes yeux et analyse , le CDP a t il besoin de tricher ? soyons sinc?res !! le cdp a 12 363 sur 18527 si?ges de conseillers municipaux ? pourvoir dans les 351 communes urbaines et rurales que compte le Burkina Faso. et chaque conseiller peut en toute franchise apporter la voix de 20 personnes , fait une multiplication et tu verras combien ?a fait sur le environ 3000000 Citoyens Burkinab? tu sauras que vous faites un combat abracadabrant , vive le CDP oui au referendum

  4. Pascal Zaida depuis 27 ans au Burkina, quelle ?lection a ?t? faite sans un achat de conscience par les responsables du CDP qui puisent le denier public comme ils veulent. Laisser faire ce referendum c?est de donner une occasion aux responsables du CDP de puiser comme d?habitude dans la caisse de l??tat pour acheter la conscience du peuple en pr?carit? total. Le pr?sidant doit respecter la lettre et l?esprit de l?article 37 qui interdisent out pr?sident du Faso de briguer 3 mandats pr?sidentiels cons?cutifs.

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *