Transition : Deux organisations de la société civile appellent à la vigilance

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Deux organisations de la société civile, le Cadre de réflexion et d’action démocratique (CADRe) et la Ligue des électeurs et électrices du Burkina, ont appelé, lors d’un point de presse ce 1er novembre 2014, les Burkinabè et la société civile à la vigilance pour que l’armée ne vole pas la victoire au peuple.

Emile Paré raconte l’assaut sur l’Assemblée nationale

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Pour le CADRe et la Ligue des électeurs et électrices du Burkina (dirigée par le Dr Emile Paré), deux organisations de la société civile burkinabè, « l’insurrection populaire » des 30 et 31 octobre 2014 doit aboutir à une « révolution démocratique ». Selon Hyppolite Domboué, secrétaire exécutif du CADRe, c’est le peuple qui a lutté pour aboutir à cette victoire et « il ne pas question que des gens (lui) donnent un goût inachevé ».

Elles appellent par conséquent « toute la société civile à mener le combat à une rencontre ». « Nous sommes pour la démocratie et donc contre les Coups d’Etat. Il faut que la société civile ouvre l’œil et le bon pour que le pouvoir ne soit pas accaparé et gardé par les militaires », explique Hyppolite Domboué.

 En ce qui concerne les partis politiques, les deux organisations les ont invités à « stopper immédiatement leurs hésitations pour faire des propositions concrètes au peuple ».

Les deux organisations s’adressent à l’armée, qui est actuellement au pouvoir, « à se mettre à la disposition du peuple insurgé, particulièrement patriotique » afin de mettre en place une transition politique consensuelle. « L’armée est citoyenne et doit se ranger du côté du peuple », a conclu Domboué.

En rappel, le 31 octobre 2014, le Président Blaise Compaoré a démissionné suite à d’importantes manifestations de rue. Après quelques hésitations, c’est finalement le lieutenant-colonel Isaac Yacouba Zida, commandant adjoint du Régiment de sécurité présidentiel (RSP), qui a pris les rênes du pouvoir et de la transition, annonçant que des concertations seront bientôt menées pour mettre en place un organe de transition consensuel.

Stella NANA
Burkina24


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