Floby est de retour au bercail avec plein de promesses

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Après deux mois de tournée en Europe et aux Etats-Unis, Floby est de retour au pays.  Une tournée que l’artiste dit être une expérience et une promotion. Il a aussi mis son séjour à profit pour nouer des contacts. Il est revenu avec plein d’autres surprises, dont un prochain album. Découvrez cela dans l’entretien.

Burkina24: Comment s’est passée votre tournée ?

Floby: La tournée s’est bien passée, je n’ai pas rencontré de difficulté particulière, tout ce qui était prévu a pu se tenir, on a pu suivre le programme. Il n’y a pas eu de report. A Paris, j’avais une seule date, le 5 septembre. J’ai été sollicité encore pour prester le 20 septembre mais le programme n’a pas été bouleversé.

B24: Comment vous avez été accueilli ? Y-a-t-il eu de l’engouement?

Floby: Ma mission a été accomplie.  Je partais pour ma promotion, et c’est sûr que j’ai gagné en promotion parce que dans mes concerts, ce n’était pas que des Burkinabè. Il y avait d’autres Africains, des Européens et des Américains qui ne comprennent même pas français mais qui étaient là. Mes concerts ont été un succès.

Mon concert à Paris a été une polémique parce qu’un Burkinabè né en Côte d’ivoire s’est plaint parce qu’à mon concert, il y avait au maximum dix Burkinabè dans la salle qui était pourtant pleine de monde, il s’est dit qu’il n’y avait pas à Paris que seulement 10 Burkinabè. C’est cette réaction qui a fait que j’ai été convoqué à nouveau à Paris au Stade de France le 20 septembre.

B24: Qu’est-ce que cette tournée vous a apport é?

Floby : J’ai gagné en expérience, en promotion. Je ne suis pas parti là-bas pour de l’argent.

J’ai eu d’autres demandes pour des prestations avant de venir mais ces dates ont été reportées pour l’année prochaine. Dans huit mois j’y retourne pour les honorer.

B24 : Avez-vous eu des accords, des signatures de contrat ?

Floby: Oui, beaucoup d’accords et de propositions de signature de contrat. Mais pour ce qui est concret, j’ai eu un contact avec Copydon, c’est une grosse maison de production qui se trouve à Paris et qui fait seulement des tournées avec des artistes africains en Afrique. Ma tournée avec Copydon commence le 6 décembre du côté d’Abidjan, au Togo et en Guinée Conakry. Mais pour ce dernier, je doute d’abord à cause d’Ebola.

Il y a eu beaucoup d’accords et signatures de contrat. Côté collaboration musicale, j’ai un accord avec l’artiste camerounaise Mani Bella sans qu’elle ne me demande un rond. Ce qui m’a beaucoup touché. J’ai un accord avec Mathématik, Tâche noire du Togo. Bebi Philip s’est aussi proposé d’arranger mon  tout dernier album.

Il y a aussi mon affiliation à la Sacem (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de musique) de France, je suis désormais un membre de la Sacem.

Je suis parti avec 300 CD et tout est fini.  C’est le même problème qu’ici, avec le développement des technologies, là-bas aussi les gens ne paient pas trop les CD. Ils  préfèrent les téléchargements. Heureusement, je figure dans les réseaux de téléchargement.

B24 : Et l’argent ? Quel a été votre plus gros cachet pendant cette tournée?

Floby: De l’argent ? Je ne gâterai pas le nom de Dieu, quand je partais je vous ai dit que je ne partais pas pour de l’argent mais j’ai eu un salaire. Je ne me plains pas et ça a dépassé ce à quoi je m’entendais et ce que je gagnais avant quand je partais. Je n’aime pas déclarer mon cachet, c’est un secret professionnel.

B24: Tous ces accords augurent-ils un nouvel album?

Oui, un album va sortir le 30 juin 2015. On ne change pas une date qui gagne parce que c’est le 30 juin qui a vu naître Floby. Ce n’est pas la date de naissance, mais je choisis cette date pour mes grands concerts, et ça fera 3 ans que le précédent album a vu le jour.

B24: Qu’est-ce que Floby nous a donc ramené ?

Floby: Je suis revenu avec un autre style de prestation, nous travaillons à proscrire le pur play-back dans les concerts, je suis revenu avec une table de platine.

C’est un appareil avec lequel on joue les instruments et l’artiste pose sa voix. Ça m’a coûté très cher. Ça me permettra de faire du semi-live. Quand je suis parti là-bas, c’est comme ça que j’ai fait ma tournée.

Je me suis forcé de me procurer cet appareil parce que c’était très important et je suis sûr que d’autres artistes en auront besoin. J’ai jugé de faire le live maintenant mais sous une autre forme. J’ai aussi ramené une voiture de marque Lexus.

Votre mot pour terminer cet entretien?

Je dis merci à tous mes fans. Quand j’ai vu ce qui se passait dans mon pays j’ai eu peur, je ne croyais pas. Je suis un homme public, je n’ai pas de parti pris, je n’aime pas la politique.

Tout ce que j’ai à faire, j’ai demandé à Dieu de bénir mon pays, quel que soit ce que je deviendrai, c’est le Burkina qui a fait de moi ce que je suis. Je me suis dit si je perds ce pays,  je deviens quoi? Je suis allé aux Etats-Unis, j’ai vu de belles maisons, des voitures mais j’avais la nostalgie de mon pays. Si tu n’es pas encore sorti tu ne sais pas que le Burkina est un bon pays, il y a assez de liberté.

Propos recueillis par Reveline SOME
Burkina24


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Il y a 29 commentaires

  1. Wellcome! t’es un patron de la music burkinab?. L’une des qualit?s de l’homme c’est l’humilit?. puisse dieu l’accompagner.

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