Burkina : Les grandes lignes de la charte de la transition adoptée ce jeudi

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La fumée blanche s’est échappée de l’Autorité du Liptako-Gourma dans la soirée du 13 novembre 2014, aux environs de 21h.  Partis politiques, société civile, autorités coutumières et religieuses  et forces de défense et de sécurité sont enfin parvenus à un juste milieu sur la charte de la transition (pour la lire, cliquez).  

Il a fallu trois heures pour que les différentes parties puissent aboutir à un document dont le contenu est accepté par tous.

Lorsque le modérateur a demandé ceux qui votaient contre ou abstention, aucune main ne s’est levée. Pour le “pour”, ce sont des acclamations qui ont résonné dans la salle de conférence du Liptako-Gourma, y compris avec les représentants de l’armée, suivies aussitôt de l’hymne national burkinabè.

Quelles sont les grandes lignes de cette charte (voir le document en cliquant ici) ?

Ecoutez Luc Marius Ibriga

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C’est le Pr Luc Marius Ibriga, membre de la société civile et membre du Comité de rédaction de la charte, qui l’explique. D’abord, le président de la transition doit être un civil et ne doit pas être un leader politique, comme l’a souhaité l’armée, afin d’assurer son impartialité lors des élections.

Les représentants des militaires ont participé à cette plénière et entonné l'hymne national avec tous les participants après l'adoption de la charte (© Burkina 24)
Les représentants de l’armée ont participé à cette plénière et entonné l’hymne national avec tous les participants après l’adoption de la charte (© Burkina 24)

Ensuite, le Président de la transition (il sera désigné par consensus et non plus par vote) nomme lui-même son Premier ministre, afin, explique Ibriga, qu’ils soient en phase pour diriger la transition.

Ce Premier ministre dirigera un gouvernement de transition composé de 25 départements ministériels, dont la répartition doit prendre en compte les femmes, les jeunes et les syndicats. Mais les personnalités qui ont soutenu la modification de l’article 37 de la Constitution ne pourront pas y participer.

La troisième grande ligne porte sur le Conseil national de la transition qui sera composé de 90 membres et sera un organe délibératif. Il sera dirigé par une personnalité civile. Quant à sa composition, elle sera la suivante :

– Trente (30)  représentants des partis politiques  de l’ancienne opposition politique ;

– Vingt cinq (25) représentants des organisations de la société civile ;

– Vingt cinq (25) représentants des forces de défense et de sécurité;

– Dix (10) représentants de l’ancienne majorité.

L’ancienne majorité fera donc partie du Conseil national de transition.

Quelle sera maintenant la suite ? Selon les explications du Pr Ibriga, la suspension de la Constitution sera bientôt levée et le Conseil constitutionnel va constater la vacance du pouvoir, puis l’inexistence de certaines institutions et enfin enclencher la mise en œuvre de la transition, dont le premier palier sera la désignation du Président de la transition.  Pour le reste, la balle est dans le camp de l’armée, a  laissé entendre le Pr Ibriga.



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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Il y a 166 commentaires

  1. Bravo au colonel zida.Il est entrain de rentr? dans l’histoire du BURKINA.je pense qu’il est un patriote.je propose qu’on le nomme Ministre de la D?fense en guise de r?compense.

  2. N’importe quoi, comme message, on doit tout faire pour que les partisans de Blaise Compaor? ne soit pas au pouvoir, puisse que eux m?me disait que “en dehors de Blaise personne ne pouvait ?tre Pr?sident au Burkina”. Alors il est parti et vous pouvez ?tre maintenant Pr?sident?. je pense que l’arm? est entraine de manigancer quelque chose. Ils ne peuvent pas ?tre Pr?sident, ce sont eux qui le disent.

  3. C?est bien mais ce n?est pas arriv? car il n?y a aucune raison que l?arm?e si?ge ? l?assembl?e nationale qui est cens?e repr?sent?e les civils. Je ne pense pas que la fonction de militaire soit conciliable avec la politique.
    Le plus grand probl?me et le plus grand d?terminant de la suite de toute cette folle course est certainement le choix du Pr?sident de la transition.
    Maintenant, qu?ils ont vendu la r?volution, voyons si nous en tirerons b?n?fice. Je reste perplexe, tant que la politique dominera les int?r?ts du peuple, il n?y aura pas de v?ritable changement.
    Il faut nettoyer toute la maison pendant qu?on y est.

  4. C?est bien mais ce n?est pas arriv? car il n?y a aucune raison que l?arm?e si?ge ? l?assembl?e nationale qui est cens?e repr?sent?e les civils. Je ne pense pas que la fonction de militaire soit conciliable avec la politique.
    Le plus grand probl?me et le plus grand d?terminant de la suite de toute cette folle course est certainement le choix du Pr?sident de la transition.
    Maintenant, qu?ils ont vendu la r?volution, voyons si nous en tirerons b?n?fice. Je reste perplexe, tant que la politique dominera les int?r?ts du peuple, il n?y aura pas de v?ritable changement.
    Il faut nettoyer toute la maison pendant qu?on y est.

  5. Le peuple en mouvement |

    Je suis fier de mon peuple, je suis fier de l’arm?e! L’arm?e c’est le peuple, le peuple c’est l’arm?e! Le peuple est dans l’arm?e, l’arm?e est dans le peuple! L’arm?e et le peuple sont unis, coll? serr?!Que le Burkina avance, main dans la main!
    VIVE LE BURKINA FASO!