Gestion de la transition : Michel Kafando «n’est pas seul »

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Michel Kafando a été investi Président de la transition. La prochaine étape est la désignation du Premier ministre, dont l’identité doit être connue ce 19 novembre 2014, en principe. En attendant de savoir qui épaulera Michel Kafando, retour sur les réactions d’hommes politiques, de responsables d’église et d’ambassadeurs après la prestation de serment du Chef de l’Etat, le 18 novembre 2014.

Ablassé Ouédraogo, membre du Conseil national de désignation du président de la transition

“Il n’est pas seul”

Ablassé Ouédraogo et Nathalie Somé, présidente du CSC (© Burkina24)
Ablassé Ouédraogo et Nathalie Somé, présidente du CSC (© Burkina24)

Je pense que ce que nous venons de vivre est un jour exceptionnel au Burkina Faso. Un jour nouveau j’allais dire, parce qu’avec la prise de fonction du nouveau président de la transition, une nouvelle page s’est ouverte après la fermeture de la page de Blaise Compaoré.

Ce que nous pouvons souhaiter, je pense que les Burkinabè l’ont démontré, que les Burkinabè se mettent ensemble pour travailler avec détermination autour du président de la transition pour que la mission qui lui a été confiée par le peuple se déroule avec les résultats escomptés.

Je pense que le Burkina a déjà montré sa capacité de se réaliser et nous sommes confiants pour l’avenir du Burkina.

Vous pensez que sa tâche sera facile ?

Il n’est pas seul, c’est le Burkina Faso, c’est tout le peuple. Seul on est rien mais ensemble et unis nous sommes forts.

Gilles Thibault, ambassadeur de France

« Il peut totalement compter sur les partenaires du Burkina Faso »

C’est un grand moment pour le Burkina et pour l’Afrique. C’est une tâche pas facile, il l’a dit lui-même, c’est un honneur qu’il est choisi d’assumer c’est une belle tâche de conduire le Burkina vers les élections. Il peut compter totalement sur les partenaires du Burkina Faso. Je le lui ai dit et le président François Hollande lui dira également.

Tulinabo Mushingui, ambassadeur des Etats-Unis 

« Nous allons continuer à travailler avec le peuple burkinabè »

L'ambassadeur des Etats-Unis au Burkina saluant le Président de la transition (© Burkina24)
L’ambassadeur des Etats-Unis au Burkina félicitant le Président de la transition (© Burkina24)

Nous sommes très contents d’être témoins à ces évènements d’aujourd’hui. Je le dis à tout le monde, le peuple américain suit ce qui se passe au Burkina Faso avec attention et nous sommes très contents d’arriver à cette étape.

C’est une étape sur un long chemin. Nous allons prendre étape par étape. La deuxième étape, on a levé la suspension de la constitution, et maintenant on est à l’investiture du président, c’est encore une fois, une étape positive pour nous et nous sommes très contents d’être là et nous allons continuer à travailler avec le peuple Burkinabè pour arriver aux prochaines étapes.

Maître Bénéwendé S. Sankara, membre du Comité de désignation du président de la transition

Me Bénéwendé Sankara (d.) et le désormais ancien directeur de cabinet de l'ancien chef de file de l'opposition politique ( © Burkina24)
Me Bénéwendé Sankara (d.) et le désormais ancien directeur de cabinet de l’ancien chef de file de l’opposition politique ( © Burkina24)

« Le vrai problème commence »

C’est une investiture pleine de solennité. Généralement, quand on assiste à une telle cérémonie, il y a d’abord l’émotion mais au-delà de l’émotion, c’est le serment, le sacerdoce, c’est l’engagement que le chef de l’Etat prend de façon historique devant le peuple Burkinabè, devant la communauté internationale, de ne pas trahir ce serment et de faire en sorte que les missions pour lesquelles il a été désigné chef de l’Etat, ces missions puissent véritablement s’accomplir. C’est pour ça que nous sommes là, pour être témoins historiques de ce serment et ce sacerdoce.

Lui-même,dès ses premiers mots, a dit que c’est une responsabilité redoutable, donc il est conscient des missions et des tâches qui l’attendent.

Vous pensez que cette investiture est la fin des problèmes ?

Non, c’est un cérémonial. Le vrai problème commence et ce problème veut que depuis la charte jusqu’à sa mise en œuvre, c’est tout le monde qui est engagé, c’est toute la nation qui est engagée, c’est tout le peuple qui est engagé, ce n’est pas que le chef de l’Etat lui seul.

Pasteur Samuel Yaméogo, Président de la Fédération des églises et missions évangéliques

« Ça commence bien »

Nous sommes heureux de voir ce que nous voyons parce que notre pays a pris un nom exceptionnel de s’appeler Burkina Faso, pays des hommes intègres et ce que nous voulons, c’est que notre nation famille reste dans l’intégrité dans l’amour du prochain.

Nous pensons que déjà ça commence bien. Nous prions pour lui et nous pensons que sa tâche ne sera pas facile mais ça pourra être possible.

Propos recueillis par Justin YARGA et retranscrits par Reveline SOME
Burkina24

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Il y a 1 commentaire

  1. Bien vu Reveline , le peuple a fait ce qu?il fallait pour que le Burkina avance et suive l??volution du 21e si?cle avec sa jeunesse dont Blaise Compaor? et son CDP corrompu avait bloqu?. Michel Kafando avec les forces vives soutenues par le peuple veillant, feront le reste. Le peuple Burkinab? est m?ri par la complexit? d?un pr?sident cam?l?on et les responsables de son parti CDP racine de la corruption. Si la transition permet les jeunes avec leurs objectifs a la fa?on du Burkina 1998, notre pays aura un taux de 5 chiffres dans les ann?es ? venir et se classera au-dessus du chiffre du classement mondiale. Esp?rons que la jeunesse saura tenir le volant de l??conomie nationale en contr?lant les ressources de notre sous-sol pour faire red?marrer l??conomie notre pays que nous aimons tous.

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