Révolution technologique : Quel avenir pour le livre, gardien du savoir ?

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Pendant longtemps, les bibliothèques ont été considérées comme source de savoir intarissable. Elles constituent un cadre de recherche de savoir pour tous. Mais avec la révolution technologique surtout Internet, les bibliothèques sont contraintes d’adopter un comportement  inhabituel par leur timide fréquentation.

Le livre a longtemps été le seul moyen permettant aux Hommes d’avoir des informations. Or, il existe de nos jours, plusieurs techniques permettant d’avoir accès à l’information sans se déplacer. En effet, les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont une influence considérable sur la fréquentation des bibliothèques.

Les téléphones, l’internet, les ordinateurs, les Ebook, les documents en ligne, en somme la numérisation des supports a pris le dessus sur le monde analogique. Le directeur de la bibliothèque nationale du Burkina (BNB), Nawa Rufin Kaboré, a d’ailleurs attesté à travers les colonnes du journal « DNF » paru le 17 novembre dernier, que les bibliothèques ne sont pas fréquentées comme avant, à cause naturellement, du tout-numérique.

Wole Soyinka, le premier auteur africain et noir lauréat du prix Nobel de littérature (1986) se dit inquiet.
Wole Soyinka, le premier auteur africain et noir lauréat du prix Nobel de littérature (1986) se dit inquiet et propose une cohabitation entre le livre et l’internet.

Mais chercher à défaire les gens des nouvelles technologies, c’est pour autant refuser de suivre le cours moderne de la vie.

Au regard de cet aspect des choses, le directeur de la BNB conseille aux voyageurs de prendre quand même la route avec un roman dans le sac.

« En même temps que vous manipulez l’internet ou passez du temps devant votre poste téléviseur, n’oubliez pas de lire un journal ou un livre », a-t-il soutenu.

Une possible cohabitation entre le livre ordinaire et le livre électronique…

En réunissant la culture de l’internet, de la télévision et du roman, l’on peut, selon lui, devenir suffisamment fort pour affronter le monde et ses réalités.

La question n’est pas cruciale seulement au Burkina. Au fait, lors de la 3e édition de la conférence annuelle « Zik de l’Université Nnamdi Azikiwe du Nigéria », tenue la semaine dernière, l’écrivain Nigérian et concepteur de la « Tigritude », le Professeur Wole Soyinka a attiré l’attention des autorités publiques, des enseignants et des élèves, sur les dangers de la révolution internet sur le savoir.

Pour lui, rapporte le journal « Agence Ecofin », une forte dépendance des activités académiques par rapport à internet pourrait conduire à la fin du livre comme instrument de développement de l’esprit et de renforcement de potentiels.

A cause d’internet, Wole Soyinka estime qu’il y a une baisse considérable de la lecture et de l’écriture chez les jeunes surtout au Nigéria. Ce qui empêcherait le développement de leurs potentiels innés.

Les esprits s’en trouvent, d’après l’écrivain, appauvris à cause de cette course à l’adoption du numérique. Il a ajouté que les gadgets de communication tels que les ordinateurs et les tablettes pourront mettre un terme à la culture de l’écriture du livre et de sa lecture. Et que cette révolution internet risque même de « détruire le royaume de l’imagination chez les jeunes ».

Pour ne pas arriver à une telle extrémité, le premier auteur africain et noir lauréat du prix Nobel de littérature (1986) encourage également les autorités et les jeunes à trouver un moyen pour faire cohabiter le livre et l’internet.

Noufou KINDO
Burkina24

Noufou KINDO

@noufou_kindo s'intéresse aux questions liées au développement inclusif et durable. Il parle Population et Développement.

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