Difficile choix des représentants des OSC : « C’est regrettable », selon Casimir Sawadogo du RAD

Une partie des Organisations de la société civile n’a toujours pas réussi à choisir ses représentants pour la composition  du Conseil national de transition. Jusqu’à présent, seuls le bloc 21 et la composante presse privée qui ont pu désigner leurs membres. Casimir Sawadogo, président du Réseau d’action pour la démocratie (RAD), a été choisi au titre du bloc 21 pour faire partie du CNT. Il explique dans cet entretient, comment le choix s’est passé au niveau de ce bloc 21 et le regard qu’il jette sur le comportement actuel de la société civile.

Burkina24 (B24) : Les organisations de la société civile ont-elles réussi  à déposer la liste de leurs représentants pour la composition du Conseil national de transition ?

Casimir Sawadogo (CS) : Au niveau du bloc 21, ce sont des organisations qui travaillent depuis longtemps en semble et cela ne pose pas de problèmes.

Cela s’est passé convenablement. Il n’y a pas eu de perturbations, sauf vers  la fin que  des gens animés de mauvaises volontés qui sont venus pour perturber. Mais les choses se sont passées normalement.

B24 : Il y a eu un vote ?

C.S : Les votes se sont passés convenablement. On a pu définir les personnes que nous voulions.

B24 : Qui sont ces personnes ?

C.S : Il y a quelques noms que je peux citer. Il y a le CAR (Hervé Ouattara),  le RAD (Casimir Sawadogo),  le M21 (Marcel Tankoano), le Mouvement ça Suffit (Aziz Sana). On a tenu aussi compte du genre.

B24 : Le bloc 21 est-il intéressé par les postes ministériels ?

C.S : Avec les sensibilités, c’est possible que cela se passe. Mais on n’en a pas fait véritablement une discussion. Mais cela dépendra du Premier ministre qui choisira les personnes avec qui  il pourrait travailler.

B24 : Que pensez-vous des OSC de Bobo qui estiment que la procédure de désignation n’est pas inclusive ?

C.S : Nous sommes parfaitement d’accord avec nos frères de Bobo-Dioulasso. Au niveau du bloc 21, on en a discuté. On travaille véritablement ensemble avec nos frères qui sont  à Bobo-Dioulasso. Ils font partie du bloc 21. Quand vous regardez les regroupements qui ont fait la conférence de presse, il ressort qu’il y a le Mouvement en rouge, le Balai Citoyen, le CAR, etc.

Ce n’est qu’un problème de compréhension et de dialogue qui s’est posé. On s’est compris et les choses sont rentrées dans l’ordre.

B24 : Les choses sont réglées ?

C.S : Oui et ce n’est pas à Bobo-Dioulasso seulement, mais dans toutes les régions. Nous sommes entrés  en contact avec toutes ces structures et on a essayé de résoudre le problème ?

B24 : Cette initiative ne concerne seulement que le bloc 21 ?

C.S : Oui cela ne concerne que le Bloc 21, qui compte 13 structures. Ce sont des structures spécifiques qui sont nées pour barrer la route du pouvoir à vie et qui travaillaient quotidiennement avec les partis politiques pour leur permettre de pouvoir organiser les marches-meetings

B24 : On estime que c’est une image de désordre que véhiculent actuellement les  OSC dans le processus de la transition. Qu’en pensez-vous ?

C.S : C’est une réalité regrettable et il faut le souligner. Le Burkina compte plus de 50 000 associations qui se répartissent dans plusieurs domaines. Pour tenir compte de toutes ces sensibilités, on n’a que 25 places. Et même si on avait 1 000 places, on ne pourrait pas satisfaire tout le monde.

Et comme ce sont des structures qui ne se regroupaient pas autour d’une coordination pour bien mener le travail, c’est cela qui a occasionné le désordre.

Si elles travaillaient ensemble comme le bloc 21, cela pourrait bien marcher. Même au niveau du bloc 21, il y a eu des discussions, mais grâce à cette familiarité, on se connaissait depuis longtemps, nous arrivons à résoudre nos problèmes.

Ce qui se passe actuellement avec la société civile, c’est vraiment dommage. Je lance un appel à tout un chacun de sauvegarder l’intérêt commun et de mettre notre ego à l’écart.

Il ne faudrait pas que les gens pensent qu’il y a un gâteau à partager. Ce n’est qu’une transition. Il faudrait qu’on fasse confiance à ceux qui vont nous représenter et les aider. C’est ainsi que le peuple burkinabè pourrait  donner un exemple aux autres peuples.

Propos recueillis par Abdou ZOURE
Burkina24


Abdou ZOURE

Abdou Zouré, journaliste à Burkina24 de 2011 à 2021. Rédacteur en chef de Burkina24 de 2014 à 2021.

10 commentaires

  1. D??tranges oiseaux dans la basse-cour viol?e
    De g?n?ration spontan?e opportunistes et larbins affam?s
    Se bousculant aux portes d?un temple inconnu
    Tandis que dignes ouvriers d?hier se sont tus
    Au milieu de ce bal masqu? de gredins
    Que lumi?re jaillisse pour ivraie et bons grains.

  2. Vous m?me vous savez que c’est ? cause des postes qu’il on sach? Blaise Compaor?. Sinon c’est quoi dites moi et dites la v?rit? vous aussi.

  3. La solution elle est tr?s simple; mandat gratuit sans aucun avantage et interdiction pour certains de se repr?senter aux prochaine s?lections et c’est tout ; en ce moment on saura qui est pratiote vraiment !

  4. les gens se batte pour la remineration.On devrait decider de la non remun?ration des membres du cnt.c’est l? on verra qui est patriote

  5. C’est normal qu’il ait des bagarre car personnes des osc comme le bloc 21, personnes ne les connais et des osc pareille sont nombreuses qui sont venues a la derni?re minute apr?s avoir soutenu le r?f?rendum avec la fedapbc.

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