Sous-sol burkinabè : Un réseau demande de revoir le code minier

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Le contexte politique de changement de mode de gouvernance ouvre la voix à plusieurs revendications. C’est ainsi que le Réseau National pour la Promotion des Evaluations Environnementales (RENAPEE), a donné une communication, ce jour 22 novembre au ministère de l’environnement à Ouagadougou, pour sensibiliser et attirer l’attention des leaders politiques sur le secteur minier.

Le Réseau National pour la Promotion des Evaluations Environnementales (RENAPEE), crée en juin 2013, a pour but de promouvoir la protection et la préservation de l’environnement.

La communication donnée ce jour sous le thème « Gouvernance environnementale et minière en Afrique : cas du Burkina Faso», a pour but d’attirer l’attention des leaders politiques et de sensibiliser les citoyens sur les enjeux de l’exploitation minière sur le plan économique, social et environnemental.

La période de pleine transition où une révision de la gouvernance s’avère nécessaire, les responsables du réseau pensent que c’est « le moment propice pour que les leaders politiques revoient le code minier».

Pour eux le taux de 10% des parts d’action d’exploitation minière du pays est très faible. Le plus faible en Afrique en raison de plus de 20 à 30% appliqués dans d’autres pays africains (Bostwana 5O%, Namibie 50%, Guinée Conakry 30%, Niger plus de 30%) alors que ce sont les mêmes multinationales.

L’ex-gouvernement aurait justifié ce fait par la politique d’attirer plus d’investisseurs au Burkina. Par contre, ils font remarquer que dans pays où le taux est élevé, l’alternance politique est de mise.

Planifier l’exploitation des ressources

Au Burkina, on dénombre 13 mines d’exploitation, chose que les membres du réseau jugent pléthorique. «Si l’on reste dans le contexte du développement durable, plus rien ne sera légué aux générations futures. Il sera donc préférable que le gouvernement planifie dans le temps et dans l’espace l’extraction minière», explique Yaye Hadiza, membre du réseau.

« Ces questions ont été soulevées dans le temps et le code minier est rentré à l’assemblée et est ressorti » sans être examiné, ajoute Désiré Yaméogo, le président du réseau.

A cet effet, ils ont fait entre autres recommandations, de faire les états généraux du secteur minier, réviser le code minier pour prendre en compte les insuffisances, réaliser une évaluation environnementale pour le secteur minier.

Des actions concrètes sur le terrain seront menées à l’avenir pour sensibiliser la population et interpeller les autorités.

Reveline SOME
Burkina24


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Il y a 81 commentaires

  1. En toute franchise,ce r?gime sortant nous doit des explications, avec tout ce boum minier le fonctionnaire burkinab? est le mal pay? dans cette region ouest-africaine.l’ex-‘ange gardien des mines lamoussa sawadogo nous doit des esplications

  2. S’ils ne veulent pas augmenter qu’ils d?gagent.Ce sont eux les corrupteurs de l’ancien r?gime.Donc si les corrompus sont punis,les corrupteurs doivent l’?tre.Ils ont aid? des gens ? voler leur peuple,qu’ils comprennent que cela est fini.Les ressources du pays appartienent au peuple et non ? une phrange dirigeante de la population!Nous devons oser l’affront,car rien ne sera facile si nous acceptons d’?tre les dompt?s de la loi de ces industriels!Vive le peuple!

  3. Si ailleurs de tels Taux sont pratiqu?s, il n'y a pas de raisons que le Burkina Faso en r?clame moins, m?me si attirer les Investisseurs potentiels constituait un imp?ratif et une urgence. Atteindre les 50% du Botswana et la Namibie serait peut-?tre difficile, mais rester ? 10% reste inacceptable.

  4. Je crois que ce taux 10% n’est pas confidentiels, ce r?seau ?tais ou pendant toute ces ann?es pour cri?e et faire entendre leur voix. Ne croyez pas qu’on peux arr?t? le contrat en cours d’un site minier avant son terme. On est oblig? d’attendre son terme sans quoi on doit les d?dommag? et c’est ? coup des milliards. Ces questions ne ce r?gle pas ? coup de b?ton. Ces pas sur Facebook qu’on passe de 10% ? 50%. Que Dieu b?ni tjrs le Burkina Faso

  5. Belle initiative. ls patrons m?m d cs multinationales savent tr?s bien q ca n peut pas continuer coe ca. “plu rien ne sera coe avan”. C? idem pr ttes les entreprises ou soci?t?s qi ne payaient pas les impots. M. Kafando et son gouvernement est l? pour vous.

  6. Voil? un sujet essentiel qui n?cessite une r?forme profonde. Arr?tons de dilapider les richesses mini?res du pays et mettons fin au pillage qui ne profite qu'? quelques uns et qui empoisonne les populations.

  7. seul les dessus et les dessous de notre sol peuvent nous donner notre int?grale independance ?conomique voir politique vis ? vis de l’occident. Ainsi on ne sera plus assujetti aux commendements de l’occident.

  8. Je pense que si nous mm on es bien organis? pas forc?ment besoin des occidentaux pour g?r nos mini . Pourquoi ne ps arr?t? sete histoire de l’or avec les blancs et forme nos hommes sur place en vendre a qui on veux avec l’or. Mette tout simplement en lise noir
    . les blancs Ils on aide Blaise a tieu son peuple a petite feu. Doc je pense pas que ces gens on vraiment besoin de notre d?veloppement . Sais mm ps jusqu’? kai les gens vos comprend que les blancs son la pour leur int?r?t on es vraiment trop na?ve l afrique . Ces comme si vous avez peur des blancs .

  9. C,est vrais ts les commentaires mais ce que vs ne savez pas sait k ts les pr?sidents savaient que notre sous sol est riche pourquoi ne l,ont ils pas exploit?? C,est pas par manque de mouign?s : ils l,ont r?serv?s aux g?n?rations futures surtt nos petits enfants et la voracit? de Blaise et sa famille ont mis main basse dessus. C,est ?a la v?rit?. Salut