Medias et droits humains : Vers une meilleure implication des journalistes

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En décembre 1948, l’assemblée générale des Nations unies a adopté la déclaration universelle des droits de l’homme qui proclame les droits de l’homme et les libertés fondamentales de tous les individus et de toutes les nations. Amnesty international Burkina Faso (AIBF), soucieuse d’impliquer d’avantage les hommes de médias dans la promotion et la protection des droits humains (DH), a organisé un atelier au profit de 16 jeunes journalistes provenant de plusieurs organes de presse du Burkina. C’était les 22 au 23 novembre derniers à Kombissiri.

Renforcer les capacités de ces journalistes sur les notions  et les mécanismes de protection des DH, et formaliser un cadre d’action en synergie avec les médias burkinabè, tel était l’esprit de cet atelier.

Pour ce faire, un partage d’expériences autour d’éléments théoriques sur les DH, la présentation de modules suivie de discussion sur le concept et les mécanismes de protection, et l’examen des questions relatives à la qualification, la vérification et la diffusion des atteintes aux DH, ont été abordés, le tout accompagné d’une approche et la projection de films.

Le droit est «ce qu’une personne est autorisée à avoir, à faire ou à recevoir des autres et qui est exécutoire», selon Roger Minoungou, coordonnateur croissance à AIBF, et les droits humains seraient des «garanties juridiques universelles».

Il en ressort que leurs instruments majeurs sont la charte internationale des droits de l’homme, les conventions et traités de droits humains au niveau international et régional, et les textes constitutionnels, législatifs et réglementaires au niveau national.

Les droits humains, a-t-il dit, se fondent sur les principes fondamentaux transversaux de l’égalité, de l’universalité, de l’inaliénabilité, de l’indivisibilité, de l’interdépendance, de la non-discrimination, de la responsabilité et de la tolérance. De cela, il est ressorti que l’idéal serait de tendre vers un consensus au niveau mondial.

En ce qui concerne l’approche basée sur les droits humains, Christian Ouedraogo, coordonnateur campagnes à AIBF, l’a définie comme «un cadre conceptuel permettant de comprendre les causes qui empêchent la réalisation des droits de l’homme fondés sur les normes et principes universels des droits de l’homme (…) et qui vise à développer les capacités des détenteurs de droits à revendiquer leurs droits, et aux débiteurs d’obligations à remplir leurs obligations».

Utilisant le droit international des droits de l’homme comme cadre de référence pour la réalisation de la réduction de la pauvreté, cette approche applique les valeurs intrinsèques de la dignité, de la non-discrimination et de la participation.

Yves Boukari Traoré, directeur de AIBF, a quant à lui, souhaité que les journalistes tiennent compte des DH dans leurs écrits. Engagement pris par les participants, dans la perspective d’une collaboration entre Amnesty et les médias.

Mouniratou LOUGUE
Burkina24


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