Pour le SAMAB, la volonté de changement du peuple ne saurait se limiter au départ de Blaise Compaoré

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Dans le sillage de la transition, le Syndicat autonome des magistrats du Burkina (SAMAB) demande des réformes urgentes pour le secteur de la justice. Dans une déclaration adressée aux médias, le SAMAB considère que la volonté de changement du peuple burkinabè, manifesté le 30 octobre 2014, ne doit pas se limiter seulement au départ de Blaise Compaoré, mais devrait être le « le ferment d’une justice au service du peuple ».

Le message lancé par le peuple burkinabè le 30 octobre, à travers la prise de l’Assemblée nationale, « doit être bien compris par le pouvoir judiciaire qui doit s’inscrire résolument dans une dynamique de justice du peuple».

C’est l’interprétation que fait le SAMAB des évènements du 30 octobre 2014 qui marquent pour lui la volonté d’un changement profond dans toutes les sphères de la vie politique et sociale au Burkina Faso, notamment dans le domaine de la justice, « principal destinataire de ces cris de nos citoyens qui ont soif de justice et qui ne veulent plus d’injustice et d’impunité ».

Pour le SAMAB, « la volonté de changement du peuple burkinabè ne saurait se limiter seulement au départ de l’ex Président du Faso». Pour ce qui est de la justice, le SAMAB souhaite que «des actions fortes soient posées pour rendre la justice proche du peuple».

Dans sa déclaration, le SAMAB exige l’ouverture d’enquêtes judiciaires pour élucider les faits d’homicides commis les 30 et 31 juillet 2014 et la lumière sur les dossiers pendants et particulièrement les dossiers Thomas SANKARA, Norbert ZONGO et NEBIE Salifou.



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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