Presse au Burkina : Les médias en ligne ne doivent plus être les parents pauvres

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Le « moi » est haïssable. Mais la charité bien ordonnée doit commencer par soi-même. Tout comme le cordonnier doit être bien chaussé, la voix des sans voix ne doit pas manquer de voix pour exprimer ses difficultés et ses frustrations.

 Le monde évolue. Le monde de la presse en particulier. Aux Etats-Unis, la presse écrite perd pied. De nombreux grands titres ont fait leur mue, abandonnant progressivement le papier physique pour le papier virtuel.

L’Afrique n’est pas encore drastiquement atteinte par ce « drame ». Mais cela ne saurait tarder, le monde étant devenu un gros village où le malheur ou le bonheur d’un voisin affecte tous les habitants.

Info en temps réel. Les habitudes tendent d’ailleurs à changer. Avec le boom des smartphones, l’information se cherche désormais sur Internet. Elle n’attend plus dix heures ou vingt quatre heures avant d’être connue : elle est dorénavant sue « en temps réel ».

Les médias en ligne apparaissent désormais, en termes d’informations instantanées, comme la première source d’informations, la télévision et la radio venant en complément, et les journaux papier comme le dessert qui aide à digérer.

Près de 50 000 visiteurs par jour. Au Burkina, ces « nouveaux médias » sont de plus en plus « consommés » sans modération. Ils sont entre 10 000 à 50 000 personnes à se connecter sur ces sites chaque jour. La seule journée du 30 octobre 2014, le site Burkina24 a totalisé près de 70 000 visiteurs (lecteurs). Rares sont les journaux écrits qui peuvent tirer 8 000 exemplaires « vendus » par jour.

Comment comprendre alors qu’une interview, censée être donnée à la presse nationale, exclut cette catégorie de médias, alors que, par exemple, au temps chaud de l’insurrection, ces derniers étaient parmi les derniers recours pour les lecteurs  pendant que les chaines publiques fermaient et que la presse écrite attendait le lendemain pour informer ?

De ce fait, est-il raisonnable de continuer à négliger les médias en ligne au Burkina ?  Assurément pas. Mais tel est malheureusement le triste constat au Burkina, contrairement aux autres pays de la sous-région africaine. La Côte d’Ivoire a donné un statut à sa presse en ligne.

 Négligence. Les médias en ligne burkinabè fonctionnent aujourd’hui sans aucun texte juridique. C’est pour cette raison que leur est refusée la subvention publique de l’Etat aux médias. Cependant, ces médias créent de l’emploi et sont assujettis  à l’impôt. Un média en ligne au Burkina assume entre un million et trois millions de F CFA au moins, en termes de charges mensuelles.

L’avenir. Il ne s’agit pas ici de faire de la  mendicité, mais de demander de faire preuve d’un minimum de considération envers ces médias et de leur donner la place qui est la leur. Ils représentent l’avenir de la presse burkinabè. Les plus grandes nations sont celles qui savent investir dans leur avenir.

La Rédaction

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

Il y a 34 commentaires

  1. Burkina 24 vous avez fait un boulot remarquable depuis votre cr?ation et pendant la crise…vous meritez amplement d’?tre reconnu et avoir une place pr?pond?rante dans l’information …et je pense que le cri du coeur sera entendu

  2. Franchement Burkina 24 fait du bon boulot surtout pour nous qui sommes or du pays.on arrive ? avoir l’information en temps r?el.chapeau ? tous ceux qui oeuvre pour la bonne marche de Burkina 24.

  3. Cela prouve que le Burkina a toujours des t?tu.. b?te et ignorant. Ces corbeaux qui sont tout le temps connect? ? leur ordi, et passent la journ?e sur Facebook n?onta aucune id?e de l?importance des medias en ligne. Mais ce @Kabauret,b?te que tu es, tu penses que Facebook la m?me c?est gratuit non ? Heureusement qu?il y a des gens comme Mr Ciriaque Pare et ceux de Burkina24, qui essaient de faire leur mieux pour nous autres. Je suis ?merveill?e par les avanc?s dans les pays cit?s par cet article. Il faut que nous avancions aussi. Nous somme en 2015 et le pays est lib?r? de tonton blaiso et sa suite. Je pense que nous devrions commencer ? exprimer ce qui nous retenions pendant le regne de Compaor?. C?est ainsi que l?apr?s Kafando-Zida sera bien gouvern?.
    Nous sommes derri?re vous et on avance ensemble. C?est le Faso qui gagne.

  4. JUSTICE POUR Les victimes sous la R?volution de SANKARA -Qui se souvient de Badembi? Pierre Claver N?zien ? R?fugi? ? la r?sidence de l?ambassadeur de France la nuit du coup d?Etat du 7 novembre 1982 qui amena le Conseil de salut du peuple (CSP) au pouvoir, il en ressortit la nuit du 9 avec la promesse des nouvelles autorit?s qu?il ne lui serait rien fait. Or, la m?me nuit il fut massacr?. Dans quelles circonstances, on ne le sait pas ? ce jour. M?mes myst?re et boule de gomme concernant le colonel Yorian Gabriel Som? et le commandant Fid?le Gu?br?. Retranch?s pour le premier ? la garnison de Ouahigouya, ? celle de D?dougou pour le second ? l??clatement de la R?volution le 4 ao?t 1983, ils consentirent ? revenir ? Ouagadougou apr?s que les nouveaux hommes forts avaient donn? leur parole d?officiers quant ? leur s?curit?. La nuit m?me de leur retour, soit le 9 ao?t, ils ?taient eux aussi zigouill?s dans les ge?les du Conseil de l?Entente. Et le commandant Amadou Savadogo, victime le 18 juillet 1984 d?un attentat sur le pont du barrage n?3 de Ouagadougou ? L?homme d?affaires et grand h?telier Valentin Kinda qu?on envoya assassiner ? Abidjan parce qu?il portait secours et assistance aux nombreux exil?s ayant fui la R?volution et trouv? refuge dans la capitale ivoirienne ? On se garde d?oublier le colonel Nobila Didier Tiendr?b?ogo et ses 6 compagnons d?infortune, accus?s de complot et sommairement ex?cut?s sous un baobab la nuit du 11 au 12 juin 1984, verdict d?une cour martiale exp?ditivement r?unie la m?me nuit. Et nous en oublions, tant la liste des crimes non encore ?lucid?s(2) est longue. Mais comme charit? bien ordonn?e peut aussi finir par soi-m?me, nous ne saurions, nous de L?Observateur Paalga, oublier ce crime contre la libert? de la presse et les libert?s fondamentales tout court que fut l?incendie de notre imprimerie et de tout notre fonds documentaire la nuit du 10 juin 1984, qui a r?duit le journal ? sept longues ann?es de travers?e du d?sert.Et tout ?a parce que la libert? de ton et les espaces d?expression libre que L?Observateur offrait aux citoyens ?taient jug?s incompatibles avec le r?le d?agit-prop que les r?volutionnaires entendaient assigner ? la presse. Ce ne fut pas la mort du seul journal mais celle de toutes ces libert?s d?mocratiques dont nous jouissons aujourd?hui. La preuve, personne, ? titre individuel ou collectif, n?osa ?lever la moindre protestation, encore moins organiser marche et meeting, pour exiger que la lumi?re f?t faite sur une telle forfaiture. Car qui ?tait fou ! Nous aussi aimerions savoir qui a commandit? cet incendie et quels en furent les ex?cutants, quand bien m?me ils ne seraient plus de ce monde. Une telle v?rit? serait pour nous le plus grand pretium doloris, c?est-?-dire la plus grande r?paration morale. Comme on le voit, la Commission v?rit?, justice et r?conciliation qui sera incessamment mise en place aura du pain sur la planche si, comme on le souhaite, elle ne s?en tient pas aux cas m?diatiquement croustillants et politiquement corrects ? d?fendre. Chaque fois que nous osons ?voquer le sort de toutes ces victimes oubli?es, on en conna?t qui font une pouss?e d?urticaire parce que pour eux, ne sont dignes de rester dans la m?moire collective que les supplici?s qu?ils ont dans leurs ?ill?res politiques ou id?ologiques.http://www.lobservateur.bf/index.php/component/k2/item/3107-blaise-devant-les-tribunaux-plus-facile-a-dire-qu-a-faire

  5. Pauvre Lohk. C’est ? cause des gens comme vous que l’Afrique n’?volue pas. Au lieu de soutenir des m?dias independants et professionnels vous les critiquez pour avoir demand? un droit ? l’information. Ou Apparemment vous n’avez rien compris et devriez apprendre ? lire. Aucun dirigeant de ce pays n’ignore la pr?sence des medias en ligne, puisque c’est connu de tous que ce sont eux qui ont permis la revolution. Alors refusez de les inviter maintenant aux activit?s, signifie beaucoup de choses.

  6. C’est vraiment dommage qu’ils n’aient rien appris de cette revolution. C’est gr?ce ? Burkina 24 et Lefaso que les gens ?taient inform? en temps r?el. Mais ne vous inqui?tez pas ils vont connaitre valeur quand il sera trop tard. Blaise et ses conseillers croyaient qu’il suffisait de contr?ler RTB, sidwaya et quelques quotidiens pour manipuler les gens. Avec la presse en ligne un dirigeant intelligent sait qu’il doit chercher ? communiquer sur ces medias.

  7. J’ai ?t? impressionn? par la qualit? de l’information et la rapidit? avec laquelle Burkina24 diffusait les diffusait lors des ?v?nements qui ont abouti au d?part de blaise et je suis m?me curieux de savoir quelle est leur m?thode de travail . Cependant tout ce dont je suis certain c’est qu’il est un puissant moyen de communication avec lequel nos dirigeants doivent s?rieusement composer s’il veulent jouer la carte de la transparence. Merci

  8. Les medias en ligne ont plus d’avenir que de la presse traditionnelle. Dans ce monde moderne ou le temps vaut de l’or personne n’a le temps de feuilletter un journal.c’est toujours simple de le lire les infos sur son smartphone,iPad ou ordi. et cela quelque soit la ou on se trouve. Grace a ces medias nous qui sommes a l’exterieur avons pu suivre de bout en tout la revolution du 31 Oct. Respectons donc la presse en ligne.

  9. je conprent pa que dent une nation democratique que le droit a l’infomation la plus moderne soi esclu ses comme cofisque la liberte d’epresion et a l’information ses sa le vres visage du chengement esclure d’otre et favorise une parti qui les arenge vive le burkina sent discrimination

  10. Ne raisonnez pas comme cela.vous pensez qu’il pourra faire quoi dans 12 mois si ce n’est pas limoge des Dg?toute son equipe devrait faire en sorte que la presse privee soit presente.Il sait pourquoi il ne l’a pas fait.

  11. Messieurs Kevin Traore, Ali Ouedraogo et Kabauret Lohk, un m?dia n’existe que par et pour ses lecteurs. Si nous posons ce probl?me, c’est pour mieux remplir notre mission qui est celle de vous informer. Mais si vous estimez qu’il n’est pas pertinent, que les m?dias en ligne n’ont pas leur place dans le paysage m?diatique burkinab?, qu’ils m?ritent d’?tre oubli?s et qu’ils ne doivent pas exposer les difficult?s qui freinent leur efficacit?, nous nous rangerons ? votre avis. Cordialement et toujours ? votre service.

  12. Arr?tez vos histoires de genre jalousie. Allez chercher les infos avec vos coll?gues qui en poss?dent. Vous ?tes ici au Faso mais vous nous donnez des infos recueillies aupr?s des m?dias ?trangers comme rfi, france 24, bbc…. Oubien vous avez des envoy?s sp?ciaux ? travers ces m?dias ?trangers?

  13. H?i! vous ne pensez pas qu’il y a lieu de ne pas cr?er de faux probl?mes ? ZIDA! Il y a un service de presse ? la primature aupr?s duquel vous pouvez faire des r?clamations en cas d’insastisfactio. ZIDA n’a que 12 mois et s’il faut d?gager du temps pour g?rer des plaintes de cette nature nous n’irons pas loin.

  14. propre!!! Le pr?sident KAFANDO et son premier ministre ZIDA doivent imp?rativement en prendre compte dans leurs r?formes.

  15. Monsieurs de la presse en ligne, vous semblez jouer ? la com?die; Ne pensez vous pas que l’erreur provient de vous m?me??? Vous pensez que les autorit?s vont venir organiser votre secteur ? votre place? Au lieu de rester l? pleurnicher et jouer aux “marginalis?s” Vous feriez mieux de vous organiser, et faire des propositions au gouvernement avec des tests convainquant, l? vous verrez que vous serez pris en consid?ration!

  16. Bien, j'approuve tout ? fait ce que vous dites. Et si tel est le cas, cette information aura une large diffusion et je ne doute point qu'elle arrivera jusqu'? qui de droit qui aura la possibilit? d'en tenir compte ou pas.

  17. Pour ma part des subventions d??tat et priv? doivent couvrir imp?rativement tous ces sites qui font le bonheur du peuple avec des reportages ? chaud, des informations suivis des preuves de vid?os compr?hensifs pour tous. Je demande ? l??tat de se tourner vers l?association des responsables des sites des r?seaux sociaux en ligne de notre pays, afin qu?ils aient tous les moyens n?cessaires pour pouvoir employer des jeunes talents de l?information afin de suivre l??volution des r?seaux sociaux d?information en ligne qui seront la meilleure presse du futur.

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