Burkina : Le CDP, l’ADF/RDA et la FEDAP/BC suspendus

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Le ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité, Auguste Denise Barry, a décidé, par arrêtés pris ce 15 décembre 2014,  de la suspension du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), ancien parti au pouvoir, de l’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA) et de la Fédération associative pour la paix et le progrès avec Blaise Compaoré (FEDAP/BC). 

L’arrêté du ministre de l’administration reproche à l’ancien parti de Blaise Compaoré, des « activités incompatibles avec la loi portant charte des partis et formations politiques au Burkina Faso ».  C’est également la même explication qui a été donnée pour l’ADF/RDA, parti membre de l’ancienne majorité présidentielle et qui a également soutenu la modification de la Constitution.

L’arrêté cible précisément l’article 30 de cette loi, dont le premier alinéa dispose que  « en cas de violation des lois et règlements de la république par un parti ou une formation politique et en cas d’urgence ou de trouble de l’ordre public, le Ministre chargé des libertés publiques peut prendre un arrêté de suspension de toutes activités du parti concerné et ordonner la fermeture de son siège ».

Activités incompatibles. Quant à la FEDAP/BC, une association qui soutenait les actions du président déchu et appelait au référendum pour modifier la Constitution,  le ministère, s’appuyant sur  la loi numéro 10-92/ADP du 15 décembre 1992 portant liberté d’association, lui  reproche également  d’avoir mené des  « activités incompatibles avec la loi portant liberté d’association au Burkina Faso ».

Il n’y a pas plus de précision. Mais il faut noter que de nombreux acteurs de la classe politique, précisément de l’ancienne opposition, reprochaient à cette association, dite apolitique, de trop de s’immiscer dans la sphère politique. L’ancien Chef de file de l’opposition politique burkinabè, Zéphirin Diabré,  avait même  demandé sa dissolution.

Les arrêtés ne précisent pas la durée de ces deux suspensions. A souligner,  en rappel, que les deux responsables du CDP et de la FEDAP/BC, respectivement Assimi Kouanda (Secrétaire exécutif du CDP) et Adama Zongo, ont été officiellement mis aux arrêts dès les premiers jours après le départ de Blaise Compaoré pour propos qui auraient contribué à troubler l’ordre politique.


Photo : Des militants avec des pancartes FEDAP/BC à la marche du CDP le 6 juillet 2013. © Burkina 24



Abdou ZOURE

Abdou Zouré, journaliste à Burkina24 de 2011 à 2021. Rédacteur en chef de Burkina24 de 2014 à 2021.

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There are 173 comments

  1. Vraiment ?tonnant parce que la plupart d’entre eux ont dirig? ce pays pendant pr?s de 25 ans, dirig? l’assembl?e, vot? les lois, d?fendu la possibilit? de modification de l’art. 37, d?fendu, argument? et vot? le s?nat qui figure d’ailleurs dans la constitution. Et les voil? blanchis ! On aura tout vu dans ce pays !

  2. le gouvernema d la [email protected] qil ar?te le populisme.oui le leader du cdp ?tai fatigu? avk d? id? encienne mai il ny avai pa qe ds vieu ya ds jeune dan le parti qi voulai ds place d haut niveau pr mettr en pratiq leur id? laiss? le parti au jeune ? ?cart? les leader

  3. c nest kune suspension et non suppression.dailleur,un parti ki disait q seul leur lider Blaise peut ?tre presi du bf et il nest plu l?,koi d plu normal q d lecarter?

  4. Je pleur pour mon pays. Car un new parti ce transformera en CDP tres. Et m?me ces cdpistes vont s’integr? dans d’autre partis et voila comme si rien n’est fait. Le peuple aura tjr tord. Moi personnellement je ne fais confiance a aucun politicien m?me si cela est mon r?ve

  5. Ils devaient purement et simplement ?tre dissouts comme ce fut le cas en Egypte et pour eviter la confusion dans les tetes des partenaires du CDP qui pensent que ces partis qui ont conduit ? ces casses et martyrs doivent continuer de narguer le peuple avec des sorties mediatiques a remuer le couteau dans la plaie. Et de plus, ? la veille des rouverture des grands dossiers de justice, que disent ils a la population qui a soif de justice en se pavoinannt comme des dindons de fetes de fin d’annee?

  6. tres bien ?a ne pouvait qu’arriver. ce sont ces partis qui ns ont conduit a cette sitution. au lendemain du 30 octobre on s’atendait a cela. ce sont ces parti meme qui ont occcasionnes leur suspension. questions de leadershime en leur. sans cette suspension ils allaient se manger entre eux. felicitations.