Le mouvement Emergence 21 au président Kafando : “Ne vous agacez plus de notre impatience!”

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Le mouvement Emergence 21 se prononce sur les récentes sorties du président de la transition, Michel Kafando, et réagit plus particulièrement sur la demande du Chef de l’Etat de faire preuve de patience. 

Kafando demande à ses administrés d’être patients. Le dictionnaire nous dit que l’Homme patient est celui qui sait attendre calmement et qui supporte les choses avec sang-froid. Nous devons donc répondre à l’illustre hôte du palais de KOSYAM que les burkinabè ont été patients pendant bien trop longtemps.

Cette patience a été longue de 27 ans voir plus. Ils ont été de nombreuses fois floués à maintes reprises par leurs dirigeants et n’envisagent pas une seule seconde de retomber dans cette inertie pseudo démocratique qu’était le Burkina d’avant octobre 2014. Ils refusent de replonger dans ce spectacle choquant et dégoutant d’injustices.

A son agacement face aux questions des journalistes sur certains points, nous nous étonnons. Pire nous ne comprenons pas pourquoi il n’est plus aussi impatient que nous ? Mais que s’est-il passé entre ses premiers discours et les derniers plus récents ?Lors de ses premières allocutions nous aurions même eu envie de le retenir tellement ses propos étaient tranchants et pleins d’espoir. Un mois plus tard, on nous demande de la patience.

Certains observateurs avisés pensent que l’ancien président bénéficie encore de soutiens internationaux, par exemple du côté d’une certaine lagune, qui susurre à l’équipe gouvernementale d’être plus prudente et plus mesurée dans ces élans révolutionnaires.

Que cela soit avéré ou pas, le peuple burkinabè ne saurait être plus patient qu’il ne l’a été déjà. Les louanges de KAFANDO sur l’armée, nous les comprenons. L’armée a joué un rôle immense dans le changement advenu dans notre belle contrée intègre, et cela doit être souligné, voir surligné. Cependant, son argument quant à la nomination d’un nouveau chef d’état-major particulier n’est pas très audible.

 « L’ancien Chef d’Etat-major était décrié, il est parti, rien n’empêche la nomination d’un nouveau Chef d’Etat major particulier » disait le 11 décembre 2014 le nouveau président du Faso. Illustre Président, nous avons envie de vous dire que tout ce qui est permis n’est pas utile.

Rien ne vous empêche d’avoir un chef d’Etat-major particulier, mais rien, dans la constitution, encore moins dans la Charte ne vous y oblige. Nous comprenons que certaines questions sensibles soient ardues à solutionner néanmoins un autre argumentaire pourrait soutenir la nomination en question ; mais nous dire que c’est juste parce que rien ne l’empêche ….

Désolé Cher Président mais nous ne pouvons pas comprendre cela.Nous savons compter sur vos équipes de communication afin de mieux éclairer la lanterne des burkinabè à ce sujet.

Pour finir, ne vous agacez plus de notre impatience, c’est elle qui vous a placé en cette position de conduire le Burkina vers un meilleur destin. Cette impatience, n’est pas un caprice, elle s’étiolera d’elle-même si les dossiers majeurs sont élucidés. M. le Président, restez avec nous, dans le camp des impatients ! .

EMERGENCE 21

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NLDR : Le titre est de la Rédaction



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