Burkina : Les syndicats réclament une baisse du prix des hydrocarbures

202 14

Les syndicats burkinabè lancent leur deuxième revendication aux nouvelles autorités. Après la réclamation de la lumière sur les victimes de l’insurrection, l’Union d’action syndicale demande de baisser le prix des hydrocarbures. Mais pas seulement.

L’UAS célèbre le 39ème anniversaire des journées historiques des 17 et 18 décembre 1975 qui ont entraîné  la dissolution du Gouvernement du Renouveau National en 1976. A cette occasion, les syndicats, dans deux déclarations, ont profité faire deux piqures de rappel au gouvernement de la transition.

Il est temps de baisser le prix des hydrocarbures. La première porte sur les hydrocarbures, et plus précisément  la gestion de la SONABHY. L’UAS est convaincue que « la politique énergétique du Burkina sous l’ère Compaoré a été marquée par les passe-droits, les manipulations et les mensonges qui faisaient de la SONABHY, une vache à lait du clan Compaoré sur le dos des consommateurs ».

Cette ère étant révolue, l’UAS estime qu’« il est temps de baisser le prix des hydrocarbures ». Les syndicats croient que cela est possible. Leur argument principal est que le prix du baril de pétrole a baissé depuis 2012, mais les prix à la pompe au Faso sont restés les mêmes, voire ont augmenté.

« Les prix fixés par la dernière augmentation intervenue le 2 avril 2012 (alors que le cours du baril était à 130 dollars), sont appliqués jusqu’aujourd’hui avec un cours du baril qui est à moins de soixante (60) dollars ! Ce cours du baril en baisse depuis quelque temps aurait dû entraîner la diminution des prix à la pompe depuis des mois », peut-on lire dans la déclaration.

Propositions. En plus de cela, l’UAS fait des propositions pour favoriser cette baisse. Il s’agit de supprimer la taxe sur les produits pétroliers qui s’élève à 125F par litre, de réduire les frais prévus pour les dépôts côtiers qui sont  au-dessus de ceux des pays de la sous-région.

Les syndicats proposent aussi de réduire la marge bénéficiaire de la SONABHY (12 milliards en 2005 ) et de baisser de 25% des marges des distributeurs et des détaillants avec fixation d’une fourchette en lieu et place d’un montant unique en vue de faire jouer la concurrence. A cela s’ajoute la recherche et le développement de sources d’énergie alternatives.

Près de 5000 chômeurs créés par l’insurrection. La seconde revendication porte sur le sort des employés des entreprises détruites lors de l’insurrection. L’UAS dénombre près de 5 000 personnes mises au chômage. « Nous attendons des autorités qu’elles prennent des mesures afin que lesdites sociétés puissent reprendre, au besoin en nationalisant certaines d’entre elles », propose l’UAS.

Les syndicats affirment enfin avoir déposé une demande d’audience auprès du Premier ministre afin de lui exposer de vive voix ces deux préoccupations.

A noter en rappel, que les syndicats ont refusé de siéger dans les organes de la transition, estimant qu’ils devaient de rester « à l’extérieur » pour jouer leur rôle de sentinelle de la gouvernance.

Abdou ZOURE
Burkina24

Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

Il y a 14 commentaires

  1. Le prix du baril de p?trole a baiss? et jusqu’? pr?sent les nouvelles autorit?s ne disent rien on endort la population avec des mesures populaires pour mieux les exploiter. Le peuple a faim et on ne pren jamais des mesures sociales pour abr?ger la souffrance du peuple.

  2. Le prix du baril de p?trole a baiss? et jusqu’? pr?sent les nouvelles autorit?s ne disent rien on endort la population avec des mesures populaires pour mieux les exploiter. Le peuple a faim et on ne prend jamais des mesures sociales pour abr?ger la souffrance du peuple.

  3. Ils ne sont l? que pour une ann?e. Ne les poussons pas a prendre des d?cisions populaires qu’ils n’auront pas ? assumer. Travaillons ? consollider nos acquis au lieu de chercher des motifs de gr?ves ? l’horizon

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