Lutte contre la corruption : Préparer les journalistes dès la base

Le bureau des étudiants de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) a  organisé ce jeudi 18 décembre 2014 une conférence autour de la contribution des journalistes dans la lutte contre la corruption au Burkina Faso.

Animée par Bruno Kéré, juriste chargé  du plaidoyer et lobbying au REN-LAC (Réseau national de lutte anti-corruption, la conférence organisé au profit des étudiants de l’ISTIC  a porté sur le thème : lutte contre la corruption : rôle des journalistes.

Au cours de cette conférence, un exposé de l’état des lieux a permis aux participants de mesurer l’ampleur  et la persistance du phénomène, et de connaitre les mesures engagées par le REN-LAC dans son action visant à combattre la corruption.

Ce cadre d’échange s’inscrit en droite ligne du lancement des activités des étudiants, programmées par le nouveau bureau pour son mandat. L’objectif est de préparer les journalistes en devenir à affronter les réalités du terrain.

Le délégué des étudiants Mahamadi Tiegnan "Il est important de savoir ce qui les attend dans le cadre de la lutte contre la corruption"
Le délégué des étudiants Mahamadi Tiegnan « Il est important de savoir ce qui les attend dans le cadre de la lutte contre la corruption »

«Il faut expliquer aux camarades qu’ils ont un grand rôle à jouer une fois qu’ils sont sur le terrain afin que ce phénomène-là soit jugulé. Il est important de savoir ce qui les attend dans le cadre de la lutte contre la corruption», a précisé le délégué des étudiants Mahamadi Tiegnan.

Les Hommes de médias jouent déjà un rôle remarquable à la dénonciation, le journalisme d’investigation que le REN-LAC prime chaque année en guide de soutien à la lutte contre le fléau.

Pour le conférencier, le combat contre la corruption  qui constitue une préoccupation de l’heure, reste une nécessité et la contribution de tous est indispensable pour en venir à bout. Il faut que les citoyens restent mobilisés au regard des formes diverses que peut prendre le phénomène.

De la petite corruption à la grande corruption, en passant par la corruption active et passive, la corruption discrète, silencieuse, les biens mal acquis, les détournements, le phénomène a une ampleur indescriptible dans les contrées africaines.

Par l’organisation de cette conférence et des autres activités à venir, le bureau des étudiants entend, selon le délégué général, accompagner la nouvelle dynamique amorcée au sein de l’institut quarantenaire qui forme une dizaine de nationalités.

En marge de cette conférence, les participants ont pu suivre un film documentaire sur les biens mal acquis de certains dirigeants du continent africain en l’occurrence d’Afrique centrale qui ont amassé des fortunes soustraites de leurs pays en occident.

Boureima LANKOANDE

Burkina24



Articles similaires

Un commentaire

  1. Il faudra commencer par refuser les petits cadeaux que tout intervievable faisait aux journalistes qui acceptaient de se d?placer. L'information doit aller se chercher objectivement, pas par l'app?t du gain direct.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page