RTB : “Il est grand temps de mettre un coup de balai !”

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Aristide Ouédraogo donne ici son opinion sur ce qui devrait être la nouvelle orientation de la Radiodiffusion télévision du Burkina (RTB). 

Le Burkina Faso va décidément mettre du temps avant de retrouver des repères solides dans tous les secteurs de la vie. Mais ce qui me révulse et révolte au plus haut point c’est le service public à son volet média.

Il est important que les premiers responsables de la transition sachent que la Radiotélévision du Burkina (RTB) surtout la télévision du Burkina continue de fonctionner comme si l’ancien régime était toujours au pouvoir. C’est surtout l’image qu’elle continue de donner jusqu’à présent.

Il y a des choses qui devraient changer notamment le monopole de la publicité et des publi-reportages. Il faut vite prendre des mesures pour faire justice surtout en faveur des télévisions privées qui peinent à joindre les deux bouts depuis qu’elles sont en exercice alors qu’elles sont plus proches des préoccupations des populations.

La télévision nationale bénéficie d’une manne importante de l’Etat et surtout du contribuable burkinabè à travers la taxe télévision, rebaptisée taxe de soutien au développement des activités audiovisuelles de l’Etat (TSDAAE), ponctionnée sur les factures d’électricité.

Depuis les années 2000, la télévision nationale propose des émissions mal copiées sur les chaînes françaises, un programme à la limite de l’acceptable, des débats souvent mal orientés et mal préparés… Bref !

Un cocktail puant qui souffre d’ingéniosité et d’inventivité à l’instar des télévisions privées qui se débrouillent comme elles peuvent pour attirer de plus en plus des téléspectateurs. J’avoue, je ne porte jusqu’à présent pas la télévision nationale dans mon cœur pour plusieurs raisons, même si je sais qu’ils sont nombreux à y travailler de bonne foi et avec de meilleures intentions.

Il est temps de repenser en profondeur le fonctionnement de nos médias de service public dont les premiers responsables pourraient-être nommés par l’organe de régulation de la communication qu’est le Conseil supérieur de la Communication (CSC).

Il faudrait aussi penser à pendre un décret limitant la publicité sur la TNB à 5 minutes maximum avant et après les journaux télévisés et de suppression des publi-reportages parce qu’elle n’est pas une télévision commerciale encore moins privée.

Surtout l’arrêt pur et simple de la facturation des manifestations socio-économiques et sportives. La rédaction de la TNB sera ainsi libre d’apprécier et de traiter les différentes sollicitations et choisir les informations à porter à la connaissance des citoyens.

On nous dira que la RTB est un office mais c’est une absurdité que de transformer un média de service public en une officine alors qu’il devrait être sous la responsabilité entière et totale de l’Etat. Elle est aussi le reflet de notre souveraineté nationale. Notre télévision nationale n’est pas un fourre-tout où des narcissiques bien-pensants adorent se regarder.

Aristide

Ouédraogo

[email protected]


NDLR : Le titre est de l’auteur



B24 Opinion

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Il y a 6 commentaires

  1. bien dit, monsieur ouedraogo! La tnb n'a jamais respect? ses heures d'?misson. c'est toujours avec au moins 30 mn de retard ? cause des pub intempestives et r?p?t?es. le magazine des sports que j'adore n'a jamais commenc? ? l'heure

  2. bien dit, monsieur ouedraogo! La tnb n'a jamais respect? ses heures d'?misson. c'est toujours avec au moins 30 mn de retard ? cause des pub intempestives et r?p?t?es. le magazine des sports que j'adore n'a jamais commenc? ? l'heure

  3. on ne casse pas sa case avant de reconstruire une nouvelle,il serait judicieux de construire la nouvelle d’abord .reflechissez y.car a l’allure ou prend les choses une gouvernance de rue n’es pas loing et cella serait le pire senario de notre transition.UTILISONS NOS MENINGE ET NON NOS RANCOEUR.

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