CNRST : Les agents contractuels donnent de la voix

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Les agents du Centre national de Recherche Scientifique et Technologique (CNRST), ont organisé un sit-in, ce 22 décembre au sein du centre. Ils demandent l’annulation d’une note de service prise par la délégation générale du CNRST et exiger la nomination immédiate des recrues à partir de la date de prise de service conformément aux dispositions en vigueur.

Recrutés en 2013 comme contractuels à travers le concours de la fonction publique du ministère de la recherche et mis au compte du CNRST, les agents dénoncent le refus du CNRST de les nommer dans leurs emplois respectifs  à partir de la date de prise de service, en l’occurrence, le 1er octobre 2013.

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Nohoun Zampaligré, chercheur à l’INERA

« Depuis août 2013, le MRSI à travers les concours de la fonction publique, a recruté les ingénieurs de recherche (Bac+5), des attachés de recherche, (doctorat et PhD), des techniciens de recherche (Licence) au profit des instituts du CNRST, explique Docteur Nohoun Zampaligré, chercheur à l’INERA.

Ces nouvelles recrues ont été engagées dans la fonction publique comme des enseignants des lycées et collèges.

Au fait, cette procédure n’est qu’une formalité administrative. On demande à ces nouvelles recrues de déposer des demandes pour être nommées à leurs emplois respectifs. A notre surprise, la délégation générale a fait sortir une note indiquant que les recrues ne pourront être nommées que deux ans après (la date de leur prise de service, NDLR) pour les permanents du CNRST et un an après pour les fonctionnaires».

Chose que ces agents réfutent car n’étant ni fonctionnaires ni permanents du centre et réclament d’appliquer les textes en la matière.

Les textes, notamment la loi 25, disent que l’Université et le CNRST, peuvent nommer les contractuels, les fonctionnaires recrutés par la fonction publique au poste d’attachés ou d’ingénieurs de recherche sous la condition des diplômes et ce, à partir de la prise de service sans mentionner une condition d’ancienneté.

Difficultés financières. En discussion depuis plusieurs mois avec la délégation générale, il ressort que vu le nombre (96 recrues) affecté, le CNRST traverse des problèmes financiers et ne serait pas à mesure de payer à compter de la date de prise de service, à savoir le 1er octobre 2013. Mais le Centre s’apprête à faire ces nominations à compter du 1er octobre 2014.

Les contractuels ont alors proposé à leur employeur de les nommer néanmoins à compter du 1er octobre 2013, quitte à revoir les  conditions financières. « Il ne s’agit pas de motivations financières, mais une question de cohérence avec (les) curriculum vitae et surtout de carrière professionnelle», expliquent les agents dans leur déclaration. Mais cette proposition aurait été refusée par le CNRST.

Cependant, selon les dires de Nohoun Zampaligré, le DG Roger Nebié a indiqué que  le ministre de tutelle l’aurait instruit de soumettre un dossier qui sera discuté en conseil des ministres.

« Nous les prenons au mot, ce que nous voulons c’est d’être nommé à la date de prise de service avec incidence financière. On reste mobilisé. Si la réponse n’est pas satisfaisante, on verra quelle forme de manifestation il faut pour rentrer dans nos droits », dit-il.

Reveline SOME

Burkina24

 



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