Mine de Belahourou : Les agents en sit-in contre un probable licenciement de 300 employés

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Les agents de la Société des mines de Belahourou (SMB) ont observé un sit-in ce 23 décembre 2014 devant le siège de la société à Ouagadougou pour protester contre la mise à pied provisoire de 15 de leurs délégués du personnel et un licenciement collectif qui se profilerait à l’horizon. 

Les craintes des agents se confirment. C’est l’affirmation de Saïdou Sinaré, délégué du personnel et membre du comité de crise qui secoue la société. Il rappelle en effet qu’en marge de l’audience qui opposait les travailleurs à la SMB le 17 décembre 2014, le conseil de la société avait laissé entendre que des licenciements seraient possibles.

15 délégués mis à pied. « La situation a évolué de façon déplorable. 15 délégués sur 18 ont reçu des lettres de notification de mise à pied provisoire et pratiquement tous les délégués syndicaux, en attendant de prendre l’avis de l’inspecteur“, affirme Sinaré. Mais il y a pire, selon lui.

300 licenciements en vue. Il y a un licenciement collectif qui se profile à l’horizon. Il y a une liste de 300 travailleurs qui est déposée actuellement et qui attendent d’être licenciés”, dit-il, ajoutant que des licenciements ont d’ailleurs commencé depuis la date du 22 décembre 2014.

C’est donc cette évolution qui a justifié ce mouvement d’humeur devant les portes closes de la SMB à Ouagadougou, ce mardi matin.

 “Nous disons à ces travailleurs de ne pas prendre les lettres de licenciement tant que c’est un huissier qui les remettra et également leur demander de ne reprendre le travail tant que l’administration ne va pas revenir sur la table“, déclare-t-il, soulignant que certains lettres de licenciement sont remises aux agents “au bord de la voie, pendant que d’autres sont mis au courant par leur banque.

Le délégué du personnel indique que le comité de crise envisage rencontrer le gouvernement pour trouver une solution à cette crise. Mais il croit que la balle est surtout dans le camp des premiers responsables de la SMB.

Balle dans le camp de l’administration. « Il est temps pour eux de s’attaquer aux vrais problèmes de la société, commence-t-il.  Licencier tous les travailleurs ne résoudra pas le problème de la SMB. Les mêmes causes produiront les mêmes effets.

Nous avons des problèmes d’administration. Il faut que les administrateurs arrivent à  se remettre en cause pour voir qu’est-ce qui a entraîné cette crise, qu’est-ce qui peut  être fait pour la solutionner et ainsi ils s’en sortiront grandis ».

En rappel, les travailleurs de la SMB ont observé un arrêt de travail depuis le 4 décembre 2014 pour réclamer la démission du directeur général de l’administration et  du Conseiller administratif chargé de la législation à qui ils reprochent un certain nombre de griefs (voir).

Le 10 décembre, lors d’une rencontre avec le ministère de tutelle et les travailleurs, les responsables de la SMB ont annoncé une suspension des activités de la mine pendant deux semaines à compter du 12 décembre, parce que la société traversait des difficultés économiques. La reprise de l’ensemble des 767 travailleurs de la société à la fin de la période de suspension n’avait pas fait l’objet de consensus.

Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

Il y a 5 commentaires

  1. Je souhaiterai que l’?tat recup?re les sites miniers ou bien qu’il soit actionnaire majoritaire 54%au lieu de 25% de nos jours. S’il fini cela place ? la nationalisation des soci?t?s d’?tat privatis?s. Sinon les filles et fils continuerons de souffrir. Redemarrer savana, sifa que Tertus a achet? sans pouvoir la mettre en valeur.

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