SOCOGIB : “Nous allons mener un combat juridique” (Réné Bagoro)

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Le gouvernement de transition a ouvert une enquête sur la SOCOGIB (Société de construction de gestion immobilière), dirigée par Alizèta Ouédraogo, la belle-mère du frère cadet de l’ancien président Blaise Compaoré. Selon le ministre de l’Habitat et de l’urbanisme, Réné Bagoro, il s’agira d’abord de découvrir les conditions dans lesquelles cette société a été privatisée, avant d’envisager  une éventuelle nationalisation.

Nous n’allons pas ouvrir une chasse aux sorcières“, déclare Réné Bagoro, ministre de l’habitat, au point de presse du gouvernement ce 24 décembre 2014, en rapport avec la possible nationalisation de certaines entreprises burkinabè. Il a indiqué en effet que ce sera un “combat juridique” qui sera mené contre les éventuelles pratiques illégales dans les procédures de privatisation de ces sociétés.

Pour le cas par exemple de la SOCOGIB, à propos de laquelle le Premier ministre Isaac Zida avait déclaré qu’elle sera bientôt remise au peuple, une enquête a été ouverte pour vérifier si la procédure de sa cession à Alizèta Ouédraogo a été faite dans les règles de l’art.

Enquête. Réné Bagoro révèle que le gouvernement estime que la société a été sous-évaluée lors de sa vente. Pas qu’elle a été cédée à un franc symbolique, comme l’a annoncé Isaac Zida, mais que le prix auquel elle a été vendue (plus d’un milliard de F CFA) ne reflétait pas la valeur réelle de l’entreprise.

Des mesures ont été enclenchées. La SOCOGIB  a été mise sous scellés et ses dirigeants présents au Burkina ont été entendus, confie le ministre Bagoro. C’est à l’issue de toutes ces enquêtes que le gouvernement jugera s’il faudra la nationaliser.

Il en sera de même pour toutes les autres sociétés privatisées, continue-t-il. Réné Bagoro a voulu toutefois rassurer les investisseurs que ces procédures se feront dans le respect des lois et règlements. “Nous allons user du droit” et  « leurs investissements ne seront pas systématiquement mis en cause », a-t-il assuré.

Ex-camp fonctionnaire. Pour ce qui concerne cependant l’ex-camp fonctionnaire, le processus de son érection en parking communal est déjà en marche, informe le ministre Bagoro. Selon lui, le plan initial de ce terrain de 1,5 ha était destiné à un parking. Mais  les investisseurs n’ayant pas été enthousiastes, il est resté sans achèvement et nourrissait la convoitise des dignitaires de l’ancien régime.

Mais les aménagements ont déjà commencé et les Ouagalais pourront bientôt trouver  en  l’ex-camp fonctionnaire une solution à la question du parking.



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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Il y a 11 commentaires

  1. il va falloir ouvrir une enqu?te sur la privatisation des autres Soci?t?s aussi si non ce sera une chasse aux sorci?res.

  2. LA BATAILLE JUDICIAIRE NE PRENDRA MEME PAS UNE SECONDE
    C? est bien exact que la socogib a belle et bien ?t? vendu je dirai m?me a moins d?1
    francs symbolique……….La privatisation de la SOCOGIB selon M. Yoda, a permis ? l?Etat et ? ses d?membrements de c?der 16.284 actions et d?encaisser en contrepartie, la somme de 1 793 617 464 francs CFA soit un prix de cession unitaire de 110 146 CFA.
    Une ann?e plus tard elle a vendu un lopin de terre ? cote de saint ex ? 1760 000 000 a la CNSS raison plus pour comprendre comment la socogib a ?t? brad?e
    math?matiquement elle revient ? la CNSS surtout pas sous l?actuel direction de rappas se de requin
    Monsieur le Ministre Loada le sit in semble ?tre reste sans suite

  3. pour nationaliser une soci?te il faut au minimum 3ans!mais pourquoi nepas nationaliser la sitarail ou le secteur minier?le gouvernement s’attaque au maillon le plus faible qu’est la socogib!Nationaliser les otres societes on va voir!hum

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