Côte d’Ivoire: Un magistrat abat un jeune homme à Cocody

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L’assassinat du jeune Malick Habib Fall dans la nuit du réveillon de la Noel dernier par le magistrat KOUASSI Kouassi Placide a jeté l’émoi sur la population Abidjanaise au point de cristalliser les attentions et continuer d’en alimenter les débats.

Selon notre témoin, les faits se rapportent à la nuit du mercredi au jeudi du réveillon de Noel au quartier des 150 logements  de Cocody-Lycée Technique et plus précisément dans un maquis dans lequel Malick Habib Fall et ses amis avaient choisi pour célébrer la nativité.  Vers deux heures du matin, une altercation éclate entre une jeune fille et son frère d’une part et un autre individu. Jusqu’à présent, aucunement impliqué dans cette affaire, Malick et ses compagnons d’un soir décident d’intervenir en pompier pour mettre fin à la bagarre.

Tord lui en fût pris si l’on s’en tient à la suite des événements qui se précipitent. L’une des parties protagonistes de la scène, c’est-à-dire, la jeune fille et son frère qui se trouve être les enfants du magistrat KOUASSI Kouassi Placide, appelle leur père en renfort qui débarque avec un fusil au poing. Sur la base des explications de sa progéniture, suffisamment frustré par ce qu’il a considéré comme « affront » il abat à bout portant Malick Habib Fall dont le crime aurait été de chercher à moraliser et calmer notre juge.

Touché à l’abdomen, Malick n’a pu être secouru à temps du fait de la débandade qui a suivi les coups de feu du juge-cowboy.

Entendu par la police criminelle, notre magistrat défend un cas de légitime défense.

A côté de cette version, le magistrat qui à d’ailleurs été entendu toute la journée du jeudi 25 décembre, par la police, suite au décès de Malick Habib Fall, donne sa version des faits tranche carrément d’avec celle de notre témoin.

Ainsi, il indique que revenant de l’église dans la nuit du 24 au 25 Décembre dernier, il découvre que des membres de sa famille sont pris à partie par une vingtaine de jeunes.

Dans un instinct de survie et de protection des siens, il se précipite chez lui pour en ressortir avec une arme. Suite à un tir de sommation, ces jeunes visiblement surexcités engagent une poursuite. C’est alors dans sa fuite qu’il libère un tir qui atteint mortellement Malick Habib Fall.

L’affaire suit son cour au bureau du procureur pendant que le juge reste encore en liberté contrairement aux rumeurs qui circulent.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Correspondant Burkina24 en Côte d’Ivoire.

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