Secteur culturel : Les acteurs se lancent dans une dynamique de structuration

Dans le cadre de la mise en œuvre de son partenariat avec Arterial Network basé en Afrique du sud, la plateforme culturelle du Burkina a organisé une formation sur le thème : « Réseautage, plaidoyer-Lobbying et planification stratégique dans le secteur des arts et de la culture ». Cette formation qui a duré deux jours, a réuni une trentaine d’organisations culturelles de la société civile et acteurs publics, à l’Institut, Supérieur de l’Image et du Son (ISIS-SE).

Partage des techniques en termes de lobbying et de plaidoyer, le diagnostic du secteur, la planification stratégique, sont les travaux autour desquels les entretiens se sont déroulées les 29 et 30 décembre avec les acteurs culturels.

Cette formation avait pour but de structurer le secteur culturel en regroupant les points convergents sur les préoccupations des différentes organisations culturelles, « former tous les acteurs et mettre ensemble un bon plaidoyer qui concerne tout le secteur culturel.»

Les participants ont cependant bien accueilli la formation, en témoigne les dires de Augusta Palenfo, promotrice d’un festival d’humour. «J’ai appris beaucoup en tant que promotrice d’un évènement culturel, on nous a montré comment convaincre les bailleurs, la manière de structurer un projet et pour moi, c’est important, c’est bénéfique».

Néanmoins des attentes sont formulées à l’endroit des formateurs, celles de voir tous ces travaux compilés dans un document et mis à la disposition du ministère de la culture qui à son tour doit en tenir compte dans les décisions.

«On attend que les documents fournis à l’issue de cette formation soient disponibles au ministère. Qu’il prenne cela en compte (…). Je pense que le ministère aura un document pour comprendre ce que nous attendons du travail et de notre avenir en tant que acteur culturel », dit Seydou Boro, co-directeur du centre la Termitière.

Pour le formateur Dany Ayida, administrateur du cabinet Africa Label Groupe, cette formation donne l’espoir de voir les relations administration et secteur privé se renforcer et les acteurs culturels agir de « façon plus stratégique avec l’espoir d’avoir un rendement plus efficace».

Pour la suite, Mais la plateforme ne compte pas s’arrêter à une formation théorique. Selon le président de la plateforme, Abdoulaye Diallo, une phase pratique,  «une activité forum plaidoyer »,  se tiendra dans le courant de janvier 2015.

Reveline SOME

Burkina24



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