Ministère de la culture : Il faut plus de 55 milliards de francs d’ici 2020 pour booster le secteur

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Le ministère de la culture et du tourisme, pour impulser une dynamique de développement dans le secteur culturel d’ici à 2020, recherche plus de 41 milliards de franc CFA. A cet effet, un document de demande de partenariat qui résume les priorités du ministère, a été présenté aux partenaires techniques et financiers, mardi 6 janvier 2015, à la direction générale de la coopération, à Ouagadougou.

Le document programme présenté aux partenaires techniques et financiers a une durée de 5 ans (2015 à 2020), son coût prévisionnel est estimé à plus de 55 milliards de francs CFA dont 13 milliards sont à pouvoir par l’Etat burkinabè.

 Le manque à gagner, plus de 41 milliards de francs CFA, sont à rechercher aussi bien auprès des partenaires financiers et techniques au plan national, d’où la tenue de cette rencontre, qu’auprès d’autres pays avec lesquels le Burkina dispose d’autres accords de coopération culturelle.

Le contenu du document fait le point des projets prioritaires du ministère qui se situent à quatre niveaux : les infrastructures culturels et touristiques, l’entreprenariat, le patrimoine culturel et touristique et le renforcement des capacités dans le secteur.

Des projets que les acteurs souhaitent qu’ils aient l’assentiment des partenaires afin que « la culture et le tourisme prennent leur place dans le développement » du Burkina Faso.

«Notre souhait est que les partenaires techniques et financiers prennent connaissance de ces priorités et accompagnent d’avantage le ministère de la culture dans la mise en œuvre de ces projets prioritaires de 2015 à 2020», dit Désiré Ouédraogo, secrétaire général du ministère de la culture.

Par conséquent, les acteurs laissent libre cours aux partenaires quant aux différentes modalités d’accompagnement. «C’est en général aux partenaires techniques et financiers de convenir des modalités avec le pays qui sollicite l’accompagnement.

Au stade actuel, on ne peut pas dire s’il s’agira de don, de prêt ou de subvention. Mais nous sommes très  sensibles à tout ce qu’ils pourront faire pour aider le secteur de la culture à se structurer  et à se développer davantage pour contribuer à la création d’emplois et de revenus», explique le secrétaire général.

Cependant, des partenaires ont apprécié le document et la démarche. «J’apprécie également en tant que document synthétique qui prévoit sur cinq ans de façon réaliste les investissements à faire (…) En mon sens, c’est une très bonne approche», a dit Franck Humbert, conseiller des coopérations et d’action culturelle à l’ambassade de France.

Selon une étude sur l’impact économique de la culture réalisé en 2012, la culture a rapporté plus de 13 milliards de francs CFA de recettes au titres des exportations des biens et services en 2011 et la contribution du tourisme au PIB était de 4,2%.



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