A Gounghin, des jeunes réclament la libération d’un père de famille arrêté

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Une manifestation a eu lieu ce jeudi 15 janvier 2015 au quartier Gounghin, à Ouagadougou, pour une affaire de vente de parcelle, jugée frauduleuse.

Les jeunes du quartier Gounghin ont manifesté ce 15 janvier 2015 pour la libération d’un père de famille.

 Ouedraogo Ignace Joseph, un père de famille habitant au quartier Ghounghin a été arrêté le mardi dernier alors qu’il essayait d’engager un processus judiciaire sur une affaire de vente frauduleuse d’une parcelle dont il est l’un des héritiers, affirme l’un des manifestants.

En effet, il s’agit d’une parcelle qui aurait été héritée par  (03) trois personnes, dont Ouédraogo Ignace Joseph. Toutefois, l’un des héritiers, en complicité avec une autre personne auraient établi des faux papiers et ont vendu la parcelle. Ce qui a poussé Ouedraogo Joseph à engager un long processus judiciaire afin de faire la lumière sur cette affaire.

Selon l’initiateur de la manifestation, Ouedraogo Ignace avait à plusieurs reprises porté l’affaire devant les autorités qui, elles, ont toujours rejeté son appel.

«Le vieux voulait tout simplement qu’on l’écoute, mais les autorités disent qu’elles ne veulent pas du tout voir les documents qu’il tient et ont plusieurs fois déclaré ces documents irrecevables», a souligné Arnaud Ouedraogo, l’initiateur de la manifestation.

D’après lui, son papa est allé à gendarmerie pour voir où en était son dossier. « C’est là qu’il a été arrêté », affirme-t-il.

«Le mardi il est allé à la gendarmerie pour voir où en était la plainte qu’il a déposée et ils lui ont demandé de repasser dans la soirée. Et le soir quand il est reparti, il n’est plus revenu et c’est ainsi qu’on a appris qu’il a été arrêté», a témoigné Arnaud Ouedraogo.

Il continue : «à présent nous demandons la libération de notre père ainsi que la lumière sur cette affaire.  Il faut que les autorités nous disent s’il est possible dans ce pays de vendre un parcelle sans le consentement des toutes les parties concernées».

Mahmoud ABDELRASSOUL (Stagiaire)

Burkina24


Les précisions de la Gendarmerie nationale 

Ceci est une déclaration signée de la Direction de la communication de la Gendarmerie nationale, qui fait la genèse de l’affaire. 

Le sieur COMPAORE Joseph Ignace vit dans la cour de sa grand-mère YANOGO Younga dans le quartier Gounghin, plus précisément sur la parcelle 13 L 07 Lot 341 (13) Section CK.  Cette dernière est décedée courant année 1987, laissant derrière elle SINI Tennaoga Marie, OUEDRAOGO Marie Cécile et OUEDRAOGO Marie Elise.

En 2008, les héritières ont entrepris de liquider  le patrimoine successoral. Entre temps, OUEDRAOGO Marie Elise est décédée. Les deux  héritières ont néanmoins décidé de poursuivre leur projet de vente. Cette décision a été contestée par le sieur COMPAORE Joseph Ignace qui se trouve être le fils de OUEDRAOGO Marie Elise (une des trois héritières décédée).

 C’est ainsi que les deux héritières ont intenté un procès contre COMPAORE Joseph Ignace en justice. Le tribunal a tranché      au profit des requérantes par le jugement numéro 1051 du 10 décembre 2008 du Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou. Ce jugement ordonne la liquidation et le partage de la succession de feue YANOGO Younga et désigne maître BAYALA Noël, notaire à Ouagadougou à l’effet d’y procéder.

 La décision stipule que madame  TAPSOBA née SINI Tennaoga Marie et OUEDRAOGO Marie Cécile ont qualité et intérêt  pour demander la liquidation et le partage de la succession de feue YANOGO Younga. Précise en outre que OUEDRAOGO Marie Elise étant décédée, ses enfants COMPAORE Joseph Ignace, COMPAORE Jeanne, KABORE Moumouni, KABORE Lamine, KABORE Haoua et KABORE Adama la représentent désormais dans la succession de feue YANOGO Younga.

 A l’issue de la liquidation et du partage du produit de la vente, les autres frères utérins de COMPAORE Joseph Ignace ont tous quitté la cour en le laissant seul avec sa famille.

Il refuse de se soumettre à la décision de justice susvisée au motif que sa grand-mère lui aurait légué à lui seul la parcelle querellée. L’ordonnance de référé numéro 065-1 rendue le 14 mai 2012 à ce sujet  par le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou et revêtue de la formule exécutoire, ordonne l’expulsion du sieur COMPAORE Joseph Ignace, tant de sa personne, de ses biens que de tous autres occupants de leur chef de la parcelle litigieuse.

Depuis lors, les différents cabinets d’huissiers commis à l’exécution de cette ordonnance éprouvent d’énormes difficultés liées à l’opposition farouche du mis en cause qui menace à chaque tentative d’expulsion de s’immoler par le feu et en incitant les élèves d’un lycée voisin à lapider les forces de l’ordre. Pour ces motifs, il avait été jugé et condamné à une peine d’emprisonnement par le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou courant année 2013.

Libéré de la prison, le sieur  COMPAORE Joseph Ignace continue toujours à s’opposer à cette décision de justice prescrivant son expulsion. La dernière tentative échouée date du 29 Décembre 2014.

Désemparé le sieur ZOUNGRANA Mathias, l’acquéreur de cette parcelle, a en désespoir de cause,  de nouveau réintroduit sa requête afin que justice lui soit rendue.

C’est ainsi que par soit transmis n°6565 /2014/CAO/TGIO /PF du 26 Décembre 2014 le Procureur du Faso prescrivait à la Section de Recherches de la Troisième région de gendarmerie à prendre des dispositions utiles pour faire cesser les troubles et dresser procès-verbal en arrestation s’il s’avérait que les faits allégués étaient avérés.

Invité par nos soins le 13 janvier 2015 et interrogé sur les faits à lui reprochés, le sieur COMPAORE Joseph Ignace s’obstine à s’opposer toujours à l’exécution de la décision de justice. C’est ainsi qu’il fut présenté devant le Procureur du Faso conformément à la loi pour que soit respectée la décision de justice.



Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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