Littérature : « Fugitive » ou la peinture des mères et sœurs des villages africains

Idrissa Ouédraogo du nom de plume Idé Ouédraogo a procédé ce vendredi 23 janvier au CENASA à la présentation et la dédicace de sa première œuvre intitulée «  Fugitive ».

« Fugitive » décrit des faits liés à la vie intime et sociale. La vie dans les villages africains a souvent été décrite comme étant idyllique. Les expériences auxquelles l’auteur a eu recours ne sont pas toujours heureuses. On pourrait dire qu’elles sont plutôt le revers d’un projet de vie harmonieuse dont rêvent les jeunes souvent.

Mais selon les témoignages de ceux qui auraient lu l’œuvre, l’auteur s’érige plus en défenseur de la condition de la femme en prise avec les coutumes. «Il n’a pas de héros, car là où on s’attend à les voir, les hommes sont absents.

 Mais il y a des héroïnes, ces femmes à qui des pans entiers de la coutume dénient des valeurs humaines et leur assignent des rôles par défaut. Dans certains cas, poussées au désespoir, il ne leur reste qu’une seule alternative : elles se retrouvent fugitives (…) Dans ce contexte, fugitives et seules, la mort est souvent le seul destin qu’il leur reste», peut-on lire dans la critique de l’œuvre.

C’est l’histoire d’une jeune fille mariée contre son gré à quelqu’un de plus âgé alors qu’elle rêvait d’épouser un jeune homme de son âge. Accusée d’être stérile, elle parvint finalement à accoucher de jumeaux.

Des jumeaux que le village traiterait de « mauvais enfants » et les jetèrent dans une termitière. La mère arrive à sauver un des enfants, la fille, et s’enfuit avec son jeune amant en Côte d’ivoire où elle eut une autre fille.

De retour au village au Burkina, la fille aînée à son tour fut donnée en mariage à un vieil homme aussi. Mais cette dernière se suicidera.

Des amis et famille de l’auteur venus le soutenir, ont déjà apprécié le contenu de l’œuvre car il témoigne d’une réalité, le mariage forcé, qui sévit toujours dans certaines régions du Burkina. Ils ont par ailleurs formulé le vœu de voir l’œuvre adapté au cinéma afin de sensibiliser plus de monde.

Idé Ouédraogo, auteur du romanCependant, l’auteur dit avoir pour  principale motivation l’envie de partager avec les lecteurs des « tranches de vie » auxquelles il aurait eu accès directement ou indirectement.

Mais au-delà du partage «que les personnes qui lisent comprennent les enjeux et identifient par eux ou à elles-mêmes, ce qu’il est possible à leur niveau de faire pour arrêter ce qui est négatif et continuer ce qui est positif ».

Reveline SOME

Burkina24



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page