Affrontements entre supporters des Étalons à l’aéroport de Ouagadougou

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Des supporters burkinabè se sont affrontés le mardi 27 janvier 2015 à l’aéroport international de Ouagadougou. Un groupe qui était allé manifester son mécontentement sur les choix des hommes pour les voyages à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) a été dispersé par un autre groupe.

Lota supporters Etalons manifestations aéroport de Ouagadougou
Lota initiateur de la protestation pense qu’il faut accorder plus d’attention aux supporters qui suivent le championnat national de football

 Les supporters des Étalons restés au Burkina Faso ne sont pas contents. Et, ce n’est pas seulement contre les Étalons éliminés dès le premier tour de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2015 mais aussi contre le Président de l’Union nationale des supporters des Étalons (UNSE) Ablassé Yaméogo élu pourtant le 4 janvier 2015 après son poste d’intérim depuis le retour de la CAN 2012.

Pancartes en main, des coups de sifflets et de vuvuzela scandaient : «Ablassé Yaméogo démission ! », « Paul Put démission ! », « Maiga démission ! » etc. Sur les pancartes étaient écrits, « arrêts aux pagailles dans le football », « Secrétaire, vigiles n’étaient pas supporters à la Coupe d’Afrique » etc.

Ces manifestants reprochent particulièrement au Président de l’UNSE Ablassé Yaméogo d’avoir amené dans la délégation des supporters, sa secrétaire, un vigile, entre autres. «Je suis là pour manifester. Il y a des supporters qui sont allés et qui ne méritaient pas d’être là-bas (Guinée Équatoriale).

Il y a des gens qui sont là et qui sont des supporters depuis plus de 20 ans et qui n’ont jamais mis pied hors du Burkina…. L’UNSE, c’est pour nous tous. C’est pourquoi nous sommes là pour dire à l’UNSE de démissionner », crie avec colère Seydou Ouattara qui dit également être un ancien international.

Plus de maîtresses en voyage pendant la CAN

« Nous les supporters, on se connait. Le choix des supporters a été fait familialement, entre amis, entre copains, les maîtresses,  des vigiles ou bien des secrétaires de société. Pourtant, l’UNSE,  ce n’est pas la propriété de quelqu’un. L’UNSE est nationale et concerne tous les Burkinabè et les supporters avec grand S (…) », martèle Lota l’initiateur principal qui refuse de donner tout autre nom.

Il pense même que le Président de l’UNSE doit démissionner et que la place soit cédée à quelqu’un capable d’unir les supporters. 

Mais pourquoi, ces derniers n’ont-ils pas exprimé leur désapprobation avant ou pendant l’élection de Ablassé Yaméogo ? A cette question, le leader des manifestants pense qu’ils ont joué leur partition.

 « Le Président, tu peux l’appeler pendant toute une semaine, sans l’avoir. Bien avant l’élection, je lui ai dit que sa façon de travailler avec les supporters n’est pas catholique. “Tu as décidé de travailler avec un groupe restreint. Ceux qui ne sont jamais d’accord avec toi sont tes ennemis et ne participent pas aux voyages. Nous avons dit qu’il faut mettre fin aux supporters qui ont fait 8 voyages, 10 voyages”».

Selon Lota, s’ils n’ont pas réagi avant le départ des supporters de l’UNSE pour la CAN, c’est parce qu’en cas d’échecs de l’équipe nationale burkinabè, on aurait accusé les supporters : « Même si les Étalons ramenaient la Coupe,  nous allions dénoncer tout cela».

Les manifestants attaqués

Les manifestants se sont rapprochés des barrières de sécurité et continuaient à lancer des slogans. Mais tout à coup, des jeunes surgissent des bâtons en mains, et se mettent à pourchasser les manifestants qui ne s’étaient manifestement pas préparés à se défendre.

Un agent de police tenta alors de remettre le calme. Il prévint que chacun d’entre eux avait le droit d’exprimer ses opinions mais les bagarres étaient interdites.

Séni Ouédraogo, membre de ce deuxième groupe, pense que même s’il y a eu des erreurs, ce ne sont pas les supporters qui ont joué. « Tous ceux qui se plaignent connaissent chez le président. Ils n’ont qu’à se plaindre chez eux ».

Dispersés, les manifestants ne sont plus revenus. Les Étalons et les supporters revenus de Bata (Guinée Équatoriale) ont quitté l’aéroport et chez sont rentrés chez eux tranquillement.



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