Pénurie de gaz : La distribution sur le banc des accusés

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Le ministère de l’industrie, du commerce et de l’artisanat et  la SONABHY étaient face à la presse, jeudi 5 février pour faire le point sur le contrôle effectué sur l’ensemble  du territoire pour déceler les problèmes qui sont à l’origine de la pénurie de gaz. Selon les résultats, il ressort que le problème ne se situe pas au niveau de la SONABHY.

Il s’est agit de contrôler l’ensemble des revendeurs, en vérifiant sur place les stocks, les factures d’achat et d’affichage des prix.

Ainsi, sur un échantillon de 273 revendeurs contrôlés dont 33 du secteur informel dans la ville de Ouagadougou, il ressort que seulement 97 ont présenté des contrats signés avec les marketers, et 186 ont présenté des factures justificatives de leurs produits. 6 distributeurs détenaient des factures d’achat.

En conclusion, il est constaté l’indisponibilité du gaz butane chez la plupart des revendeurs contrôlés.

Les agents de la SONABHY se défendent.  « La demande des marketers au niveau de la SONABHY a toujours été satisfaite », affirme Marius Barry, directeur du dépôt de Bingo.

« Nous travaillons en continu 24 heure sur 24, la demande qui nous est présentée  est pleinement satisfaite. De mon point de vue et je le dis, le problème n’est pas à la SONABHY », ajoute Justin Yéhoun, Chargé du contrôle.

La société SODIGAZ qui occupe 62% du marché est-elle indexée? Des griefs sont faits à SODIGAZ selon toujours Justin Yéhoun, les revendeurs reprochent de collecter les bouteilles vides et d’encaisser l’argent et ce n’est qu’après des jours que des bouteilles pleines sont livrées.

« Il y a un temps mis entre la collecte des bouteilles et la livraison des bouteilles remplies. C’est là que se trouve le problème. En plus, SODIGAZ a des boutiques témoins qui sont priorisées lors des livraisons par rapport aux revendeurs, ce qui est une mauvaise concurrence».

Des mesures ont été prises à cet effet pour assainir le circuit de distribution.

En ce qui concerne SODIGAZ, il lui est interdit jusqu’à nouvel ordre son système de collecte des bouteilles vides, déclare le ministre Hyppolite Dah. Il est exigé le traitement équitable dans l’approvisionnement et le respect des règles en matière de facturation.

Quant aux revendeurs, le respect absolu des prix fixés, la prise de toutes dispositions pour éviter d’approvisionner le marché informel et la soumission au service  de contrôles du MICA doivent être de mise.

Pour renforcer ces acquis, dit le ministre, Hyppolite Dah, «des mesures à court et moyen termes sont envisagées », notamment « l’ouverture d’un centre emplisseur, l’ouverture au secteur privé de la construction de centres emplisseurs, le traitement de l’ensemble des marketers sur une base équitable, le respect du délai de remboursement de la subvention à la SONBHY par l’Etat »,  entre autres.

Concernant la baisse des prix du carburant, le ministre a indiqué que la lettre de la CCVC a été bien reçue et sera remise à qui de droit.

Reveline SOME

Burkina24

Il y a 1 commentaire

  1. Bonjour,

    La question du gaz est au dela de la SONABHY, mais les gens accusent inutilement cette organization. Le veritable probleme, c’est l’usage des gaz comme carburant par les chauffeurs de taxi et certains proprietaries de vehicules grosses cylindrees. A Bobo par exemple, plus de 98% des taxis roulent avec des gaz au lieu de l’essence. Chacun d’entre eux circule avec deux bouteilles, don’t un secours au cas ou.

    Le phenomene gagnent d’autres villes et meme Ouagadougou. En plus de causer des dommages a l’environnement et a la sant? des populations, cette situation aggrave la penurie en reduisant a la fois la disponibilite des bouteilles et du gaz. Quand aux grosses, l’ampleur de phenomene n’est pas connue, mais ca reste quand meme important.

    C’est la ou le gouvernement doit prendre des mesures.

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