Keshi et les Etalons : “Cette sélection m’a beaucoup plu”

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Stephen Keshi est sur la short-liste de la Fédération burkinabè de football (FBF) pour la désignation du prochain entraîneur des Etalons, après le départ du Belge Paul Put. Nos confrères de Sidwaya ont réussi à lui arracher une interview. L’homme montre qu’il connaît bien l’équipe, les joueurs qui l’animent, le travail qu’il reste à faire et son potentiel.

Stephen Keshi a des connaissances sur le football burkinabè. Il connaît l’équipe nationale burkinabè de football. Normal, il l’a affrontée en finale de la CAN 2013 avec le Nigéria qu’il entraînait.

Un épisode dont il a gardé une bonne impression. « Cette sélection des Etalons (…) n’a pas démérité, elle m’a beaucoup plu », a-t-il confié à nos confrères de Sidwaya, dans une interview exclusive publiée sur leur site web.

Souvenirs. Mais il n’y a pas que cela. Stephen Keshi connaît le championnat burkinabè (il en connaît les principaux derbys).  Il a aussi en  mémoire l’histoire de l’équipe senior.

« Je me souviens encore de cette belle sélection  qui, en 1991-1993 avec les Ibrahim Diarra, Gualbert Kaboré, Mevi William faisait connaitre les Etalons et avait semé les graines de cette qualification à la CAN 96 en Afrique du Sud. Il y a aussi ce beau parcours en 1998 sur le sol burkinabè, demi-finaliste avec des joueurs comme Omar Barro, Alain Nana, Kassoum Ouédraogo », dit-il dans l’interview.

Bertrand Traoré. Il en connaît aussi les joueurs et leur potentiel. « Je suis attentif au football burkinabè depuis plusieurs années et je connais la génération actuelle, celle de Bakary Koné, Charles Kaboré, Alain Traoré, Bertrand Traoré qui, à mon humble avis a tout le potentiel pour faire  une très grande carrière », apprécie-t-il.

Reconnaissance. Il reconnait aussi le travail de ses prédécesseurs. “Un  travail à mon avis, a déjà  été fait, de Drissa Traoré Saboteur à  Paul Put en passant par Paulo Duarte”, dit-il.

Enfin, il connaît ce qu’il reste à faire :  « Comment mettre au service du collectif toutes ces individualités, transmettre cette culture de la gagne et je pense savoir le faire. Il n’y a pas de réussite, de succès, sans vision, sans travail, sans la confiance. Et si tous ces aspects sont réunis, je dis oui, les Etalons peuvent rivaliser avec les meilleures nations d’Afrique ».

Tactique. Il a déjà son plan dans la tête car Stephen Keshi compte faire de grandes choses avec les Etalons. « Si je suis retenu, par la grâce de Dieu, je veux déjà qualifier le Burkina Faso pour la CAN de 2017 et pourquoi pas pour le mondial prochain, comme j’avais pu le faire avec le Togo, ensuite me donner les moyens pour aller le plus loin possible dans ces compétitions », projette-t-il.

L’injection de sang nouveau dans l’équipe semble lui tenir à cœur car il déclare avoir déjà repéré de potentiels « appelés » qui ne jouent pas encore dans la sélection nationale.

Méthode. Tout est donc possible, mais comme il le dit lui-même, “il n’y a pas de hasard“.  C’est ainsi qu’il prévoit infuser aux joueurs « l’envie de tout donner pour (leur) pays », leur inculquer  « la culture de la gagne, s’intéresser aux joueurs locaux » et « instaurer une concurrence saine ».

Mais il n’y a pas que le Burkina qui s’intéresse à Stephen Keshi. Même s’il a refusé de  dévoiler leur nom, par respect dit-il pour la FBF, d’autres pays font aussi les yeux doux au « Big Boss ».

Synthèse de Abdou ZOURE

Burkina24


Lire l’intégralité de l’interview ici.



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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Il y a 18 commentaires

  1. Pourquoi n’a-t-on pas choisi Keshi? Faute de moyen? J’en doute! il est le meilleur et nous devons tout faire pour qu’il soit l’entraineur des etalons, du moins si nous ambitionnons de gagner!!!!

  2. Saboteur est un “regionaliste” vous ne saviez pas?
    Et bien les plus inform?s du foot burkinab? le savent, c’est pourquoi la FBF ne le veux pas.

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