Vote de la diaspora : Sanou Sénémi favorable à une prolongation de la transition

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Président de l’Union des jeunes burkinabè de Koumassi (UJBK) et Coordonnateur général du CAMJB-CI, Sanou Sénémi,  appelle ses camarades à une grande mobilisation le lundi 9 Mars prochain au Consulat d’Abidjan pour accueillir le Ministre burkinabè de l’Administration et de la Sécurité et lui exprimer la volonté de la diaspora de participer à la présidentielle 2015. Il s’est confié à Burkina24.

Burkina24 (B24) : Depuis un trimestre, votre organisation le CAMJB-CI entreprend des actions de grande envergure dans le district d’Abidjan. Qu’est ce qui vous fait tant courir ?

Sénémi Sanou (S.S) : Nous nous voyons confisqués de notre droit de citoyenneté et de vote par la transition. Nous disons : « un non ferme ». Nous sommes à une période de mutations et de changements. Nous voulons   que rien ne soit comme avant. La Constitution burkinabè stipule clairement le droit de vote de la diaspora. Mais pourquoi pour des calculs politiciens des hommes politiques veulent nous exclure ?

B24 : Apparemment vous ne semblez pas prendre conscience que pour que vous votiez,  il faut au moins deux ans de préparation, du recensement général à la distribution des cartes d’électeurs en passant par leur confection. Pourtant,  la transition n’a qu’un an pour accomplir sa mission.

S.S : Je pense que le gouvernement de la Transition a pu prendre conscience de la tache qui lui est assignée avant même d’accepter de siéger. Rien n’est nouveau dans ce que vous relevez. A moins qu’ils aient des intentions cachées.

Quand ils prenaient fonction, ils savaient que la date des élections était Octobre 2015  et que ces élections étaient inclusives, en ce sens qu’elles intégraient les Burkinabè de l’extérieur qui sont des Burkinabè à part entière. S’il faut plus de temps pour mieux faire et rendre ces élections inclusives et transparentes,  il faut bien prendre le temps qu’il faut.

B24 : Vous suggérez alors une prolongation de la transition ?

S.S : Je ne parle pas de prolongation. Je dis que si respecter les dispositions légales,  notamment le vote des Burkinabè de l’extérieur, exige une prolongation, il faut bien s’y conformer, si tant est qu’ils sont mus par un souci de justice, de cohésion et de paix.

B24 : Vos détracteurs estiment que vous minimisez ou même  ignorez le coût d’une élection et que le Burkina Faso au sortir de l’insurrection populaire ne peut couvrir les dépenses d’une élection de si grande ampleur à l’extérieur et dans les délais. Que répondez-vous à cela ?

S.S : Une élection n’est nullement financée par ceux qui parlent, ni du pays à 100%. Il y a les partenaires au développement. D’ailleurs, la représentante pays de l’Union Européenne déclarait sur la RTB il y a quelques jours que jusque là le Burkina n’avait pas établi un chronogramme clair pour que l’UE puisse l’accompagner…

En Côte d’Ivoire,  les élections ont été financées. Nous réclamons notre droit.

B24 : Vous n’êtes pas en bonne odeur de sainteté avec vos autorités diplomatiques et consulaires ? Comment en êtes-vous arrivé là ?

S.S : Je dois dire que les autorités diplomatiques ne sont pas nos ennemis. Il faut que cela soit bien perçu. Nous devrions travailler avec elles. Par contre, si elles outrepassent leur mission ou n’ont pas de sollicitude vis-à-vis des parents, nous devrions être capable sde le leur dire, parce qu’elles ne sont là que parce que nous sommes là.

Et elles sont là pour servir la cause de la communauté et de l’Etat burkinabè. L’Ambassadeur et le Consul général connaissent tous le Camjb-ci… Je ne comprends pas qu’aujourd’hui, le Consul Daouda Diallo nous intimide et nous diabolise.

B24 : Le ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité, Colonel Auguste Denise Barry est attendu lundi 9 mars 2015 à Abidjan, où il doit rencontrer la communauté burkinabè. Comment appréhendez-vous cette visite ?

S.S : Nous n’avons pas à apprécier l’opportunité ou pas de sa visite. Nous appelons tous les Burkinabè qui le peuvent à effectuer nombreux le déplacement au Consulat d’Abidjan.

Nous les appelons à sortir massivement dire au Colonel Barry et au Président de la CENI ‘’Oui au vote des Burkinabè de l’Extérieur en 2015’’. Car ce droit nous l’avons acquis dans la Constitution, dans le code électoral et dans la charte.

Emile Scipion Ilboudo en Collaboration avec

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU-Burkina24

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Il y a 14 commentaires

  1. On en parle de trop,ce droit au vote de la diaspora.nous avons une ?quipe de transition qui se montre ? peine d’?tre ? la hauteur et vs,vs apporter un autre fardeau.Qu’est ce que vous vivez de la r?alit? du pays.Que chacun ,o? qu’il soit consid?re plut?t ce droit au vote coe un devoir et faire ce qu’il peut de son c?t? pour y prendre part.Qui a consulter la diaspora avant que le peuple ne fasse tomber le r?gime compor?.Pour amener un autre r?gime,nous reconnaissons et nous respectons l’importance et la l?galit? de votre participation,mais si cette volont? de partiper d?coule r?elment de l’amour pour votre pays vs devez simplmt vs conformez aux d?cisions de ses dirigiants actuels.

  2. je pensais qu’au paravent vos fr?res de la diaspora votaient non?? tu sais, le mm probl?me c est pass? en 2000 en Cote d’Ivoire avec le pr?sident Guei Robert, il avait refuser la candidature du PDCI RDA, du RDR, la majorit? de surcro?t, vous avez vu comment les choses se sont termin?s. la Minorit? ne peut pas gouverner la majorit?, donc essayer de faire en sorte qu’il n’y aie pas de frustration. j’aimerai ? travers ces ?cris interpeller le peuple fr?re du BURKINA a faire en sorte que tous les burkinab? participent ? cette ?lection de sortir de crise. QUE DIEU VOUS B?NISSE.

  3. si vous saviez que vous etes burkinab? venez o pays car quand on menait la revolution ou etiez vous et puis depuis tu as votez a exterieur donc laisse nous souffer vous etes mieux que tu es en cote d’ivoire venez vous enregistrer a niangoloko et ceux qui sont en france. “NI TI MIRI I TI PENS

  4. si vous saviez que vous etes burkinab? venez o pays car quand on menait la revolution ou etiez vous et puis depuis tu as votez a exterieur donc laisse nous souffer vous etes mieux que tu es en cote d’ivoire venez vous enregistrer a niangoloko et ceux qui sont en france. “NI TI MIRI I TI PENS

  5. Chers fr?res et s?urs ne demander pas l’impossible au gouvernement de transition car vous voyez la situation actuelle du Burkina Faso laisser pour les prochaines ?lections avenir cest dans 5 ans seulement merci de votres compr?hension la patrie o? l? mort nous vaincrons

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