Lebel Ilboudo: « La transition a raté une belle occasion d’entrer dans l’histoire »

Journaliste professionnel et écrivain, Alexandre Lebel Ilboudo fait parler de lui dans le milieu de la presse en Côte d’Ivoire. A cœur ouvert, il s’est livré à Burkina24. Lisez donc…

Burkina24 : Qui est Alexandre Lebel Ilboudo ?

Alexandre Lebel Ilboudo (ALI) : Je suis Alexandre Lebel Ilboudo, journaliste professionnel et écrivain. Je totalise seize années de vie professionnelle sanctionnée par le Prix CNN multichoice en journalisme d’investigation à l’édition de 2010 à Kampala en Ouganda, et deux fois nominé aux Ebony en Côte d’Ivoire.

Au titre des publications littéraires, je suis auteur de trois ouvrages « Insurrection » sur la crise ivoirienne, « Blaise Compaoré à la croisée des chemins » précédé de «Alassane Ouattara à l’épreuve du pouvoir» et récemment « Portée Mystique »,  suivi de « Processus Exclusif ».

B24 : Vous faites partie de la diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire qui bouge vraiment. Racontez-nous vos premiers pas en Côte d’Ivoire ?

A.L.I.: Dois-je vraiment parler de premiers pas ! Etant né en Côte d’Ivoire, je crois que cela va de soi. Mon intérêt pour la communauté burkinabè est un héritage que m’a laissé mon défunt père en 2002. J’ai grandi auprès d’un père très humaniste. J’ai pour ma part ,étant journaliste, voulu mettre ma petite expérience aussi au service du bien de cette même communauté burkinabè en Côte d’Ivoire..

Mon actualité se résume dans la quête permanente de l’information et de l’investigation. Je pense que plus un journaliste n’écrira et ne défendra que ce qu’il maîtrise le mieux et parfaitement, plus il rendra service à la démocratie.

J’ai beaucoup de projets mais mon rêve était de créer une maison d’édition (ndlr : LEBELEDITIONS) avec une fréquence de publication annuelle sur des sujets qui touchent à la démocratie et au développement dans la sous-région. C’est une réalité depuis l’an dernier.

B24 : La communauté burkinabè en Côte d’Ivoire est profondément divisée sur la question du vote de la diaspora qui ne sera pas possible pour les élections à venir. Quelle est votre approche de la situation ?

A.L.I. : Je me caractérise par ma constance dans la critique objective ou du moins constructive. Je réaffirme que les raisons évoquées pour le report du vote de la diaspora sont surmontables avec un minimum de volonté politique.

Mais l’on a privilégié d’autres intérêts que je qualifierai de non-prise de risque. Mais à vaincre sans péril on triomphe sans gloire, a dit Pierre Corneille. Vous savez, il aurait suffit que le MPP ou l’UPC ou encore le Front Sankariste décide de se retirer du processus tant que la diaspora ne vote pas pour que la donne change.

Et que l’on réussisse les conditions de ce vote. Mais aucun n’a estimé que cette diaspora en valait la peine…Je réclame tout simplement un minimum d’égard parce que ce pays n’appartient pas plus à ceux qui sont à l’intérieur qu’aux Burkinabè de l’extérieur.

B24 : Quelles sont vos recommandations à vos compatriotes et à la transition pour ces prochaines  élections?

A.L.I. : Aux autorités de la transition, je dis qu’elles ont raté une belle occasion d’entrer grandement dans l’histoire en décidant du report du vote de la diaspora. Leur mission n’étant rien d’autre que l’organisation d’élections libres et inclusives.

Un droit acquis ne se marchande pas, on affaiblit l’Etat en le faisant et on expose de ce fait la paix sociale… Cela dit je leur souhaite de réussir leur mission. A mes compatriotes, je dirai tout simplement que la démocratie c’est la pluralité d’expressions. On n’est pas obligé de parler le même langage, ni d’avoir les mêmes ambitions. Mais on est tenu de se respecter et d’avoir l’humilité d’écouter l’autre.

B24 : Votre message de fin au peuple burkinabè ?

A.L.I. : Je me réjouis  d’appartenir à ce peuple dont je suis fier. Ce peuple a donné au monde une image respectueuse et enviée que je souhaite voir se poursuivre. Œuvrons tous collectivement à maintenir le rayonnement de ce pays en ayant le souci de la justice et de la cohésion. Je remercie Burkina24.

Interview réalisée par Kouamé L.-PH. Arnaud KOUAKOU

Correspondant de Burkina24 en Côte d’Ivoire.



7 commentaires

  1. Si toutes les diasporas du monde participent aux elections de leur pays…ca m etonne neamoins que celle du burkina se reveil de son sommeil en 2015 ce ne pourtant pas la premiere election democratique. Svp prenez votre petit dejeuner et attendez 2020 si toute fois le reveil complet autrement rendormez vous

  2. Les prol?taire se bat les burocrate en profite.. merrrrd arr?t? la tous ces costard qui remplissait leur frigo avant la crise pour ?tre a labris. Nous on se contentait juste du benga et du mouiii boongo car la lutte ?tait notre wai cette lutte ?tait la ?tait notre… que cest ignoble la politique et tous ses BLA BLA merrrrrd et encore merrrrrd….

  3. vs n valez tous rien.vs vs adressez cmm si vs netes pa d burkinabe mai des etranger.cmm si vo frer d la ci st diferen d vs.a cote d vote,?q avez vs peur?d lechet?jai honte d vs.prkw n’ont ils pa droit?tou les pays en fon pareil.alor prkw pa vs.?on a tous l droit d voter.laissez les voter.

  4. C’est ?a oui. Et Blaise Compaor? et les morts du 30 octobre ? . Vote des ?trangers pour magouilles oui. Ils sont devenus ivoiriens pour voter Alassane Ouattara et maintenant faut qu’ils deviennent encore burkinab? pour voter les acolytes de blaise Compaor?. On connait la chanson d?h !

  5. Je me dit que les gens oublient les r?alit?s du Burkina ,vous croyez en 10 mois on peut tout r?gler ? la fois vous croyez le changement sera automatique pas possible!!!

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