MACO : Mouvement d’humeur des GSP

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Les agents de la Garde de sécurité pénitentiaire (GSP) observent un mouvement de protestation depuis ce mardi 10 mars 2015. Ils accusent le gouvernement de manque de volonté quant à l’application de la nouvelle loi régissant leur statut.

D’entrée, le secrétaire général du syndicat national des agents de la garde pénitentiaire, Siaka Bayoulou a tenu à préciser que le mouvement qu’observent les GSP n’est pas une grève car la loi les en empêche.

Mais qu’à cela ne tienne, ce mouvement d’humeur vise à réclamer la satisfaction de leur revendications dont la principale est l‘application effective de la loi régissant le corps. « Depuis mai 2013, la garde de sécurité pénitentiaire a bénéficié d’une loi régissant son statut. Mais jusqu’à l‘heure où je suis entrain de vous parler, aucun décret d’application n’a été signé du côté du gouvernement», explique Siaka Bayoulou.

Siaka, Bayoulou, SG du Syndicat national desl agents de la garde de sécurité pénitentiaire
Siaka, Bayoulou, SG du Syndicat national desl agents de la garde de sécurité pénitentiaire

Les éléments de la GSP accusent ainsi un manque de volonté de la part du gouvernement. Pour preuve, le secrétaire général du syndicat national des agents de la garde de sécurité pénitentiaire a souligné que leur sollicitation d’audience avec le ministre de la justice n’a pas eu de réponse favorable.

« En février, nous avons demandé une audience auprès de notre ministre de tutelle, le ministre de la justice et c’était au regard de l‘ambiance et la frustration qui avaient commencé à régner au sein des agents que nous avons voulu attirer son attention.  Mais malheureusement, le ministre de la justice n’a pas bien voulu nous recevoir en disant qu’elle avait un calendrier chargé. Cela a entrainé encore des frustrations, ce qui a amené ce mouvement aujourd’hui».

Une rencontre a toutefois eu lieu hier mardi 10 mars avec le Premier ministre mais les agents disent ne pas être satisfaits des réponses du chef du gouvernement. En  effet, le Premier ministre, selon Siaka Bayoulou, a affirmé que le décret d’application de la loi sera signé « dans les jours à venir » en conseil de ministres.

Mais les agents, eux, attendent qu’on leur donne un délai précis. « On ne dit pas à quel moment ? Dans les jours à venir, ça peut être l‘année prochaine, dans deux ans !! », s’offusque Siaka Bayoulou.

Pour l‘heure, les activités au sein de la MACO sont au ralenti. Il y a peu de personnel pour escorter les détenus au tribunal pour les audiences et non plus de visites pour les détenus par leurs proches.

Maratou SOUDRE

Burkina24



Rédaction B24

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Il y a 18 commentaires

  1. D’autres ont reclam? ce fameux statv avant eux mais il n’ont pas de gain de cause favorable. si et seulement si les autorit?s decident d’en donner uniquement ? ceux qui ont seulement les armes nous tous ns chercherons des armes.

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