Universités de Ouagadougou : L’ANEB en grève de 48 heures

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L’Association des étudiants du Burkina (ANEB) est en grève pour deux jours. En ce jeudi 12 mars, premier jour du mouvement, les étudiants ont tenu un sit-in au sein de la présidence de l’Université de Ouagadougou.

Slogans, chants, cris de sifflets, voilà l‘ambiance qui régnait ce jeudi matin à la présidence de l’Université de Ouagadougou.

 Les étudiants, sous la bannière de l’Association des étudiants du Burkina (ANEB), manifestent de nouveau pour revendiquer l‘amélioration de leurs conditions de vie et d’étude.

Revendications. « Ce que nous revendiquons a été consigné dans une plate-forme revendicative et c’est la question du système LMD. Nous exigeons sa suspension jusqu’à réunir les conditions nécessaires de son application.

Yves Ramdé, président section ANEB Ouaga
Yves Ramdé, président section ANEB Ouaga

Nous exigeons de meilleures conditions sociales à savoir les allocations au niveau de la restauration, au niveau de l‘assistance santé.

A l‘heure actuelle, les étudiants n’arrivent pas prendre cours parce qu’il y a un manque criard d’enseignants, un manque criard de salles de cours», soutient Yves Ramdé, président de la section ANEB Ouaga.

L‘ANEB estime qu’après des rencontres avec les premiers responsables de l‘université de Ouagadougou et de Ouaga 2, ces derniers ont montré qu’ils étaient incompétents à résoudre les problèmes des étudiants. « Les autorités ont fait la sourde oreille, les autorités ont traité nos revendications avec mépris et c’est du dilatoire qui nous a été servi pour clore le débat »,  a martelé Yves Ramdé.

Son de cloche de l’administration. Du côté de l‘administration, on pense avoir fait le mieux pour satisfaire les étudiants.

« Le gouvernement depuis trois années a fait un effort avec un recrutement de 100 enseignants par an pour toutes les universités. Il y a un certain nombre de constructions qui sont entrain d’être faites. Il y a les deux pavillons de l‘universite de Ouagadougou qui sont finis et il y a deux bâtiments pédagogiques R+2 qui sont entrain d’être montés.

Le bâtiment à usage de laboratoire pour les médecins, les biologistes et mathématiciens est presque fini. », a expliqué le Pr Nicolas Barro, vice président de l‘Universite de Ouagadougou, chargé des enseignements et des innovations pédagogiques.

Pr Nicolas Barro, vice président de l'Université de Ouagadougou, chargé des enseignements et innovations pédagogiques
Pr Nicolas Barro, vice-président de l’Université de Ouagadougou, chargé des enseignements et innovations pédagogiques

Sur la question de la suspension du système LMD, les réponses du vice-président semblent dire que cela ne peut pas se faire.

« La question du LMD, c’est une question nationale. Tous les pays de l‘UEMOA ont adopté ce système au niveau de l’enseignement supérieur.

C’est un système d’enseignement supérieur au niveau mondial. Aujourd’hui, si nous le rejetons c’est q se mettre en marge de la marche mondiale vers une évolution scientifique», a laissé entendre le Pr Nicolas Barro.

Néanmoins, l‘administration dit n’avoir « jamais fait la sourde oreille » face aux revendications des étudiants et ne cesse d’ailleurs d’initier des cadres de concertations pour trouver des solutions aux différentes préoccupations. Une rencontre est prévue notamment ce vendredi 13 mars entre les autorités universitaires et les structures syndicales des étudiants.

Maratou SOUDRE

Burkina24

Rédaction B24

L'actualité du Burkina 24h/24.

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Il y a 4 commentaires

  1. chers ?tudiants votre lutte est peut ?tre juste , mais n’est il pas mieux de continuer les cours et n?gocier ? ces m?me gr?ves aux revendications justes n’ont ils pas contribu?es a faire de l’universit? burkinab? ce qu’il est aujourd’hui ?avec des ann?es scolaires sans fins sans d?buts , des promotions sur le campus pendant deux trois ann?es scolaires en premi?re ann?e .sur peut ?tre votre raison , dans vos droits ,je pense humblement qu’il faut savoir poursuivre la n?gociation tout en poursuivant vos cours . courage et que dieu le tout puissant vous guide .

  2. nous ?tudiants de l’uo ne reconnaissons pas le mot d’ordre de gr?ve de l’aneb qui pretend lutter contre le retard et entrainant le retard, il nous emp?che de suivre les cours et nous met dehors de force en usant de la violence par ce que nous ne partageons pas leurs ideaux ? savoir la suspension du LMD, un syst?me vital pour l’?ducation dans le monde. Ils nous font croire qu’ils sont la seule structre competante ? l’uo alors qu’il existe bien d’autres structure sur le campus. Il suffit que vous ne partagez pas leurs ideaux et ils vous traite de fantoche et vous menace. Ils disent qu’ils sont contre les candidatures independantes au campus pour les postes des d?l?gu?s des U.F.R. et pour ils militent au plan national pour les candidatures ind?pendantes et poutant ils imposent leur dictature au campus,personne ne peut aller contre, m?me critiquer leur m?thode sous pretexte d’?tre menacer et insulter. L’aneb juge mal les ?tudiants et profite de la faiblesse des nouveaux venus pour les en doctriner et les utiliser ? leur gise. Moi m?me je vous ?cris, j’ai ?t? victime de menace et de fantoche parceque les 48 h de gr?ve nous mettait en retard, alors que nous nous sommes fix?s pour objectif de ratrapper le retard.

  3. le peuple ou rien |

    Les 48h de mot d’ordre de gr?ve nous mettent en retard, et poutant la majorit? des ?tudiants sont contre la suspension du LMD et demandent son am?lioration. L’aneb nous agresse si nous affirmons notre point de vue sur le LMD, elle nous traite de fantoche et nous m?nace si nous nous opposons ? leurs ideaux. La majorit? des ?tudiants sont contre les m?thodes de l’aneb, elle lance des gr?ve ? Ouaga alors que nos amis de Koudougou et Bobo font cours et pourtant c’est pour la m?me cause. Vous remarquerez que au plan national c’est l’uo qui est en retard et non les autres Universit?s du Burkina. Personne ne peut s’opposer m?me donner son point de vue sous pr?texte d’essuyer des menaces ou des insultes, alors que nous sommes en d?mocratie et la libert? d’expression est une n?cessit?. Au campus c’est la dictature qui r?gne , elle se r?clame la seule structure comp?tente et lutte contre les candidatures ind?pendantes au postes de d?l?gu?s d’U.F.R et souhaite les candidatures ind?pendantes au plan national. Les ?tudiants sont victimes d’agression et de menaces pour leurs id?aux. Nous invitons l’ensemble des ?tudiants au respect des droits hunains et de la d?mocratie au campus et de faire en sorte qu’il ait le pluralisme syndical pour instaurer une v?ritable d?mocratie au campus.

  4. Les 48h de mot d’ordre de gr?ve nous mettent en retard, et poutant la majorit? des ?tudiants sont contre la suspension du LMD et demandent son am?lioration. L’aneb nous agresse si nous affirmons notre point de vue sur le LMD, elle nous traite de fantoche et nous m?nace si nous nous opposons ? leurs ideaux. La majorit? des ?tudiants sont contre les m?thodes de l’aneb, elle lance des gr?ve ? Ouaga alors que nos amis de Koudougou et Bobo font cours et pourtant c’est pour la m?me cause. Vous remarquerez que au plan national c’est l’uo qui est en retard et non les autres Universit?s du Burkina. Personne ne peut s’opposer m?me donner son point de vue sous pr?texte d’essuyer des menaces ou des insultes, alors que nous sommes en d?mocratie et la libert? d’expression est une n?cessit?. Au campus c’est la dictature qui r?gne , elle se r?clame la seule structure comp?tente et lutte contre les candidatures ind?pendantes au postes de d?l?gu?s d’U.F.R et souhaite les candidatures ind?pendantes au plan national. Les ?tudiants sont victimes d’agression et de menaces pour leurs id?aux. Nous invitons l’ensemble des ?tudiants au respect des droits hunains et de la d?mocratie au campus et de faire en sorte qu’il ait le pluralisme syndical pour instaurer une v?ritable d?mocratie au campus.

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