Au gnouf OBOUF !

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Aujourd’hui, je laisse Kaf de la transition et son Premier ministre tranquilles pour parler de bouffe. Au moins, ils pourront s’occuper des dossiers Sankara et Zongo.

Contre la cynique malice 

Au Burkina, après le colon, nous voici sous la férule humiliante d’une poignée de gros riches, jamais rassasiés de frics. Cette rapacité venue de nos contrées s’enrichissent au prix de nos vies. Aujourd’hui il est permis de douter sur la qualité de l’ensemble des denrées alimentaires qu’on nous vend.

 Toute la bouffe de OBOUF n’est-elle pas également falsifiée, certainement oui, c’est pourquoi son avocat  a fait grève de la faim. Bon soyons sérieux car l’affaire de bouffe ce n’est pas du jeu. Son avocat a d’ailleurs été remplacé. On comprend pourquoi certains gourous vont faire leur marché en France. Bouffe du Faso c’est pourri dèh !

Canettes périmées, mais contenu buvable ?

Ecoutez bandes d’incrédules, les canettes sont périmées, mais les dates ne sont qu’indicatives, il n’y a que le goût qui peut être affecté sinon le coca, lui, reste liquide et peut éteindre la soif. Bon ça c’est l’évangile selon PDG Boureima de OBOUF.

D’ailleurs, il a demandé à boire une canette périmée pour montrer que son breuvage ne tue pas. Mais les enquêteurs ne lui ont pas fait confiance. Qui est fou ? Il pourrait falsifier une canette non périmée en mettant une fausse date.

Quelle vue d’esprit ? Quand on dit que c’est dangereux ce n’est pas obligatoirement dans l’immédiat. Certaines molécules du coca périmé peuvent avoir à long terme des effets néfastes. En français facile, on dit que ça tue à petit feu.

L’argent n’a pas d’odeur, il faut le gagner par tous moyens

Le désir immodéré de l’argent mène en enfer par la porte du paradis. En Tunisie les canettes étaient indésirables, là-bas on pense au bien-être des consommateurs. Il fallait trouver une belle poubelle où déverser à moindre coût ces déchets.

 Et paf un servant local, cupide, insouciant de la santé de son peuple, a trouvé un bon filon pour augmenter immodérément ses milliards. C’est comme l’affaire du Probo koala en Côte d’Ivoire. Argent facile quand tu nous tient !

Traquer les disciples de OBOUF

Si les canettes sont falsifiées, qu’en est-il du riz, des pâtes, et toute la bouffe dont OBOUF détient le monopole de la distribution? En tout cas semble-t-il que les femmes ont du mal à écraser le jumbo OBOUF, elle le pile maintenant. Ah c’est grave dèh jumbo qu’on écrasait d’une main là !

Le système d’enrichissement de OBOUF n’est pas un système isolé, si on fouille on découvrira que pas mal de gros commerçants nous font bouffer de la merde, excusez-moi je voulais dire de la saloperie.

D’ailleurs au niveau du RU, les étudiants ont découvert des produits périmés. Au niveau de la rue on raconte que certaines vendeuses de riz ou de Dèguè jettent leur slip de trois jours dans la bouffe pour attirer les clients.

Donc quand vous voyez un attroupement d’hommes autour d’un restaurant par terre  dans la rue, qui ne ressemble à rien, il est fort probable qu’ils aient été capturés par cette saleté de trois jours. Bon je rigole hein ! Mais on nous empoisonne de toute part quand même.

Secouer le cocotier pour que plus rien ne soit comme avant

Au-delà de OBOUF, il faut secouer le cocotier, les douaniers ont pris combien pour laisser passer la marchandise périmée ? Et au laboratoire national de santé publique ?  Ce qui est sûr il y a gombo sous canettes périmées. OBOUF n’est pas seul, il a été aidé dans son sale boulot.

Espérons que la justice saura tenir un procès exemplaire. Bon maintenant à chacun de choisir sa bouffe et son breuvage. Vous comprenez pourquoi la bière est mieux. Pas besoin de falsifier la date, elle est bue dès qu’elle est fabriquée et sortie de l’usine, et à la bouteille.

Bon plus rien ne sera comme avant, les OBOUF là, ça c’était le Burkina de Blaise, le Burkina de Zida Michel sera sans canettes périmées. Vivement que la ligue des consommateurs ne reste pas comme avant. Le changement c’est maintenant.

Yelmighan.


« Les sermons du vieux  Yelmigan » est une chronique satirique proposée par un « Observateur » avisé de la société burkinabè. Elle traitera deux fois par mois sur Burkina 24 de sujets liés à la vie de la nation burkinabè. Véritable sermonneur, le Vieux Yelmigan ne prendra pas de gant pour parler à ses fils et ses filles de leurs comportements quotidiens dans la société.  Ame détestant les sermons, s’abstenir donc !

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