Candidature de Djibril Bassolé : “Premier acte du scenario de la réhabilitation du régime Compaoré”

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Ceci est une tribune de H. Sidpawalemda OUÉDRAOGO sur la candidature de Djibrill Bassolé à la présidentielle de 2015.

Il est grand temps que le peuple burkinabè ouvre l’œil, et le bon œil sur le scenario dangereux qui se profile à l’horizon et dont l’objectif est de réhabiliter à terme le régime Compaoré. La première étape de ce scenario est visiblement la mise en orbite de la candidature de Djibril Bassolé aux élections présidentielles, si élection il y a.

Le scenario ci-après n’est pas une pure vue de l’esprit. J’en suis d’autant plus convaincu que ce que j’entrevoyais à travers cette rumeur d’un Djibril Bassolé traitre de Compaoré m’a toujours paru improbable et se confirme au fil des jours.

Le scenario de la mise en orbite de Djibril Bassolé

Il faut qu’on se dise la vérité, lorsque j’ai entendu la rumeur selon laquelle Djibril Bassolé avait trahi Blaise ce qui aurait permis la prise de l’Assemblée nationale et surtout d’éviter le bain de sang, j’ai dit à mes proches et écrit sur les réseaux sociaux que cela était grotesque et que cela ressemblait bien à un scenario qui aboutirait à la mise en orbite de Djibril pour la présidentielle et, in fine, la réhabilitation de Blaise Compaoré. La suite a malheureusement confirmé mes craintes.

Pour tromper l’opinion et la vigilance du peuple insurgé, il fallut lui faire croire que Djibril Bassolé était son sauveur. Celui dont on dit qu’il aurait finalement trahi la personne que le peuple vouait aux gémonies, apparaît subitement comme un héros national. Cette information bruissait partout dans la capitale au moment du départ de Blaise.

Mieux, une fois Blaise parti, son compte tweeter @PF_Compaore dont on sait qui en réalité assure la gestion, n’a cessé d’appuyer et d’amplifier cette rumeur en disant qu’il pardonnait ceux qui l’ont trahi et qu’il avait choisi de démissionner pour éviter le bain de sang. Tout le monde sait pourtant que même au pouvoir la parole de Blaise était rare et qu’il ne tweete pas de lui-même.

C’est le service de communication de Guillaume Soro, puisqu’il faut appeler les choses par leurs noms, qui communique et tweete à sa place. Les plus vigilants sur les réseaux sociaux se rappellent encore ce bugg monumental révélateur, lorsque Soro avait utilisé par mégarde ce compte tweeter @PF_Compaore en lieu et place du sien pour rendre hommage à l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en Chine qui venait de mourir, avant de se raviser pour supprimer ces tweets tout en prétextant que le compte avait fait l’objet d’un piratage.

Par ailleurs, Blaise Compaoré était dans un tel état de choc lié à la perte du pouvoir qu’on peut douter qu’il ait eu encore l’énergie pour se répandre sur tweeter. La preuve, le choc était tel qu’il a dû aller ensuite se soigner au Maroc avant de revenir en belle famille.

Tout cela confirme que ce scenario d’un Djibril Bassolé sauveur du peuple a été bien ourdi, planifié avec le concours d’acteurs internes et externes au Burkina Faso et surtout de Blaise lui-même.

En faisant de Djibril Bassolé le nouvel héros de l’insurrection populaire, le régime Compaoré l’a préparé pour une mise en orbite pour la Présidentielle une fois la tension baissée, à charge pour lui de couvrir les arrières du régime Compaoré afin qu’aucune vérité ne soit sue sur les crimes économiques et de sang, et que les intérêts du clan Compaoré soient sauvegardés. Sinon comment comprendre que celui qu’on accuse de trahison se rende à Yamoussoukro pour rendre visite à celui-là même qu’il aurait trahi ? Si seulement le pardon se faisait aussi simplement…

L’improbable trahison du sécurocrate fidèle parmi les fidèles

Ceux qui connaissent ce régime savent le lien qu’entretiennent Djibril Bassolé et Blaise Compaoré; et il n’est pas envisageable que le premier ait trahi le second. Comme on pourrait le dire vulgairement, ils se sont fait l’un l’autre. Djibril a fait Blaise dans le sens où il a pris fait et cause pour Blaise dans la guéguerre qui a abouti au coup d’état sanglant du 15 octobre 1987.

Il faut rappeler qu’il était le commandant de la compagnie de gendarmerie de Ouagadougou de 1984 à 1987 et c’est par son biais que le soutien de la gendarmerie à Blaise a été total au moment de la rectification. Blaise en retour a fait Djibril Bassolé d’une part en le récompensant comme il se doit puisqu’il en a fait par la suite le chef d’état-major de la gendarmerie, puis son ministre de la sécurité et finalement son ministre des affaires étrangères. C’est avec la bienveillance de Blaise que Djibril a fait de la politique au sein du CDP tout en restant militaire alors même que les textes interdisent aux militaires de faire de la politique, sauf à se mettre en congé de l’armée.

Et si Djibril avait été en congé de l’armée pour être ministre de Compaoré, il n’aurait pas dû continuer à avancer en grade. Pourtant il a été promu comme premier et unique général de gendarmerie au Burkina Faso, en même temps que quatre autres officiers de l’armée nationale burkinabè dont Nabéré Honoré Traoré le 30 décembre 2013. Blaise aurait voulu s’assurer de leur loyauté et leur fidélité qu’il ne s’y serait pas pris autrement dans un contexte où il projetait d’attenter à la Constitution. Quand on l’interroge, il prétend qu’il n’assurait plus de mission de commandement au sein de l’armée depuis longtemps. Nous l’entendons bien, mais on ne peut manquer de se demander quel est l’acte administratif qui en son temps l’autorisait à faire de la politique tout en étant gendarme sans commandement ? Et là-dessus, entre lui et Kima son poulain attitré qui s’échinait ce matin à le défendre sur Horizon FM, il y a du mal à accorder les violons. Quand l’un parle de détachement, l’autre évoque une disponibilité.

Pour le sieur Kima, Djibril Bassolé vient juste de procéder au renouvellement de sa mise en disponibilité. Il parle ensuite de RÉGULARISATION de sa situation, ce qui revient à admettre à mot couvert que le Général Bassolé était en porte-à-faux avec les règles de la République. Par ailleurs, on se demande qu’est-ce qui empêche Djibril Bassolé de DÉMISSIONNER purement et simplement de l’armée, d’autant plus qu’il n’entend pas revenir ? Il y a anguille sous roche et cette duplicité du général ne doit tromper personne.

En fait rien ne change puisque Djibril a toujours fait la politique tout en restant gendarme. Blaise l’a fait général de brigarde et lui, il a en retour a juré fidélité et a tenu jusqu’au bout. Il n’a donc pas trahi et n’entend pas trahir. L’on se rappelle que pour se maintenir à tout prix, Gbagbo avait signé un pacte avec ses généraux leur disant que s’il tombait ceux-ci tomberaient aussi. Dans le cas d’espèce Blaise est tombé mais ne s’avoue pas vaincu, puisqu’il entend mettre en orbite le général Bassolé pour couvrir ses arrières et assurer sa pleine réhabilitation.

Un devoir de mémoire s’impose

On semble aussi oublier le rôle que le même Djibril Bassolé a joué dans la répression des manifestations dans la crise consécutive à l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, en tant que Chef d’État-major de la gendarmerie nationale d’alors (1997 à 1999), puis en tant que Ministre de la sécurité (2000 à 2007).

Ceux des étudiants qui ont été appréhendés par la gendarmerie ou les CRS pourront témoigner des sévices qu’ils ont subis dans l’impunité totale. Comme on dit, la sorcière a tendance à vite oublier, mais les parents de la victime n’oublient jamais. Djibril Bassolé fut parmi les plus grands sécurocrates du régime Compaoré.

Il a travaillé à l’avènement et au maintien du régime Compaoré. D’où vient-il qu’on veuille nous faire croire qu’il a trahi Blaise et qu’il peut incarner le changement souhaitée par la jeunesse ? Je veux bien croire que les gens changent et que de nombreux compagnons et anciens serviteurs de ce régime lui ont tourné le dos ces derniers temps et mériteraient la clémence du peuple. Sauf qu’en l’espèce, ce même Djibril Bassolé s’est assis sur la table du Conseil des ministres qui a vu l’adoption du projet de loi de révision de l’article 37 et a acquiescé sans broncher.

S’il avait fait entendre une voix discordante et sa désapprobation vis-à-vis de ce projet avant sa transmission à l’assemblée, nous aurions pu le croire. Mais il ne s’est jamais désolidarisé de ce projet. Au nom du principe de la collégialité il est solidairement responsable de ce projet et des conséquences qui en ont découlé en termes de victimes.

Il a manifesté sa fidélité au régime de Blaise Compaoré jusqu’au bout et en tant que tel, il porte l’entière responsabilité de la crise et de la mort de nos martyrs. Le respect dû à la mémoire de nos martyrs ainsi que l’application des dispositions de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance aboutiraient à l’inéligibilité de tous les ministres du régime déchu. La loi est dure, mais c’est la loi. On ne saurait délivrer un brevet de respectabilité à si peu de frais à des gens qui se sont rendus coupables ou tout au moins complices d’un attentat à la Constitution et d’une trahison à la patrie. Cela est d’autant plus logique qu’ils avaient tenté de nous faire croire qu’en dehors de Blaise Compaoré, personne au sein et en dehors du CDP n’était capable de diriger ce pays.

D’où vient-il que ces hommes du sérail se découvrent subitement un destin présidentiel et des qualités pour diriger ce pays, si ce n’est pour couvrir les arrières et les intérêts du régime déchu qui ne s’avoue pas vaincu ? Car Blaise est parti mais son système est toujours en place et intact, et il faut surtout craindre, à la suite du professeur Laurent Bado, que le pire reste à venir pour ce pays; ce que nous ne souhaitons point. Et la question somme toute légitime qui se pose est de savoir si les dirigeants de la transition sont au fait de ce stratagème et pire s’ils sont acteurs et parties prenantes de cette stratégie de remise en selle du pouvoir déchu.

En l’espèce il ne s’agit pas d’aimer ou détester les autorités de la transition, notamment le Président Kafando et le PM Zida, mais de juger sur pièce. Certains signes laissent songeur et tout porte à croire qu’ils n’y sont pas totalement étrangers. Comment se fait-il que Bassolé, quelques temps seulement après la fuite de Blaise, s’envola vers le Mali, sans être inquiété ou empêché? Rien sur le plan judiciaire ne permet de situer les responsabilités sur les tueries d’octobre. Il est fort peu probable que cela se fasse avant les élections. Tantie Joséphine a appris à se hâter lentement et les caciques du pouvoir Compaoré dorment tranquilles. Mieux, ils retrouvent leur arrogance d’antan. Et pour Salia SANOU le CDP n’a pas encore perdu le pouvoir et seul Dieu peut le lui retirer. Et s’il se remet à parler ainsi et à narguer ses adversaires, il sait sur quoi il s’appuie. Et la suite du scenario se déroule comme prévu. Blaise rumine sa revanche depuis Abidjan et se rêve désormais d’un destin à la Houphouët-Boigny.

Quand Blaise se rêve d’un destin à la Houphouët-Boigny et le pire pour le Faso

Le scenario de réhabilitation de Blaise emprunte sur certains points à la trajectoire de son parrain Houphouët-Boigny : laisser un pays ingouvernable pour se faire regretter et paraître plus tard comme l’homme de la paix. Ne disait-il pas pour justifier sa volonté de se maintenir qu’il n’a pas envie de s’asseoir et regarder son pays et ses acquis partir en déconfiture.

En mettant en orbite Djibril Bassolé, Blaise sait que cela ne passera pas aux yeux d’une certaine opinion. Et si des mesures nouvelles tendaient à exclure les anciens ministres de son régime de la compétition électorale, ils crieront à l’exclusion et parieront sur une opération de force pour contester cette exclusion.

Vous constaterez que cette éventualité fait déjà courir les partisans du oui au référendum. Ceux qui en viendraient à être exclus seraient tentés d’engager un bras de fer avec les autorités et même à semer le chaos dans le pays pour réclamer l’inclusion et la prise en compte de toutes les candidatures.

On veut faire exactement de Djibril Bassolé une victime de l’après-Compaoré, tout comme Ouattara a paru être une victime de la Côte d’Ivoire post-Houphouët. Ils alerteront l’opinion publique internationale pour faire pression sur les autorités de la transition qui n’en demanderont pas plus pour se débiner.

Ces troubles seront d’autant plus envisageables que la démotivation aura gagné le camp des insurgés d’octobre 2014 et que les disputes entre leaders des organisations de la société civile et même de l’ex-opposition auront fini par ruiner leur capital sympathie. Le CDP aura réussi à remobiliser ses troupes malgré tout et l’assurance d’avoir le soutien même tacite du RSP les convaincra à aller dans l’affrontement.

Et je suis fondé à croire que les élections seront purement et simplement reportés afin de résoudre ce problème. Cela ne peut en être autrement quand on sait que commission e réconciliation et en particulier la sous-commission sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles pourraient rendre son rapport quelques moments avant les élections et que le CNT aura de la difficulté à adopter ces réformes constitutionnelles et électorales qui puissent être immédiatement applicables au présent scrutin, surtout si ces réformes doivent comporter des dispositions polémiques et entrainer des contestations.

Quand on sait que la Charte africaine interdit notamment des changements des règles du jeu un peu avant les élections, la raison risque de changer de camp si on n’y prend garde. C’est maintenant que les changements doivent se faire pas à la veille des élections. Les bourreaux d’hier seraient amenés à se présenter en victimes pour mieux délégitimer les changements envisagés.

Toute action en justice contre ces gens paraitra comme une justice des vainqueurs et une tentative d’exclusion d’un adversaire politique. On risque d’assister à la radicalisation d’une partie des acteurs de la révolution d’octobre à l’image des jeunes patriotes ivoiriens, et cela achèvera d’entamer la crédibilité de notre révolution.

Et nos alliés d’hier au sein de la communauté internationale contre la modification de l’article 37, pourraient entendre les arguments de ceux qui font le jeu de la victimisation. La déception pourrait être telle que certains pourraient être amenés à regretter Blaise ou à envisager son retour d’autant plus qu’il est juste de l’autre côté de la frontière.

Aussi pessimiste que cela puisse paraître, c’est bien cela le dessein lugubre que préparent les partisans de Blaise et de Djibril. Il s’agit en somme de conduire, ni plus ni moins une contre-révolution à l’image de ce qui s’est passé en Égypte et en Tunisie où on a repris les mêmes pour recommencer. Ce scenario est d’autant plus vrai et plausible que M. Bouda, député CNT du CDP lors du débat Controverse sur la RTB disait en substance de laisser l’histoire faire son travail et que le temps dira qui a raison. Cela n’est pas anodin.

Son camp travaille à écrire l’histoire en leur faveur en pariant sur l’essoufflement du mouvement révolutionnaire à long terme. Il nous appartient donc d’ouvrir l’œil pour mettre un terme à une telle éventualité si nous ne voulons pas le regretter. Il appartient ux autorités de la transition de nous prouver qu’ils ne sont pas des acteurs de ce scenario de remise en selle du pouvoir de Blaise Compaoré, en prenant dès maintenant les mesures qui sied, notamment en engageant dès maintenant les actions judiciaires et les modifications législatives.

Il ne faut pas se tromper, Blaise rumine sa vengeance contre tous ceux qui ont été les acteurs de son renversement et frappera par le truchement de ses anciens compagnons. Le parti NAFA n’est qu’une diversion car il ne faut pas douter que le CDP en définitive retiendra Djibril Bassolé comme candidat.

La création de certains micro-partis et mouvements associatifs visent à donner l’impression de la convergence d’une dynamique qui se rallierait au général Bassolé pour légitimer son acception à la présidence. Par ailleurs je suis convaincus qu’en ne prenant qu’une simple disponibilité, Djibril se laisse une marge pour pouvoir plus tard jouer la carte de la démission au moment venu si la fronde anti-militaire est forte. Il pourrait après avoir démissionné, estimé qu’il a fait tellement beaucoup fait de sacrifice que rien ne devrait justifier son exclusion. Mais le peuple insurgé risque fort de ne pas l’entendre de cette oreille. Espérons qu’il soit gagné par la sagesse pour renoncer à cette aventure.

@Sidpawalemda


NDLR : Le titre est de l’auteur

B24 Opinion

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Il y a 39 commentaires

  1. Guibrile basol? doit ?tre. Arr?t?. Traduit devant la justice. Burkinab? pour violation de droits l’homme. Notre constitution interdit. Les militaires de se pr?sente n? oubli? svp

  2. Mon fr?re , nous n’avons pas dis qu’il n’est pas burkinabes mais pour ?tre pr?sident il faut ?tre civil ., et lui devrait demissionner pour ?tre civil au lieu de prendre une disponibilit? de 2 ans pour briguer un mandat de 5 ans ,et s’il est ?lu et que ses 2 ans de dispo finissent que fera t – il ? Vous ne trouvez pas qu’il y a en guise sous roche?

  3. Nous avons besoins de leaders avec la meilleure intension pour commencer(il ve s accrocher a 2 situations comme un singe )..ensuite une vision.
    S il n est pas pret a anticiper sa retraite pour se consacrer a une vie politique il n a Qu a rester Gal pour au moins garder Ces honneurs de militaires.
    Ns voulais des personnel decider et determiner..C est une tournure de notre histoire et l avenir en depend.

  4. Depuis qu’il a dit “qu’il n’est plus militaire il ya longtemp ” mw j’ai compris 2 choses:

    1.il n’etait plus militaire et il continuait a toucher sn salair d militair. imaginez la suite…

    2.il ne demissionne meme pa et il ose dir qu’il n’est plus militaire ya longtemp…

    LA SEULE PHRASE CONTIENT PLUSIEUR CONTRADICTION, SON PROJET EN AURA [email protected]???

  5. Mr pilabre ,contr? sous votre langage ,qui est idiot pour voter un militaire,c est toi ou ton papa qui est idiot ,chacun a le soit de voter qui qu’ il veut ce la d?mocratie ,moi m?me je vote Blaise y a quel probl?me

  6. c’est d?j? mal parti pour lui avec cette tentative de fraude ?lectorale. C’?tait ? priori pr?vu frauder pour passer mais le peuple est vigilant.

  7. Si r?ellement, Bassolet veut devenir pr?sident, pourquoi ne s’est-il pas oppos? ? Blaise dans son projet de modification de l’article 37 ou avait il peur de quelque chose? Lui et le colonel Yacouba n’ont pas honte de sortir aujourd’hui pour ?tre candidats? O? ?taient ils quand les autres s’opposaient ? Blaise.
    Ils sont militaires, mais pas des vrais Hommes car on a vu les vrais avant les dates du 28 29 et 30

  8. H? oui l? encore plan esou? cars les jeunesse Burkinab? aujourd’hui souffre aussi compris une mauvais politique dans un pays personnes na l’abri de leur avenir don? il vons pas faire cadeau au r?gime paradoxe aclui tranche au fonbour d’abidjan pourtan proc?d? 80%cent d bien public d 1987 ans 2014 n’attend pas l?ch? le Burkina facilement alors qu’il doive le faire absolument bref les jeunesse r?volutionnaire doive rest? unis combattre

  9. Attendons de voir.La cour ne peut pas valider la candidature d’un gendarme.Disponibilit? veut dire qu’il est tjrs gendarme.Pourquoi zida ne pouvais pas prende dispo pour etre president?Le peuple n’est pas dupe.Il veut a tout prix gouverner l’ancien regime pour faire revenir Blaise.On est pret a affronter quiconque dans ce pays.La Patrie ou la mort nous vaincrons.

  10. Nous ne pouvons qu’attendre la validation des candidatures pour confirmer la complicit? de Isaac Zida et Michel Kafando, l?, nous pensons que le d?bat ne doit pas ?tre houleux tout simplement parce que la cours constitutionnelle ne peut pas valider la candidature d’un militaire en cong?; le g?n?ral en disponibilit? est toujours militaire parce qu’il n’a pas d?missionn?. Wait ?nd see! La patrie ou la mort nous vaincrons!

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