Transition : La COSTE et Siaka Coulibaly s’insurgent contre les OSC

« La situation de la société civile semble pire que sous l’ancien régime » c’est ce que Siaka Coulibaly a laissé entendre ce samedi 28 mars 2015, face aux hommes de médias au cours d’une conférence de presse de la Coalition pour le suivi de la transition et des élections (COSTE).

Quelques jours après sa démission de la Commission de réconciliation nationale et des réformes, Siaka Coulibaly et la Coalition pour le suivi de la transition et des élections se sont insurgés contre les Organisations de la société civile qu’il qualifie de «RSP (Régiment de sécurité présidentielle)».

Sur la tribune où il était assis dans sa chemise bleue claire rayée, le docteur a exprimé l’opinion de la COSTE sur la situation nationale dans les termes suivants.

Etat de la société civile sous la transition. De l’avis de la COSTE, la situation de la société civile semble « pire » que sous l’ancien régime, du fait de l’activisme de certaines OSC (organisations de la société civile) qui, sous couvert de soutenir la transition, entrent en conflit avec les OSC qui contribuent à la transition par la critique constructive.

La COSTE dénonce la politisation de la société civile et la reprise des mots d’ordres politiciens par des OSC.

Candidature de militaires. La COSTE affirme la nécessité de respecter le droit et les règles constitutionnelles en matière de droits électoraux. Des éventuelles mesures discriminatoires, en période de transition, pourraient conduire à des violences, si des Burkinabè se sentent brimés dans leurs droits.

Toujours en matière électorale, la candidature indépendante est une normalisation non négociable et doit faire l’objet d’une clarification au cours des réformes sur le code électoral, indique la COSTE qui ajoute que la situation générale des militaires doit être traitée par des textes en cours d’étude.

Généralisation de la fraude. La société civile a signalé des enrôlements suspects qui ont permis des interpellations de personnes auteurs d’actes potentiellement frauduleux (possession de 400 actes de naissance par une responsable de parti à Ouahigouya). Ces actes présagent que les partis politiques n’entendent pas observer le fair-play électoral lors des élections d’octobre 2015, pense les animateurs de la conférence de presse.

Commission de réconciliation nationale et des réformes. La COSTE prend acte de l’impuissance de la CRNR après la décision du Conseil Constitutionnel du 30 janvier et appelle les autorités de la transition à initier le plus rapidement possible des solutions afin de répondre à la grande soif de justice manifestée par le peuple burkinabè.

Nominations au Conseil Constitutionnel. La COSTE soutient entièrement la position de la Société Burkinabé de Droit Constitutionnel quant aux irrégularités dans la nomination des membres du Conseil Constitutionnel du 25 mars 2015

Affaire Thomas Sankara. La COSTE félicite les autorités judiciaires pour la réouverture du dossier à travers la nomination d’un procureur militaire, ce qui va permettre la poursuite des investigations.

Affaire OBOUF. L’application de la loi 015 dans cette affaire n’est pas pertinente et s’interprète comme un déni de justice vis-à-vis des consommateurs burkinabè, selon Siaka Coulibaly et ses camarades. La COSTE demande que l’Etat fasse appel de la décision de justice à venir et requalifie l’acte « d’empoisonnement massif » incriminant la société OBOUF. La COSTE propose également la relecture de la loi 015 afin de sanctionner plus durement les actes similaires à ceux d’OBOUF.

La situation des produits déclarés périmés découverts au restaurant universitaire par des étudiants mérite la plus grande attention des autorités sur la sécurité alimentaire au Burkina Faso et la nécessité d’initier une action d’envergure sur les pratiques commerciales frauduleuses, a en outre ajouté l’OSC.

Etats généraux de la justice. Les assises actuelles n’ont pas fait la preuve de leur nécessité, pense la Coste, parce qu’il existe déjà des travaux antérieurs qui ont produit des propositions de réformes pertinentes.

L’urgence, en la matière est d’appliquer les propositions concrètes comme la suppression de la présidence du conseil supérieur de la magistrature par le Chef de l’Etat, en respect du principe de la séparation des pouvoirs, indique Siaka Coulibaly.

Outre ces difficultés relevées par la COSTE, des recommandations ont été faites. Il s’agit, entre autres, selon Siaka Coulibaly de la révision des nominations au Conseil constitutionnel, le respect des règles de la profession de magistrat en matière de nomination, de la création par le gouvernement d’une commission nationale d’investigation sur la qualité des produits de grande consommation et en matière de justice et la relecture de la loi 015 en vue d’un relèvement du niveau de sanction .

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Burkina 24



Rédaction B24

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5 commentaires

  1. Moi je pense que cest vraie Il ya certain osc qui ont des comportement politise pcp ils sont soutenue par des parties politiques mais on les regarded et on les surveilles

  2. Cher frere Siaka Coulibaly,la politique du ventre a prit le dessus dans la democratie africaine.comme dirait l’autre »On peut parler derriere l’argent,mais devant l’argent on peut pas parler.C’est pour vous dire que l’argent a prit le coeur du monde.
    Prends,mange et tais-toi…

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