Grève des chauffeurs routiers : La réaction du ministre des transports

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Suite à la grève de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (URCB), le ministre des infrastructures, du développement et des transports a tenu une conférence de presse ce mardi 31 mars 2015, quelques heures après avoir reçu le mémorandum des manifestants.

[Article mis à jour à 13h30]

« Serein », c’est un ministre des transports qui s’est présenté aux journalistes pour donner sa version des faits concernant la grève de 48 heures des chauffeurs routiers du Burkina.

D’entrée de jeu, Daouada Traoré a laissé entendre que les préoccupations des manifestants ne sont pas étrangères à son département car depuis sa prise de fonction des concertations ont été entreprises avec tous les acteurs de son ministère. «La première rencontre entre mes collaborateurs et l’URCB a eu lieu dans le mois de février. Le 5 avril prochain une autre rencontre doit se tenir » a-t-il dit.

«La baguette du ministre »

Ce matin, 4 points de revendications ont été transmis au ministre Daouda Traoré, devant la direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) par les manifestants.

Ces points de revendications ont trait d’abord à l’application de la convention collective des transports adoptée en 2011 et entrée en vigueur en 2012 ; ensuite à la réduction de la durée et du coût du permis de la catégorie « E », qui est présentement de 150.000 FCFA ; puis de l’opérationnalisation du poste de contrôle juxtaposé de Cinkansé et enfin de l’arrêt des tracasseries routières.

Pour le ministre Traoré, arrivé en rescousse au ministère des infrastructures, du désenclavement et des transports, le premier point de revendication qui est toujours en négociation sera bientôt réglé. «Nous sommes en concertation avec les acteurs sur cette question. Au terme des échanges, nous pourrions exiger la présentation de la carte d’affiliation à la CNSS du chauffeur lors des visites techniques à la CCVA».

Pour ce qui est du deuxième point, des concertations avec le CFTRA (structure de formation pour le permis catégorie « E ») ont été faites pour la réduction des coûts et du temps de formation pour les chauffeurs de catégorie «E».

Concernant le troisième et le quatrième point de la plate forme revendicative, au regard de leur caractère transversal (implication des plusieurs ministère et l’UEMOA) la réflexion sera menée au niveau du gouvernement. « Ces deux point de revendication impliquent plusieurs ministères, nous allons voir avec le gouvernement car c’est aussi une des préoccupations de nos bailleurs de fonds », a conclu le ministre.

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Burkina 24

Rédaction B24

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